Municipales : Moudenc compose sa liste et attaque Pellefigue

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Jean-Luc Moudenc a donné son sentiment sur les premières propositions de son adversaire aux élections municipales, Nadia Pellefigue.
Jean-Luc Moudenc a donné son sentiment sur les premières propositions de son adversaire aux élections municipales, Nadia Pellefigue. (Crédits : Pierrick Merlet)
Le maire sortant de Toulouse et candidat à sa réélection aux prochaines élections municipales, Jean-Luc Moudenc, a présenté lundi 4 novembre deux nouvelles colistières non encartées politiquement. Il a profité de cette présentation pour juger les premières propositions de Nadia Pellefigue, la candidate UNE-PS-PRG-PC à la mairie de Toulouse. Des propositions qu'il qualifie de "légères", "très creuses", faisant preuve "d'un grand amateurisme".

À quand les premières propositions programmatiques du maire sortant de Toulouse et candidat à sa réélection aux prochaines élections municipales, Jean-Luc Moudenc ? Pour la seconde fois en moins d'un mois, ce dernier a convié la presse lundi 4 novembre pour la présentation de colistiers non encartés politiquement, qui composeront la moitié de sa liste "Aimer Toulouse", tout en annonçant que d'autres rendez-vous de ce genre auraient lieu "dans les semaines à venir". Pour autant, le maire sortant de Toulouse veut se laisser le temps pour dévoiler les premières mesures de son futur projet municipal, contrairement à Nadia Pellefigue. La fondatrice du mouvement UNE, soutenue par le PS, le PRG et récemment le PC, a déjà dévoilé ses ambitions sur les mobilités et la sécurité. Des propositions que n'a pas tardé de juger Jean-Luc Moudenc.

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"Dernièrement, je vois fleurir des propositions superficielles, très creuses et très légères, faisant preuve d'un grand amateurisme. Cela m'incite à maintenir ma méthode avec un certain temps de réflexion pour présenter aux Toulousains des propositions solides. Gouverner la quatrième ville de France n'est pas un travail facile...", estime-t-il.

Le candidat, qui pratique "une méthode du temps long", n'envisage pas un dévoilement de son projet municipal avant le début de l'année 2020. Pour le composer, il compte sur le bilan critique qu'il a demandé en avril à chacun de ses adjoints, ses idées personnelles, les remontées des Toulousains obtenues suite aux diverses rencontres, les propositions des cinq partis politiques qui le soutiennent (LREM, LR, Agir, UDI et le Parti radical), ainsi que les idées de ses nouveaux colistiers.

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Trois colistiers connus désormais

Car à défaut de présenter un programme, Jean-Luc Moudenc avance sur la composition de sa liste qui l'accompagnera dans ce qu'il qualifie de "combat municipal". Après avoir présenté l'entrepreneur Nicolas Misiak courant octobre, l'élu local a officialisé le soutien de deux autres colistières citoyennes en les personnes de Isabelle Ferrer et Maroua Bouzaida Sylla.

"Elles ont en commun d'être des femmes très engagées aux services des autres dans la cité, malgré des parcours différents. Je souhaite que l'équipe ressemble aux Toulousains et qu'ils se reconnaissent à travers les colistiers. Surtout, leurs expériences peuvent être mises à profit des Toulousains. Cela montre également notre capacité à nous renouveler même si je considère que la continuité est indispensable sur le temps long", explique Jean-Luc Moudenc.

Deux citoyennes engagées

Pour la première citée, elle est depuis 2006 la secrétaire générale de la Fédération régionale des travaux publics (FRTP). Mais avant cela, cette Toulousaine d'origine a été responsable de la formation dans une organisation professionnelle puis animatrice d'un réseau d'associations régionales sur l'emploi et la formation.

"Cela fait plusieurs années que j'avais en tête l'idée de m'engager politiquement. Alors dès cet été j'ai tendu des perches à Jean-Luc Moudenc... J'ai atteint une période dans ma vie où je souhaite faire profiter de mon expérience aux Toulousains", explique Isabelle Ferrer en pointe sur les questions autour de la formation, de l'insertion des jeunes, de la mixité sociale et de la mixité femme-homme.

Pour ce qui est de Maroua Bouzaida Sylla, arrivée en France à l'âge de 19 ans, elle est depuis diplômée d'un master 2 aéronautique sur la mécanique des fluides et d'un autre sur l'ingénierie financière. Très engagée dans les associations de quartiers de Toulouse, notamment sur le plan culturel, cette professeur, maman de trois enfants, enseigne les maths et les sciences au lycée professionnel Urbain Vitry aux Izards.

"J'ai candidaté au début de l'été auprès de Jean-Luc Moudenc, puis j'ai relancé ma candidature à la fin de l'été. Il m'a contacté et nous nous sommes vus à trois reprises. Par ma situation personnelle (son fils aîné est atteint d'un handicap), j'ai largement bénéficié du travail de l'équipe municipale actuelle comme l'augmentation du nombre de places en crèche et surtout les aménagements dans les centres de loisirs pour les enfants en situation de handicap. C'est seulement depuis 2015 que mon fils peut se rendre dans un centre de loisirs. Jusque-là c'était très compliqué pour garder mon enfant quand on est salarié dans le privé", raconte l'enseignante.

Pour ce qui est des colistiers provenant des partis politiques partenaires, Jean-Luc Moudenc leur laisse jusqu'au 1er décembre pour proposer des candidats susceptibles d'intégrer la liste. Il présentera ensuite la totalité de sa liste avant Noël.

Lire aussi : Municipales : "Personne n'aime s'arrêter à mi-chemin", admet Moudenc

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Commentaires
a écrit le 12/11/2019 à 16:31 :
Toulouse regagne enfin, enfin,enfin, sa place de capitale régionale.
Dynamique intellectuellement, professionnellement, artistiquement, médicalement,économiquement.
Brillante par son patrimoine heureusement mis en valeur,avec l'apport participatif.
Protectrice des toulousains et de l'environnement par ses projets d'avenir. Transports collectifs, zones piétonnes et vertes, zones dédiées au sport, réduction du nombre des passages des poubelles, menus bio et locaux etc, etc..
N'arrêtons pas l'envol toulousain pour de basses querelles de partis.
Dominique Baudis a, lui, eu besoin de 4 mandats pour faire décoller Toulouse. Que n'a-t-on pas entendu à l'époque..
Réfléchissons, réfléchissons.
Rappelons nous les années noires
2008 /2014,la saleté, l'insécurité, la fête de la musique désertée par les familles,
celle du 14 juillet de localisée, la mairie en permanence aux abonnés absents... .

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