Municipales : à Cugnaux, Moudenc insiste sur le besoin en investissements routiers

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Jean-Luc Moudenc était aux côtés de Marie-Hélène Roure, tous deux candidats aux élections municipales 2020, afin de la soutenir dans sa quête de la mairie de Cugnaux.
Jean-Luc Moudenc était aux côtés de Marie-Hélène Roure, tous deux candidats aux élections municipales 2020, afin de la soutenir dans sa quête de la mairie de Cugnaux. (Crédits : Rémi Benoit)
Le maire sortant et candidat aux élections municipales à Toulouse, Jean-Luc Moudenc, était en visite à Cugnaux mercredi 24 juin. En plus de soutenir la candidate de sa majorité métropolitaine confrontée à une liste soutenue par Archipel Citoyen, le candidat d'Aimer Toulouse en a profité pour rappeler l'importance des investissements routiers, dont celui du Boulevard urbain du canal de Saint-Martory. Les précisions.

À Cugnaux, au sud-ouest de la Ville rose, c'est un mini-match à la toulousaine qui se joue aux élections municipales et qui connaîtra son dénouement dimanche 28 juin. Quatre listes sont présentes dans ce second tour, dont trois se tiennent dans un mouchoir de poche et parmi elles, se trouve la liste "Cap Citoyen" soutenue par la liste Archipel Citoyen d'Antoine Maurice, face à la liste de la municipalité sortante "Cugnaux Ensemble" menée par Marie-Hélène Roure.

Cette dernière a reçu, mercredi 24 juin, la visite et le soutien du maire sortant de Toulouse et président de la Métropole, Jean-Luc Moudenc, car le dépouillement s'annonce serré et les débats tournent principalement autour d'un projet : le boulevard urbain du canal Saint-Martory. La municipalité sortante est pour cet aménagement routier, contrairement à ses adversaires soutenus par le candidat écologiste toulousain qui y sont opposés. L'occasion pour Jean-Luc Moudenc de continuer le match "à distance" avec son challenger.

"La situation à Cugnaux est identique à celle de Toulouse (à propos des élections municipales, ndlr), avec face à nous des listes avec des éléments de l'extrême gauche et qui sont très largement inexpérimentées. Il y aura des décisions difficiles à prendre à la veille de la crise sociale et économique qui s'annonce et il faudra donc que les élus soient opérationnels tout de suite pour lancer des projets prévus de longue date, dont ceux concernant particulièrement la mobilité", lance Jean-Luc Moudenc.

Bus, voitures, vélos, piétons...

L'édile fait en l'occurrence allusion à ce Boulevard urbain du Canal de Saint-Martory, un projet routier dans les cartons depuis des années. Pour le moment, celui-ci se résume dans les faits à une voie dédiée aux bus dans les deux sens et à une piste cyclable, financées par le Conseil départemental de Haute-Garonne avant que la voirie sur le territoire métropolitain ne devienne une compétence de Toulouse Métropole en 2017.

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Une voie dédiée aux bus qui se sera bientôt accompagnée d'une voie dédiée aux véhicules (Crédits : Rémi Benoit).

L'aménagement supplémentaire envisagé par la municipalité sortante est d'y ajouter une voie à double sens dédiée aux véhicules pour désengorger la ville de Cugnaux et le quartier Saint-Simon de Toulouse, victimes d'embouteillages importants aux heures de pointes.

"Même si nous sommes pour les modes doux et alternatifs, un bon nombre de Toulousains ont besoin de leur voiture pour se déplacer et aller au travail. Nous ne sommes pas dans la vision dogmatique de nos adversaires qui consistent à faire croire que sans investissement routier les habitants laisseront leurs voitures au garage, c'est faux. Au contraire, sans aménagement routier programmé, cela engendrera des bouchons et de la pollution supplémentaire", critique la tête de liste "Aimer Toulouse".

Un projet à 65 millions d'euros

Le projet métropolitain de Jean-Luc Moudenc est de réaliser ces "routes nouvelles" comme il les surnomme en consacrant sur un même axe une voie pour les voitures, une autre pour les transports en commun, une sécurisée pour les vélos et une dédiée aux piétons. C'est dans ce sens que sur la mandature qui s'achève les 37 maires des communes de Toulouse Métropole ont planché sur un PARM (Plan d'aménagement routier métropolitain, soit 1,9 milliards d'euros d'investissements routiers). Ainsi, les élus ont identifié 305 potentiels aménagements routiers à réaliser, dont 15 jugés prioritaires et parmi eux, trois doivent être prochainement enclenchés dont le Boulevard urbain du Canal Saint-Martory.

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"À Cugnaux, notre volonté est de travailler main dans la main avec Toulouse Métropole, notamment sur ce projet en particulier. Il faut travailler dessus de manière à protéger les quartiers et éviter ainsi que la ville ne soit coupée en deux. Surtout, c'est un aménagement qui va soutenir l'activité économique de notre territoire en reliant efficacement la zone de Francazal, qui abrite déjà plus de 450 emplois et dont nous en attendons à terme 1 200 emplois. Il est nécessaire si nous voulons attirer des entreprises à Francazal", estime la candidate Marie-Hélène Roure.

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Au-delà de ce pôle économique prometteur sur les mobilités autonomes et intelligentes, ce nouvel axe routier, équipé de parkings relais, permettra de relier de manière rapide la gare ferroviaire de Portet-sur-Garonne et de rejeter directement le trafic automobile sur l'A64. Au total, ce Boulevard urbain du Canal de Saint-Martory coûtera 50 millions d'euros à la Métropole et 15 au Conseil Départemental, sans compter que cette opération s'accompagnera d'une requalification du boulevard Eisenhower vers la rocade Arc-en-Ciel de 10 millions d'euros.

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