Épargne post-Covid : du crowdfunding citoyen pour relocaliser l'industrie en Occitanie

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L'Occitanie veut mobiliser l'épargne populaire pour relancer son économie, et en faire bénéficier des projets industriels locaux, à travers du crowdfunding.
L'Occitanie veut mobiliser l'épargne populaire pour relancer son économie, et en faire bénéficier des projets industriels locaux, à travers du crowdfunding. (Crédits : Rémi Benoit)
C'est une première en France. Le conseil régional d'Occitanie va s'associer à un opérateur privé pour offrir aux habitants la possibilité d'investir dans des projets industriels régionaux et créateurs d'emplois. Voulant surfer sur le montant de l'épargne populaire record post-Covid, sa présidente Carole Delga mise ainsi sur le financement participatif, aussi appelé crowdfunding. Et avant même l'ouverture de la plateforme en avril, l'élue s'engage sur un taux rémunérateur.

"Mettre en oeuvre une économie citoyenne", voilà la volonté affichée par Carole Delga pour relancer l'économie et l'industrie de la région Occitanie, fragilisée par une crise sanitaire inédite. Et pour ce faire, la présidente socialiste du conseil régional (en quête d'une réélection en juin prochain) veut s'appuyer sur l'épargne citoyenne.

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"Jamais l'épargne populaire n'a aussi été élevée en France, et pourtant, cette épargne n'est pas au service de l'économie réelle. C'est un problème", justifie l'ancienne secrétaire d'État. En visite à Toulouse à la mi-janvier, le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire, avait également appelé "les Français à consommer".

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Et pourquoi ? Selon la Banque de France, à la fin de l'année 2020, l'épargne des Français a atteint un...

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Commentaires
a écrit le 06/02/2021 à 10:38 :
Il existe déjà de très nombreuses plateformes de crowdfunding qui permettent de financer des entreprises, en capital ou en obligations: Wiseed, Raizers, October, Finple, Wesharebonds, Miimosa, pour n'en citer que quelques unes... Elles sont déjà trop nombreuses pour le faible nombre de projets viables sur lesquels on peut raisonnablement investir. Que va apporter de plus cette nouvelle plateforme ? De plus ce genre d'investissement n'est pas à la portée de tous : il ne faut pas se laisser griser par les slogans 'à partir de 50€' : analyser un business case c'est délicat, l'investissement est totalement illiquide, et investir dans les PME non cotées est TRÈS risqué: les défauts sont fréquents et il n'y a AUCUNE garantie sur le capital. A réserver aux investisseurs expérimentés et ayant déjà une certaine surface financière (ceux-là mêmes qui vont inévitablement être mis à contribution pour rembourser la dette Covid... il vaut donc mieux s'ils gardent quelques liquidités pour payer leurs futures hausses d'impôts).
a écrit le 05/02/2021 à 21:56 :
Et si on demandait plutôt aux chinois de financer tout ce qu'ils ont foutu à plat depuis un an, et sans titre de propriété ?
a écrit le 05/02/2021 à 13:08 :
personne ne veut revenir dans votre pays
c'est pas un pb d'argent, c'est un pb de lois et d'environnement economique
avant d'avoir un tas de projets, faut regarder les pbs
je vais pas encore une fois les lister, je prend le dernier
' qui veut revenir en france monter une usine pour se prendre un proces ecocide qui va le mattre en faillite?'
( si vous n'avez pas la reponse, je vous aide: ' personne')
Réponse de le 06/02/2021 à 10:43 :
Vous avez mis le doigt sur LE problème français : on ne peut simultanément hurler contre les entreprises privées, l'industrie, les patrons esclavagistes, les investisseurs requins, les actionnaires vampires, les capitalistes, et en même temps essayer d'attirer les employeurs, leur demander de développer leur outil de production, d'investir, de prendre des risques sur leurs propres deniers, de s'endetter, d'embaucher... il faut faire un choix.

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