Municipales : la stratégie de Moudenc pour doper l'emploi à Toulouse

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Le candidat aux élections municipales à Toulouse Jean-Luc Moudenc mise sur les grands projets de mobilités pour soutenir l'emploi.
Le candidat aux élections municipales à Toulouse Jean-Luc Moudenc mise sur les grands projets de mobilités pour soutenir l'emploi. (Crédits : Rémi Benoit)
En plus de soutenir le maintien de la ligne d'assemblage à Toulouse de l'Airbus A321 XLR, le maire sortant de Toulouse et candidat à sa réélection, Jean-Luc Moudenc, promet de faire de l'emploi "son combat majeur" sur le prochain mandat. Pour cela, la tête de liste "Aimer Toulouse" aux élections municipales, a exposé jeudi 11 juin sa stratégie pour soutenir l'emploi sur la métropole de Toulouse. Les détails.

"Notre combat majeur du prochain mandat sera l'emploi", avait-il annoncé le 3 juin lors de sa première conférence de presse, dans le cadre du second tour des élections municipales. Alors, le maire sortant de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, a profité d'une visite dans le quartier de Montaudran jeudi 11 juin, pour présenter plus en détails les moyens qu'il consacrera à ce combat s'il est réélu le 28 juin.

"Je veux être un maire qui protège les Toulousains à l'heure où règne des incertitudes sur notre économie et nos emplois. Notre projet, c'est 307 propositions précises et concrètes que peuvent consulter les Toulousains. Parmi elles, les grands projets de mobilité constituent de formidables leviers pour maintenir et créer de l'emploi sur notre territoire", explique le candidat soutenu notamment par Les Républicains et La République en Marche.

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La troisième ligne de métro créatrice d'emplois

En l'occurrence, Jean-Luc fait référence à l'un de ses principaux arguments de campagne, à savoir la réalisation de la troisième ligne de métro, un projet sur lequel il s'était initialement engagé lors de la campagne électorale de 2014. Pour mémoire, la troisième ligne de métro de Toulouse de 27 kilomètres comportera 21 stations, contre un budget de 2,7 milliards d'euros, et "elle permettra de retirer 90 000 voitures du trafic quotidien".

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"Le projet est prêt, il reste quelques étapes à franchir (les appels d'offres pour le matériel système notamment, ndlr), mais il ne faudra pas perdre de temps. Le chantier de cette future ligne de métro représentera un total de 23 500 emplois sur sa durée. Ceux qui veulent la retarder devront assumer de retarder le maintien ou la création de ces nombreux emplois", lâche Jean-Luc Moudenc.

Une allusion à des propos tenus un peu plus tôt dans la journée par son adversaire, l'écologiste Antoine Maurice à la tête de la liste Archipel Citoyen qui, au cours d'une conférence de presse à fait savoir qu'il "gardera le projet de troisième ligne de métro", tout en affirmant que le calendrier annoncé par le maire sortant n'est "pas tenable". Pour le moment, Tisséo prévoit une livraison de cette nouvelle infrastructure fin 2025 voire début 2026. Mais en raison du contexte sanitaire, et de la chute des recettes des collectivités locales qu'elle engendre, cette projection semble désormais impossible à tenir.

"Oui, le calendrier de la troisième ligne de métro est sujet à débat. Cette crise que personne n'a vu venir pose des questions et personne n'est capable aujourd'hui d'estimer de manière sérieuse les conséquences financières de cette crise sur les collectivités. C'est pour ça que nous comptons sur l'État pour nous accompagner et il a fait savoir qu'il serait à nos côtés", détaille le candidat à sa réélection.

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L'investissement routier et la LGV aussi au soutien de l'emploi

Par ailleurs, pour soutenir l'emploi sur la métropole, le candidat Moudenc compte mener à bien un projet enclencher lors du mandat qui est sur le point de s'achever, à savoir le Plan d'aménagement des routes métropolitaines (PARM), pour une somme totale de 1,9 milliards d'euros d'investissements.

"Grâce à une longue concertation avec tous les maires de la Métropole, nous avons identifié 305 projets d'aménagement à réaliser, mais 15 ont été distingués comme prioritaires. Ce plan d'investissement routiers doit permettre de faciliter les déplacements dans Toulouse. Ce seront des routes innovantes, avec une place réservée aux transports en commun et un itinéraire cyclable sécurisé. Contrairement à nos adversaires, nous n'adhérons pas à l'idéologie anti-bagnole", justifie-t-il.

Surtout, ces travaux, dont "une bonne partie sera réalisée avant 2026", permettront d'assurer le maintien de 1 200 emplois chaque année selon les estimations. Tout comme la Ligne à grande vitesse (LGV) Toulouse-Bordeaux, dont son chantier devrait permettre la création de 5 000 emplois, d'après Jean-Louis Chauzy, le président d'EuroSud Team, qui milite pour la réalisation de celle-ci.

"Nous serons reliés à un réseau national et européen, qui sera synonyme d'attractivité et de développement économique pour notre territoire. Nous savons que c'est un dossier qui sera mis de côté par Archipel Citoyen", prévient Jean-Luc Moudenc.

Pour justifier cette position anti-LGV, Antoine Maurice explique vouloir se concentrer sur la création d'un réseau RER toulousain et surtout, le candidat dit vouloir éviter une fiscalité nouvelle et supplémentaire pour les acteurs économiques pour financer ce projet.

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