Aéronautique : Delga (déjà) en visite chez Satys pour démarrer son mandat et parler formation

Quelques heures après sa victoire aux élections régionales, Carole Delga s'est rendue dans les locaux de Satys, un industriel de la filière aéronautique. L'occasion pour elle de rappeler ses engagements envers la filière notamment sur les thèmes de la formation et de l'innovation. Les détails.

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Carole Delga a visité l'entreprise Satys, à Blagnac, lundi 28 juin.
Carole Delga a visité l'entreprise Satys, à Blagnac, lundi 28 juin. (Crédits : Pierrick Merlet)

À peine arrivée, elle a eu le droit à une haie d'honneur et des applaudissements. Moins de 24 heures après sa réélection, à l'issue des élections régionales en Occitanie, la socialiste Carole Delga a tenu à se rendre au sein de l'entreprise Satys, installée à Blagnac.

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"Au lendemain de mon élection, c'était important pour moi de visiter une entreprise de l'aéronautique et qui innove. La région sera bien sûr au soutien de l'aéronautique et de l'innovation durant ces prochaines années", a justifié la présidente réélue du conseil régional.

Par ailleurs, son entourage a choisi cette entreprise pour "sa résilience". Notamment spécialisée dans la peinture des aéronefs, cette société a fait le choix de ne procéder à aucun plan social. Plutôt, il a été demandé un effort  aux 1.000 salariés en France, dont 400 à Toulouse, à travers notamment un plan de départs volontaires.

Un problème d'effectifs dans l'aéronautique ?

Alors que la reprise semble très progressivement se profiler dans l'industrie aéronautique, "c'est très important pour nous d'avoir une présidente qui aime l'aéronautique", souligne Christophe Cador, le président de Satys. À Toulouse, celui-ci dispose de cinq salles de peinture, exploitées aujourd'hui à 50%, que le dirigeant compte remplir avec une nouvelle activité.

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"Nous utilisons désormais nos salles aussi pour de la repeinture d'avion et non plus seulement d'avions neufs. Historiquement, la repeinture des avions en service se trouve en Angleterre et en Irlande, du fait d'une flexibilité du travail plus avantageuse. Nous, on veut piquer ce business aux Anglais pour la rapatrier en France", explique Christophe Cador.

Seulement, en cas de montée des cadences sur la peinture aéronautique, le dirigeant toulousain et président de l'association Tompasse a fait part de ses craintes en matière de manque de main-d'oeuvre à la présidente du conseil régional.

"Au-delà de la filière aéronautique, pour laquelle il est important de garder ses talents même dans cette période moins productive, il y a aussi ce problème dans la filière de l'hôtellerie-restauration. J'ai partagé auprès du Premier ministre hier soir (dimanche 27 juin, ndlr) que nous devions très rapidement nous mettre en mode commando sur cette question de la formation", a fait savoir Carole Delga, qui milite également pour inclure un acteur du monde économique dans tous les lycées pour donner une nouvelle impulsion à la question de l'orientation dans les établissements scolaires.

Technocampus sur l'hydrogène à Toulouse

Pour ce faire, l'élue régionale compte notamment utiliser le PIC, le plan (régional) d'investissement pour les compétences. "Nous devons réajuster les priorités de formation car nous n'avions pas prévu des fuites dans certains métiers", ajoute-t-elle.

Au-delà de la formation, ce déplacement était l'occasion pour la socialiste de rappeler qu'à ses yeux "l'aéronautique est un secteur d'avenir". À ce titre, l'un des chantiers majeurs de son futur mandat sera la construction d'un "TechnoCampus" dédié à la question de l'hydrogène vert et des mobilités, sur l'ancienne base militaire de Francazal, d'ici 2024. Ce projet, pour lequel la région Occitanie prévoit d'investir 40 millions d'euros, réunira notamment le tissu industriel via Airbus et Safran, mais aussi le monde académique et des startups du secteur.

"C'est un projet en lien avec le développement d'Aura Aéro et son avion de transport régional totalement électrique à horizon 2026, mais pas seulement. L'idée est de créer un réseau de recherche complet sur toutes les questions de l'hydrogène, dans lequel sera intégré le site de Francazal, mais aussi celui de Béziers où se trouve Genvia", explique l'élue.

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