Municipales : Qui est Nicolas Misiak, le premier colistier de Jean-Luc Moudenc ?

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L'entrepreneur Nicolas Misiak est le premier colistier de la liste du maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc.
L'entrepreneur Nicolas Misiak est le premier colistier de la liste du maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc. (Crédits : Rémi Benoit)
Le maire sortant de Toulouse et candidat à sa réélection, Jean-Luc Moudenc, a présenté lundi 14 octobre le premier colistier de sa liste Aimer Toulouse pour les élections municipales de 2020, qui sera totalement dévoilée en décembre. Il s'agit de Nicolas Misiak, un habitant de Toulouse depuis quatre ans qui a fondé sa propre entreprise spécialisée dans la transformation digitale. Par ailleurs, Jean-Luc Moudenc a fait savoir que "le spectre du renouvellement sera bien plus étroit qu'en 2014".

"Il y aura 50% de citoyens n'appartenant à aucune formation politique". Comme pour les élections municipales de 2014 qui l'a mené au Capitole, Jean-Luc Moudenc réitère cet engagement pour la bataille de 2020. Ainsi, le maire sortant et candidat a tenu à présenté lundi 14 octobre le premier colistier de sa liste Aimer Toulouse qui fera partie de cette première moitié de la liste des 69 noms qui devront la composer. Il s'agit de Nicolas Misiak, installé dans la Ville rose depuis quatre ans, suite à une candidature spontanée.

"J'ai écrit au mois d'août aux équipes du maire de Toulouse en expliquant que je souhaitais davantage m'investir dans la cité pour transformer la société, sans pour autant avoir en tête les élections municipales. Les services m'ont alors demandé de rédiger quelques notes de propositions sur des sujets en lien avec mes compétences et que j'affectionne comme les mobilités, le participatif, l'écologie et le numérique. Puis au mois d'août, l'assistante de Jean-Luc Moudenc m'a contacté pour m'informer que le maire souhaitait me rencontrer", raconte celui qui est installé à Toulouse depuis quatre ans.

Auparavant basé dans la région parisienne, il y a travaillé pour une startup consacrée au trafic routier pendant sept ans, avant d'évoluer chez Sopra Steria pendant 13 ans. Puis, ce diplômé d'un master en systèmes de transport intelligents de l'école des Ponts et Chaussées - Supelec, est arrivé en 2015 à Toulouse pour des raisons familiales.

Nicolas Misiak, colistier Moudenc

L'entrepreneur Nicolas Misiak a créé sa propre entreprise à Toulouse (Crédits : Rémi Benoit).

Moins de renouvellement qu'en 2013

Il a alors fondé avec un associé, en février 2018, l'entreprise Ublu, spécialisée dans le conseil numérique et digital auprès des entreprises. À peine 18 mois plus tard, la jeune pousse compte une douzaine de clients et une quarantaine de salariés installée dans le quartier du Palais de Justice à Toulouse. Un profil d'entrepreneur innovant qui a donc séduit Jean-Luc Moudenc.

"Il réunit beaucoup de choses en sa personne qui m'ont plu afin qu'il soit engagé à mes côtés. Il y a tout d'abord ce côté nouveau Toulousain, son parcours dans le monde des startups, sa formation scientifique, mais aussi ses centres d'intérêts qui correspondent à des enjeux majeurs pour Toulouse. Pour aller plus loin et innover, il est important d'ouvrir sa porte à des gens nouveaux", justifie Jean-Luc Moudenc.

Le maire et candidat assure que le renouvellement sera moins important qu'en 2014.

"Je ne peux pas dire quel sera le taux de renouvellement sur la liste, mais il n'aura rien à voir avec celui de 2014, où dans ma liste 82 % de ses membres n'avaient jamais siégé au sein d'un conseil municipal. Néanmoins certains de mes collègues m'ont exprimé le souhait de ne pas continuer mais le spectre du renouvellement sera plus étroit", ajoute l'édile toulousain.

Nicolas Misiak, colistier Moudenc

Nicolas Misiak sera l'un des nouveaux visages de la sphère Moudenc pour ses élections municipales en mars 2020 (Crédits : Rémi Benoit).

Quels partis avec la municipalité sortante ?

Pour connaître l'ampleur de la nouveauté qui pourrait composer la liste de Jean-Luc Moudenc, il faudra patienter jusqu'à la fin d'année et la présentation complète de sa liste. Pour constituer la seconde moitié d'Aimer Toulouse, réservée aux membres des partis politiques, le maire sortant laisse jusqu'à la fin du mois d'octobre pour que les partis signalent leur volonté de participer à "une liste de rassemblement". Enfin, d'ici le 1er décembre, ils devront proposer des candidats pour l'intégrer et les places seront réparties notamment en prenant en compte le paysage politique national.

"Dans la répartition des places aux partis, nous ne pourrons pas faire abstraction des évolutions du paysage politique national... Mais nous ne pouvons pas également ne pas tenir compte du travail fait avec l'équipe actuelle, qui a un bilan considérable. Dans le langage ancien, nous appelons ça la prime aux sortants", a tenu à préciser celui qui est aussi président de l'association France Urbaine.

Déjà, le Mouvement radical, social et libéral, qui a pour chef de file à Toulouse Jean-Jacques Bolzan, l'actuel adjoint au maire de Toulouse en charge notamment du commerce, a fait part de son intention de faire une liste commune avec Jean-Luc Moudenc de nouveau, tout comme le parti Les Républicains. Reste maintenant à savoir quel sera le positionnement de LREM et du Modem, partis qui comportent quelques élus dans la municipalité actuelle.

"Avec LREM, les discussions se poursuivent dans un climat très constructif. Nous nous laissons jusqu'à la fin du mois pour les faire aboutir mais quelques questions restent à régler. Si elles n'aboutissent pas, nous nous quitterons bons amis", assure Jean-Luc Moudenc.

Bons amis peut-être, mais adversaires politiques. Du côté de La République En Marche, on se dit prêt à partir avec une liste autonome en cas d'échec des négociations.

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