Rodez : du changement à la tête de l'usine Bosch

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L'usine Bosch de Rodez va-t-elle survivre à la chute du marché du diesel ?
L'usine Bosch de Rodez va-t-elle survivre à la chute du marché du diesel ? (Crédits : Pierrick Merlet)
Dans un contexte social compliqué pour les 1 500 salariés de l'usine Bosch de Rodez, de nouveaux dirigeants arrivent à sa tête. En raison du départ à la retraite du directeur de l'usine, un duo reprend la direction afin "d'assurer une continuité".

Surnommée "La Bosch" par son importance pour le territoire avec 1 500 salariés et 8 000 emplois indirects, l'usine Bosch de Rodez (Aveyron) va connaître un changement de direction cet été. À partir du 1er juillet, en raison du départ à le retraite du directeur du site Olivier Pasquesoone, ce dernier sera remplacé par Patrick Meillaud, le directeur économique de l'usine depuis 2010.

"Patrick Meillaud continuera d'exercer ses fonctions de directeur économique. Lui seront rattachées les fonctions de Chef d'établissement avec la responsabilité du département des Ressources Humaines", annonce le groupe allemand dans un communiqué.

Pour l'épauler dans ses nouvelles fonctions, il sera accompagné de Vincent Dittly qui occupera les fonctions de directeur technique. "Cette organisation bicéphale permettra d'assurer une continuité", ajoute Bosch. En effet, le futur directeur technique connaît bien le site ruthénois car il y était responsable du département des injecteurs Common Rail de 2006 à 2016, avant de prendre la direction du site de Vendôme de 2016 à aujourd'hui.

Une diversification à mener

Néanmoins, ce nouveau duo aura fort à faire, à savoir assurer la pérennité de ce site industriel menacé depuis des années par la chute du marché du diesel en France et en Europe. D'ailleurs, l'une des deux lignes de production d'injecteurs pour moteur diesel, spécialité du site, va s'arrêter et 300 emplois sont donc menacés par sa fermeture, voire plus si le nombre d'immatriculations en diesel ne cesse de chuter...

Lire aussi : Enquête : Rodez redoute la fermeture de "La Bosch"

Des pistes de diversification sont actuellement étudiées par une cellule de réflexion industrielle en interne composée de 25 personnes. Parmi elles figurent l'aéronautique, l'hydrogène, l'horlogerie, le véhicule intelligent, l'internalisation de pièces dont la production est actuellement sous-traitée par l'Allemand et une société de service industriel. Selon les syndicats, seuls 150 emplois sur les 300 menacés seront maintenus après 2021, avec ces possibles diversifications.

Mais récemment, une vingtaine d'emplois supplémentaires sont venus se rajouter aux 150 qui seraient sauvegardés grâce à l'obtention d'un contrat d'insourcing, c'est-à-dire la production de pièces en interne qui étaient jusqu'à présent achetées en externe. Cette diversification devrait représenter deux millions de pièces produites par an — des barres de torsion —dont la production débuter débuter d'ici un an.

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