Après la vague, soulagement et vigilance dans l'unité Covid-19 de Rangueil. Reportage

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Pendant plus de deux heures, La Tribune a pu avoir accès au service réanimation de l'hôpital de Rangueil.
Pendant plus de deux heures, La Tribune a pu avoir accès au service réanimation de l'hôpital de Rangueil. (Crédits : Rémi Benoit)
Depuis bientôt deux mois, les services de réanimation du CHU de Toulouse sont sur le pied de guerre pour faire face à l'afflux de patients lié à l'épidémie de Covid-19. Après le passage de la vague, La Tribune vous fait découvrir de l'intérieur l'unité Covid-19 au sein du service réanimation de l'hôpital de Rangueil. Reportage.

Pour se jeter "dans la gueule du loup", le port du masque est bien évidemment obligatoire. Une fois le sas d'entrée passé -par lequel chaque malade est pris en charge avant d'être affecté à une chambre- nous voilà en plein coeur d'un des services de réanimation du CHU de Toulouse, à l'hôpital de Rangueil. Mais en quelques minutes, la chaleur nous envahit et notre respiration est quelque peu gênée par ce tissu qui nous prend du haut du nez jusqu'au bas du menton.

"Et là encore ce ne sont que des masques chirurgicaux...Les soignants ont eu beaucoup de mal à s'adapter aux masques de type FFP2, les plus protecteurs car les plus filtrants. Ils bloquent beaucoup plus la respiration et dans le feu de l'action cela peut être très désagréable", nous lâche une soignante qui a remarqué nos difficultés à nous ventiler.

Réanimation Covid-19 Rangueil

Le sas d'entrée pour les malades du Covid-19 au service réanimation de Rangueil (Crédits : Rémi Benoit).

Et pourtant, ces femmes et ces hommes qui combattent l'épidémie depuis bientôt deux mois n'ont eu d'autre choix que de faire avec pour éviter de mettre leur santé en danger, tout comme celle de leurs proches. De plus, il est important de préciser que chaque soignant qui entre dans une chambre de cette unité Covid-19 doit également s'équiper d'une visière ou d'une paire de lunettes, de gants, d'un couvre-tête, mais aussi d'une sur-blouse. "Nous habiller et nous déshabiller nous prend un temps fou car il y a tout un tas de techniques à respecter. Par conséquent, notre organisation a été totalement revue", explique Benoit, infirmier dans le service depuis bientôt six ans, que nous rencontrons dans le "secteur 1" du service, où sont soignés une dizaine de malades du Covid-19.

Réanimation Covid-19 Rangueil

Benoit est infirmier en réanimation à Rangueil depuis six ans (Crédits : Rémi Benoit).

Selon la direction du CHU de Toulouse, l'établissement a formé en quelques jours 2 000 soignants à ces nouvelles normes d'hygiène car le risque de contamination est réel lors de ces manipulations. "Il y a également des formations sur simulateur pour les soignants qui n'ont pas l'habitude de surveiller des patients fragilisés sur le plan respiratoire car certaines unités ne font jamais face à ce type de situation", ajoute Marc Penaud, le directeur général de l'établissement toulousain.

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Près de deux milliers de personnes formées peut paraître démesuré pour le...

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