Francazal : comment ce site militaire est devenu une terre d'innovation

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4000 mouvements d'avions ont été comptabilisés sur l'aéroport de Francazal en 2017.
4000 mouvements d'avions ont été comptabilisés sur l'aéroport de Francazal en 2017. (Crédits : Rémi Benoit)
Autrefois base militaire, la zone aéroportuaire de Francazal située au Sud-Ouest de Toulouse a connu de multiples rebondissements dans son utilisation ces dernières années. Désormais, tous les acteurs locaux veulent que le site devienne une référence mondiale en terme d’innovation en y accueillant des startups qui planchent sur les mobilités de demain. Retour sur l’histoire de l’aéroport de Francazal.

Née en 1911, "la base aérienne de Francazal a été la première à voir le jour en France", commente le maire de Cugnaux élu lors des dernières élections municipales, Alain Chaléon. Le site, qui s'étend sur 280 hectares, est à cheval sur les communes de Cugnaux, Portet-sur-Garonne et Toulouse.

L'aérodrome toulousain devient en 1934 une base militaire, identifiée comme étant la base aérienne 101 Toulouse-Francazal. Elle conservera ce statut jusqu'à la fin des années 2000. En effet, à l'été 2008, le gouvernement de l'époque présente une réforme de la carte militaire, dans laquelle il est prévu que la "BA 101" soit dissoute. Ce qui sera chose faite au 1er septembre 2009.

Après cette annonce choc, la population, les entreprises et les élus locaux se demandent alors que vont devenir ces centaines d'hectares de terrains et de hangars détenus par l'État. L'ancienne base militaire va-t-elle devenir tout simplement une friche ? Les terrains vont-ils être cédés à des investisseurs privés pour mettre sur pied un projet immobilier ou hôtelier ? Francazal doit-il devenir un aéroport civil ? "À l'époque, dans une ville comme Toulouse en recherche constante de foncier, cet espace présentait un...

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Commentaires
a écrit le 03/02/2018 à 11:36 :
Précision historique :
Roger Morin et son Mécanicien Malgras ont effectué des vols avec un monoplan Blériot entre le 23 et le 25 novembre 1911 sur sur un espace du lieu dit Franc-Cazals. En 1921 cette zone devient la première halte aérienne civile toulousaine sur décision du sous secrétaire d’état à l’aéronautique et au transport. Le 14 juillet 1935, sur les Champs Elysées, le président Lebrun remet au Colonel Philippe Escudier le drapeau de la BA 101, première base aérienne militaire de la toute nouvelle armée de l’Air. Le 1er septembre 2009 son dernier commandant, le Colonel Denis Le Meur, rendait ce drapeau dans le sens le plus ultime d’une symbolique à laquelle chacun doit le respect. LFBF redevenait alors officiellement terrain d’aviation civil, dédié à l’industrie de l’aéronautique et d'affaires en janvier 2011.
a écrit le 01/02/2018 à 12:37 :
A l'origine l'actionnariat était détenu à 51 % par SNC Lavalin, 39 % par l'aéroport Toulouse-Blagnac et 10 % par la CCI. Y aurait-il eu un changement depuis ?
A moins qu'il ne s'agisse d'une coquille, ce que laisse supposer la somme des participations à 102%.
Cordialement

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