Municipales : Jean-Luc Moudenc conserve son écharpe de maire de Toulouse

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Le maire sortant et réélu de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, doit prendre la parole dans quelques minutes.
Le maire sortant et réélu de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, doit prendre la parole dans quelques minutes. (Crédits : Rémi Benoit)
Avec près de 52 % des voix, Jean-Luc Moudenc a été élu maire de Toulouse, dimanche 28 juin, à l'issue du second tour des élections municipales. Soutenu notamment par Les Républicains et La République En Marche, le maire sortant conserve ainsi son écharpe. Néanmoins, sa réélection aura été entachée par une faible participation. Les précisions et les réactions à chaud des deux candidats.

Les électeurs toulousains n'ont pas voulu renverser la table et ont préféré conserver à la tête de leur ville la droite et le centre. Soutenu notamment par Les Républicains, La République En Marche ou encore l'UDI, Jean-Luc Moudenc a été réélu, dimanche 28 juin, maire de Toulouse. À 59 ans, il rest ainsi l'édile de la quatrième plus grande ville de France.

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Selon les retours définitifs dans plus de 230 bureaux (sur 263), il obtient ainsi 51,98%, contre 48,02% pour Antoine Maurice, la tête de liste d'Archipel Citoyen, soutenu notamment par Europe Écologie Les Verts, La France Insoumise et le Parti socialiste.

résultats définitifs municipales 2020

L'hyper-centre de Toulouse a davantage voté pour Antoine Maurice aux élections municipales 2020, lors du second tour, le dimanche 28 juin (source : mairie de Toulouse).

Jean-Luc Moudenc a encore fait mentir les sondages

C'est ainsi une demie-surprise. Il y a encore six mois à Toulouse, tout le monde sans exception s'accordait à dire que Jean-Luc Moudenc serait élu facilement pour un troisième mandat à la tête de la ville. Mais le contexte sanitaire a redistribué les cartes et son adversaire Antoine Maurice a réalisé une campagne sans fausse note notable, prenant même parfois de court Jean-Luc Moudenc, sur le thème de l'économie par exemple.

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Surtout, tous les sondages portant sur le second tour des élections municipales à Toulouse donnaient la tête de liste écologiste devant le maire sortant, dont le sondage exclusif BVA pour La Tribune du 15 juin. Encore une fois, après 2014 face à Pierre Cohen, Jean-Luc Moudenc aura fait mentir les sondages.

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"Toulouse est de tradition rebelle (à propos des sondages, ndlr) (...) Nous n'avons pas été emporté par la vague verte car nous avons un bilan écologiste consistant et des projets réalistes pour continuer la transition écologique de Toulouse. Nous sommes porteurs d'une écologie responsable et pragmatique. Les Toulousains n'aiment pas l'idéologie et Toulouse est une ville de passion et non des extrêmes", a déclaré à 22 heures le candidat réélu, alors que Bordeaux, Lyon ou Strasbourg passent sous la bannière EELV .

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Par ailleurs, pour l'emporter, dans ce contexte sanitaire fragile avec d'importantes incertitudes économiques, Jean-Luc Moudenc, s'est posé plus que jamais en candidat "qui protège les Toulousains" face à "l'extrême gauche", masquant peut-être ses 307 propositions programmatiques aux yeux des Toulousains, mais cela fût suffisant pour empêcher Antoine Maurice de lui "piquer" le Capitole.

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"Le changement n'était pas loin... Je suis fier de ne pas m'être laissé aller à la campagne de caniveaux que nous avons vécu ces dernières semaines et fier d'avoir mené cette liste de rassemblement autour d'un projet social et démocratique. On prend acte du résultat, mais la ville apparaît divisée et fragmentée et ce sera de la responsabilité de Jean-Luc Moudenc d'envoyer des signaux de sa capacité à rassembler après avoir montré dans une campagne sa capacité à stigmatiser et diviser. Peut-être que les sondages positifs ont eu tendance à démobiliser notre camp et que la campagne de peur de mon adversaire a fonctionné... J'entends désormais assumer ma position de leader de l'opposition. Je refuse que Toulouse reste à l'écart de cette vague de la transformation", a déclaré à La Tribune le candidat arrivé en second position à ce scrutin.

Les Toulousains se sont un peu plus mobilisés

Néanmoins, ce scrutin restera entaché par une participation en demi-teinte. Celle-ci est en baisse dans le département de la Haute-Garonne (29,27% à 17 heures contre 45,13% au second tour en 2014) et à Toulouse également.

Dans la Ville rose, les électeurs ont été plus nombreux à se rendre aux urnes le dimanche 28 juin (44,86 %) par rapport au 15 mars dernier, lors du premier tour en plein coeur de l'épidémie (36,66 %). C'est tout de même moins que 2014 et ses 57,62%. Pour mémoire, le sondage exclusif BVA-La Tribune avait estimé la participation à 48%, deux semaines plus tôt, pour ce second tour des élections municipales à Toulouse qui auront été animées.

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Commentaires
a écrit le 29/06/2020 à 15:25 :
Toulouse: bagnole 1, air pur 0

Honte au PS local qui préfère soutenir la LGV plutôt que de rénover les lignes existantes, et a in fine maintenu la droite à la mairie

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