Municipales 2020 : le Parti Socialiste 31 continue de se fissurer

 |   |  518  mots
Une guerre interne vient d'éclater au sein du parti de la rose.
Une guerre interne vient d'éclater au sein du parti de la rose. (Crédits : Rémi Benoit)
Réuni mardi 4 juin, le conseil fédéral départemental du Parti Socialiste a modifié le mode de désignation de son candidat pour les prochaines municipales. L'un des candidats à cette investiture, Romain Cujives, parle de "procédure abracadabrantesque" qui va à l'encontre des statuts de cette famille politique. Surtout, il ne participera pas à ce vote et n'exclut aucune option pour la suite de la campagne.

"Quand la maison commune est abîmée, on n'enlève pas les fondations, sinon c'est l'effondrement". Ces mots sont prononcés par Romain Cujives, le conseiller municipal du Parti Socialiste et candidat à l'investiture du parti pour les élections municipales de mars 2020 à Toulouse. Ce dernier regrette que son parti, dont le conseil fédéral départemental s'est réuni mardi 4 juin, ait changé le mode de désignation de la tête de liste pour le prochain scrutin communal "en dépit des statuts".

Sur 82 votants, les trois-quarts ont approuvé (trois contre et six abstentions) le nouveau mode de désignation suivant : les militants de toute la métropole toulousaine sont invités à voter le 29 juin pour désigner leur chef de file en vue des prochaines municipales. Or, les statuts du parti disent très clairement que la tête de liste pour ces élections doit être choisie par les militants de Toulouse uniquement.

"Cela n'est fait que pour une seule raison. D'après moi, si les statuts étaient respectés je serais désigné par les militants socialistes toulousains tête de liste pour les municipales. C'est ce que craint l'appareil socialiste local", a lancé Romain Cujives qui a convoqué la presse jeudi 6 juin pour réagir à cette annonce, avant d'ajouter : "C'est la seule fois que je prendrai la parole sur cette affaire".

Parlant de "procédure abracadabrantesque", il a notamment fait part de son intention de ne pas participer à ce vote dans un peu plus de trois semaines. Par ailleurs, il compte prochainement réunir tous ses soutiens "pour décider de la suite". Un retrait définitif de sa candidature ? Une liste hors parti ? Une procédure de contestation en interne ? Seul l'avenir le dira.

Lire aussi : Municipales 2020 : la difficile recomposition de la gauche toulousaine (1/3)

Ce n'est pas une tête de liste qui sera nommée

Sans le dire clairement, il estime que ce mode de scrutin interne va favoriser la désignation comme chef de file socialiste du duo Nadia Pellefigue - Claude Raynal. Une idée de ticket qui avait été évoquée pour la première fois publiquement par le président socialiste du Département de Haute-Garonne, Georges Méric, lors de sa participation à une matinale organisée par La Tribune.

"Il n'y a aucun changement de statut. C'est simplement une décision politique qui doit permettre la désignation d'un chef de file et non d'une tête de liste, qui devra travailler dès son élection au rassemblement des forces de gauche pour les prochaines élections municipales. Il n'est pas dit que notre chef de file soit la tête de liste d'une liste des forces de gauche. Nous respectons donc les statuts actuellement en vigueur", répond Sébastien Vincini, le premier secrétaire du Parti Socialiste 31.

Surtout, pour lui, il est normal que ce soit les militants métropolitains qui votent pour désigner ce chef de file car "90 % voire 95 % des compétences sont aujourd'hui gérées par Toulouse Métropole et non la Vil"

Lire aussi : Municipales 2020 : quel maire veulent les Toulousains ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :