CARTE. Aéronautique : 4.500 emplois toujours menacés autour de Toulouse

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Manifestation contre les licenciements à Airbus en juillet dernier.
Manifestation contre les licenciements à Airbus en juillet dernier. (Crédits : Florine Galéron)
Six mois après l'annonce des premiers plans sociaux dans la filière aéronautique toulousaine, La Tribune fait le point grâce à une carte et des infographies interactives. D'après nos informations, 4.500 postes sont toujours menacés en Occitanie Ouest dont 3.700 à Toulouse. Si la menace de licenciements s'éloigne un peu plus chaque jour à Airbus, elle reste une réalité parmi les sous-traitants.

La menace de licenciements s'éloigne à Airbus

Comme La Tribune l'a révélé le 12 octobre dernier, les syndicats d'Airbus ont signé un accord sur le PSE avec des garanties pour viser le zéro licenciement. Le 30 juin, le groupe avait annoncé 4.248 suppressions de postes en FranceAirbus estime qu'il reste 565 postes en jeu à la mi-décembre dans la Ville rose alors que le PSE prévoyait à l'origine 3.378 suppressions d'emplois. Ce chiffre communiqué par la direction ne tient pas compte des congés pour convenance personnelle et des prêts de personnel.

La jauge a pu être réduite grâce à l'APLD (896 postes sauvés) et les aides du Corac pour penser l'avion décarboné (509 postes). Il faut aussi ajouter les départs en retraite (plus d'un millier de personnes) et les autres dispositifs avec des aides à la création d'entreprise ou des départs volontaires (350 salariés concernés). La période de volontariat est étendue jusqu'à fin février. "Le plan d'adaptation est en bonne voie de réussite", se félicite la direction dans un mail adressé aux salariés.

Airbus

Locaux d'Airbus (Crédits : Rémi Benoit).

L'avionneur européen avait également officialisé le lancement d'un PSE touchant sa filiale d'aménagement cabine, Airbus Interiors Services. A l'issue d'un accord signé avec les partenaires sociaux en novembre, l'effectif devrait passer de 130 à 48 salariés, soit 82 suppressions de postes. Les salariés vont bénéficier des mêmes conditions de départ que ceux du siège d'Airbus.

Lire aussi : Airbus taille drastiquement dans sa filiale d'aménagement cabine

ATR : le plan soldé sans licenciement

ATR a annoncé début juillet le PSE qui envisageait à l'origine 186 suppressions d'emplois en France. L'accord signé par les syndicats le 17 décembre écarte tout licenciement économique.

800 postes supprimés chez Akka Technologies

La direction d'Akka Technologies a présenté le 3 décembre un PSE prévoyant 900 suppressions de postes en France dont 800 à Toulouse. 1.150 collaborateurs du groupe d'ingénierie sont actuellement sans mission après l'arrêt de nombreux projets R&D d'Airbus. Le groupe avait choisi la Ville rose pour implanter son centre mondial dédié à l'aéronautique, mais cette activité est en recul de 38% sur le troisième trimestre.

Lire aussi : Aéronautique : plus d'un millier d'emplois menacés chez Akka...

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Commentaires
a écrit le 21/12/2020 à 14:00 :
Inutile de dire que si vos enfants sont en Maths Spé, éviter les écoles d'aéronautique aussi prestigieuses soient-elles (ISAE)
a écrit le 20/12/2020 à 21:39 :
On voit un effet pervers des SSII de type altran/akka/alten (appele marchand de viande dans le milieu). Comme ils ne vont que vendre de l ingenieur a la journee, ils ont un gros probleme dès que airbus ou autre n achetent plus leurs ingés. Et comme ils ne fabriquent rien en propre, ils n ont d autre solution que de licencier plus ou moins proprement. Je suis d ailleurs surpris qu ils soinet oblige de passer par un PSE. En general, pour faire partir les gens, ils les mutaient a paris ou leur demandaient de venir a l agence (pour ne rien faire bien sur). Mais c est sur qu il est difficiel de faire venir 1000 personnes dans des bureaux qui peuvent en contenir 200 max
Réponse de le 20/12/2020 à 23:27 :
Ce que écrivez est exact. Les boîtes de body-shopping que vous signalez (mais il y en a bien d'autres, plus petites) ont toujours été les variables d'ajustement lors des crises. Mais cette fois, c'est différent, beaucoup plus grave, car de nombreuses sociétés industrielles, avec une activité de conception et de fabrication, voire des systémiers normalement donneurs d'ordre de ces boîtes se sous-traitance, sont elles aussi durement touchées et licencient en masse. Les conséquences pour le bassin d'emploi toulousain - trop spécialisé - vont être dramatiques.
a écrit le 20/12/2020 à 10:49 :
EELV et LFI assurent que la transition écologique et énergétique va créer beaucoup plus d'emplois stables et bien rémunérés qu'elle ne va en détruire, et que ceux qui vont perdre leur emploi dans l'aéronautique n'ont aucun soucis à se faire. Je ne vois donc pas où est le problème, LFI et EELV vont créer 5 ou 6000 emplois "verts" sur Toulouse. Dans des secteurs d'avenir comme, euh... bah on sait pas encore, mais LFI et EELV doivent bien le savoir, eux. Enfin, on espère. On attend.
A moins que... ils ne nous aient menti, et que les licenciés soient en fait en majorité de futurs chômeurs de longue durée. .. ? En attendant, Mme Delga, présidente de la région occitanie, également confrontée à la crise du secteur automobile et à la fermeture de l'usine Bosch de Rodez, voit sa région naguère industrielle et prospère se paupériser a la vitesse V, et appelle désespérément à l'aide, après avoir été élue avec les voix de formations politiques hostiles à toute industrie des transports. Quelle indigence intellectuelle...
Réponse de le 21/12/2020 à 14:02 :
Il est de bon ton de revoir le documentaire "Goulag une histoire soviétique" pour bien se faire à l'idée de qui se cache derrière les bobos couleur pastèque.

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