Municipales : Nadia Pellefigue avance seule, sans attendre l'union des gauches

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Nadia Pellefigue peut-elle rassembler toute la gauche derrière elle ?
Nadia Pellefigue peut-elle rassembler toute la gauche derrière elle ? (Crédits : Rémi Benoit)
Pour sa rentrée politique, Nadia Pellefigue qui est soutenue par le PS et le PRG, s'est montrée offensive et très critique à l'égard de certains. La candidate aux élections municipales à Toulouse et fondatrice de UNE a développé certaines de ses ambitions comme la gratuité des transports en commun, l'encadrement des loyers ou encore la votation citoyenne.

"Je suis très en forme et ma détermination est totale". C'est ainsi que la candidate UNE-PS-PRG, Nadia Pellefigue, a fait sa rentrée politique, mercredi 11 septembre. Celle qui est aussi vice-présidente de la Région Occitanie en charge notamment du Développement économique affirme d'ailleurs qu'un départ de son poste pour s'investir davantage dans la campagne "n'est pas d'actualité". Néanmoins, avec son mouvement UNE et ses soutiens du Parti socialiste et du Parti radical de gauche, l'été a été "bénéfique" et "studieux".

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"Après la tenue de nos 27 ateliers, nous avons continué à travailler depuis le début de cet été. Nous avons commencé à rencontrer les associations, notamment celles en charge des mobilités, confronter nos propositions aux avis d'experts reconnus et nous avons poursuivi nos rencontres avec les Toulousains", a fait savoir Nadia Pellefigue.

Ainsi, devant la presse, elle a pu détailler certaines de ses ambitions pour la ville de Toulouse comme l'encadrement des loyers (à l'étude aujourd'hui par la majorité actuelle), le renforcement du rôle du maire de quartier, des votations citoyennes pour les grands sujets qui concernent la ville et surtout, elle a évoqué une éventuelle gratuité des transports en commun le jour des pics de pollution à Toulouse et dans sa métropole.

 "Cette année, Toulouse a connu pas moins de 17 jours de pic de pollution sans même parfois que la population en soit informée. Lors de ces épisodes, il n'y a d'ailleurs aucune mesure qui a été prise... À Paris, par exemple, il y a une gratuité des transports qui est instaurée dans ces situations (...) Nous travaillons sur cette option et nous sommes convaincus qu'il y a des gratuités immédiates à mettre en œuvre", assure-t-elle.

La troisième ligne de métro  "pas réalisable"

À propos des mobilités toulousaines, l'avenir de la future troisième ligne de métro a également été abordé. Pour rappel, ce projet estimé à 2,7 milliards d'euros prévoit de relier d'ici à fin 2025 les principaux centres d'activité économique, notamment les sites d'Airbus, en reliant Labège à Colomiers. Néanmoins, quelques incertitudes entourent son financement et Nadia Pellefigue n'a pas manqué de les souligner.

"Il ne faut pas arrêter des projets qui sont lancés. Mais pour ce qui est de la troisième ligne de métro rien n'est encore réalisé et rien n'est encore réalisable sur le papier en l'état actuel".

Quelques minutes auparavant, la vice-présidente de Région a évoqué un manque de respect à l'égard des Toulousains à propos de cette situation.

"Les Toulousains ne sont pas respectés et Toulouse n'est pas respectée quand on voit que nous ne savons pas comment nous allons financer cette troisième ligne de métro. Mais dans le même temps, à Paris, le Grand Paris Express (projet parisien qui consiste à construire plusieurs lignes de métro et à rénover certaines, ndlr) bénéficie lui de 33 milliards d'euros de financements de l'État. Cela montre bien que les amitiés des grands responsables de la ville avec certains (le maire sortant Jean-Luc Moudenc est un proche d'Édouard Philippe, le Premier ministre, ndlr) ne servent pas à financer nos projets".

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Elle veut être tête de liste

Ne manquant pas de piquant, Nadia Pellefigue s'est également montrée critique à l'égard du processus de désignation de la liste du mouvement toulousain Archipel Citoyen. Ce mouvement souhaite établir une liste composée d'un tiers de citoyens tirés au sort, un tiers de candidats plébiscités sur leur plateforme en ligne et un dernier tiers de candidats qui auront obtenu la majorité des suffrages sur cette même plateforme (c'est dans cette catégorie qu'entreraient les militants des partis qui ont rejoint Archipel Citoyen comme Romain Cujives ou encore Antoine Maurice, ndlr).

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"Je ne trouve pas honnête que des partis politiques composent et soutiennent une liste qui se présente comme citoyenne (...) Au final, cette initiative est une agrégation de campagnes individuelles pour récolter des votes (...) Quand je rencontre des Toulousains dans la rue, ils me demandent ce que je vais faire contre le manque de places en crèche par exemple et non pas quel est le mode de désignation de ma liste citoyenne", a lancé la fondatrice de UNE, affirmant qu'elle assumait de "vouloir être en première ligne" et donc tête de liste.

Malgré tout, la réunion du 6 septembre entre toutes les forces de la gauche toulousaine pour tenter de ne faire qu'une seule liste le 15 mars 2020, lors du premier tour du scrutin, a abouti à la conclusion que le temps de ces réunions était dépassé et qu'il fallait changer la méthode pour faire ce rassemblement. Ainsi, jusqu'à la fin du mois d'octobre, trois groupes de travail réunissant tous les partis vont travailler chacun sur une des questions suivantes : le mécanisme de création d'une liste commune, l'organisation d'une grande réunion publique en octobre et sur l'élaboration d'un programme commun.

"Je défendrai jusqu'au bout cette logique de rassemblement des partis, qui est souhaitable dès le premier tour et dans ce sens, le dialogue est permanent entre nous tous", a précisé Nadia Pellefigue.

Néanmoins, quelques instants auparavant, la candidate a fait savoir qu'elle "ne croyait pas à la juxtaposition des logos partisans car cela c'était le temps d'avant". Même si sur son dossier de presse figurent bien les logos du PS, du PRG et de UNE.

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