Baisse de rideau pour la Bosch de Rodez, après l'usine Bridgestone de Béthune ? Enquête.

 |  | 1365 mots
Lecture 7 min.
Pour combien de temps encore le logo Bosch décorera ce bâtiment dans la banlieue de Rodez ?
Pour combien de temps encore le logo Bosch décorera ce bâtiment dans la banlieue de Rodez ? (Crédits : Pierrick Merlet)
ENQUÊTE. La présence du groupe allemand Bosch, à Rodez, n'est-elle encore l'histoire que de quelques mois seulement ? C'est en tout cas la crainte des syndicats du site, spécialisé dans les injecteurs pour moteur diesel, et ses 1.200 équivalents temps plein. Face à la chute du marché, à laquelle est venue s'ajouter la crise sanitaire, l'équipementier allemand ne cache pas la nécessité "d'ajustements" de ses capacités de production en Europe. Pour sauver l'usine, seuls des engagements de diversification d'activité comme promis dans un accord signé en 2018 entre les syndicats et la direction pourraient changer la situation. Mais cette mission patine et les élus locaux se divisent sans se cacher sur le sujet. Enquête.

À dix-huit mois de la prochaine élection présidentielle, est-ce un nouveau dossier social sensible qui arrive sur le bureau d'Emmanuel Macron ? Après la fermeture annoncée de l'usine Bridgestone à Béthune (Pas-de-Calais), un autre site industriel pourrait connaître un sort similaire dans les prochains mois.

"Lors d'un comité social et économique, du 5 novembre, la direction du groupe a fait savoir son intention de réduire les coûts. Pour la première fois, il a clairement été évoqué le scénario d'une fermeture du site industriel de Bosch à Rodez. Jusqu'à présent, cela s'arrêtait à des réductions d'effectifs", s'inquiète Cédric Belledent, délégué syndical chez Sud et membre de l'intersyndicale.

Cette usine ruthénoise, qui emploie aujourd'hui 1.200 équivalents temps plein, est frappée de plein fouet par la chute de la vente de voitures diesel neuves en France et dans le monde ces dernières années. Pour en arriver à une telle situation, celle qui n'est autre que le premier employeur privé dans l'Aveyron est spécialisée (uniquement) dans la fabrication d'injecteurs pour moteur diesel. Selon nos informations, confirmées par la direction du site, un plan de départs à la retraite anticipés va être activé, causant ainsi le départ de près de 150 personnes d'ici avril 2021. Est-ce une première étape vers la fermeture de "La Bosch" de Rodez, comme elle est surnommée dans ses environs ?

"D'autres signes montrent que nous nous dirigeons vers ce scénario. Tout d'abord, tout un atelier de production a été vidé de ses machines, sans justification franche de la part de la direction du site. De plus, nous sommes loin des...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 24/11/2020 à 8:16 :
Les joies de la transition écologique version française.
a écrit le 24/11/2020 à 4:47 :
Ce site est condamne pour une simple raison. La construction outre-Rhin d'une usine de batteries partagee entre la Chine et l'Allemagne.
Les injecteurs diesel c'est termine.
Le depecage continue. Vive l'europe.
a écrit le 23/11/2020 à 17:45 :
La monoculture bien que rentable porte en son sein sa propre fin, ils ont tout de même eu le temps depuis environ 10 ans de savoir que le mazout était un carburant destiné à disparaitre, et 10 ans je suis économe, moi j'ai oublié ce fumeux truc depuis le début des années 2000 et passé en 2010 au gpl, carburant sans odeur, ni fumées et même moins coûteux à l'usage. Le gouvernement de l'époque vous a bien piégés.
Comme d'habitude si un groupe allemand a des soucis c'est l'usine française qui trinque.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :