Municipales : Nadia Pellefigue pour un redéploiement de la vidéosurveilllance

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Nadia Pellefigue entend également créer des Unités territoriales de quartier au sein de la police municipale de Toulouse.
Nadia Pellefigue entend également créer des Unités territoriales de quartier au sein de la police municipale de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Après son plan "d'urgence" sur les mobilités, Nadia Pellefigue a présenté ses projets sur la sécurité pour la ville de Toulouse. La candidate UNE-PS-PRG-PC aux élections municipales de mars 2020, en plus d'un redéploiement des caméras, ambitionne de créer des Unités territoriales de quartier au sein de la police municipale. Elle prévoit également la construction d'un lieu pour accueillir les femmes victimes de violence ou qui se sentent en danger. Décryptage de ce plan "sécurité".

Forte d'un nouveau soutien politique (celui du Parti Communiste), Nadia Pellefigue a présenté lundi 28 octobre ses premières propositions sur le plan sécuritaire, quelques jours après celles sur les mobilités. Au cœur du quartier des Sept Deniers touché par l'insécurité, la candidate UNE-PS-PRG-PC à la mairie de Toulouse prévoit notamment un redéploiement de la vidéosurveillance dans la ville en cas de victoire aux élections municipales de mars 2020.

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"Contrairement à ce que j'ai pu entendre, je n'ai pas pour objectif de réduire la vidéosurveillance à Toulouse. Je suis pour son maintien et même pour un redéploiement. Il faut regarder sur les 381 caméras installées dans la ville, lesquelles sont les plus efficaces et celles qui le sont moins, pour les redéployer afin de gagner en efficacité. Mais nous ne fermons pas non plus la porte à l'installation de caméras supplémentaires si le besoin est présent", déclare celle qui est aussi vice-présidente de la Région Occitanie en charge du Développement économique, de l'Innovation, de la Recherche et de l'Enseignement supérieur.

Ainsi, celle qui se dit aussi contre le désarmement de la police municipale prévoit d'engager une réflexion avec les personnels en charge de la veille et de la surveillance des caméras pour trouver "une plus grande efficacité". Par exemple, Nadia Pellefigue envisage la possibilité de financer des formations à ces agents.

Des équipes de police municipale "mixtes"

Si les besoins sont importants pour ce qui est des "agents dans les coulisses", il y a également des besoins pour les agents de terrain. Lors de ses vœux à la presse de 2018, le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, avait tiré la sonnette d'alarme en appelant l'État à accorder 150 à 200 policiers nationaux supplémentaires, ainsi que des magistrats pour traiter les dossiers. Quelques semaines après, le ministre de l'Intérieur de l'époque, Gérard Collomb, était venu à Toulouse annoncer 30 policiers supplémentaires au Mirail dans le cadre de l'expérimentation de la Police du quotidien et une vingtaine de gendarmes supplémentaires pour la Haute-Garonne. Ce n'est pas suffisant au goût de Nadia Pellefigue, qui veut faire de ce sujet une priorité du prochain mandat.

"L'État doit accorder à Toulouse les effectifs qu'elle mérite pour répondre à la délinquance et ce de manière structurelle. On peut remarquer que les excellentes relations entre le maire sortant de Toulouse et le Premier ministre ne sont pas bénéfiques à cela mais servent à nouer des accords électoraux pour les élections municipales", tacle la candidate à la mairie de Toulouse.

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Pour ce qui est de la police municipale, cette dernière a pour ambition de créer des Unités territoriales de quartier "afin de favoriser la proximité et de créer du lien avec les habitants, ce qui facilitera les interventions". Ces nouvelles unités, bénéficieraient de nouveaux locaux propres à leur service, et surtout les équipes de terrain seraient mixtes.

"Comme cela se fait à Amsterdam, les équipes seraient composées des agents de la collectivité d'autres services comme la Politique de la ville ou encore la Voirie, etc. afin de créer un lien permanent entre la collectivité et ses habitants", défend la fondatrice du mouvement UNE.

L'élue régionale envisage également la création d'une brigade spécialisée dans la tranquillité publique et la lutte contre les nuisances sonores, au sein de la police municipale. De plus, cette dernière disposerait d'un "centre d'appel et de traitement uniquement dédié aux incivilités, à la tranquillité et à la sécurité". Avec cette plateforme, Nadia Pellefigue veut faire gagner en efficacité la police municipale, pour laquelle les appels des habitants passent actuellement par le centre d'appel Allo Toulouse, souvent encombré téléphoniquement parlant et donc avec des délais d'attente parfois conséquents.

Une maison dédiée aux femmes victimes de violences

Pour ce qui est du volet social et sécuritaire, la candidate prévoit de créer un poste d'adjoint au maire en charge de la nuit comme il en existe dans d'autres métropoles. Sa mission consisterait à faire cohabiter les fêtards et les riverains via diverses actions, mais aussi que les commerçants respectent les réglementations en vigueur sur l'occupation de l'espace public, les heures d'ouverture, tout comme réguler les lieux de vente d'alcool.

Aussi, en se basant sur l'exemple de Citad'Elles à Nantes, "nous construirons une maison à Toulouse pour accueillir les femmes victimes de violences ou qui se sentent en danger", fait savoir l'élue. Un lieu dans lequel, ses bénéficiaires pourraient y habiter avec leurs enfants, le temps de trouver un nouveau logement sécurisé, tout en étant accompagnées sur le plan psychologique et administratif.

Enfin, Nadia Pellefigue souhaite mettre en place ce qu'elle nomme des "Kiosques des solutions". Il s'agirait de lieux ouverts publics, installés dans chaque quartier, où les Toulousains pourraient trouver "une solution à toute demande d'information, de service, de lien avec d'autres habitants ou avec la collectivité". Une initiative pensée notamment pour reprendre la possession de l'espace public dans les quartiers.

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