Municipales : LREM et Moudenc officialisent un "accord politique de fond"

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Le chef de la majorité et Premier ministre, Édouard Philippe, avait tenu un séminaire gouvernemental de 3 jours à Toulouse en 2018, pour témoigner de sa bonne entente avec le maire Jean-Luc Moudenc.
Le chef de la majorité et Premier ministre, Édouard Philippe, avait tenu un séminaire gouvernemental de 3 jours à Toulouse en 2018, pour témoigner de sa bonne entente avec le maire Jean-Luc Moudenc. (Crédits : Rémi Benoit)
C'est désormais officiel. La République En Marche soutiendra le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, lors des élections municipales de mars 2020. Maintenant, les deux partenaires vont discuter du projet municipal qui sera proposé aux Toulousains et LREM va mettre en place son processus de désignation des futurs colistiers pour la liste Aimer Toulouse.

C'était un secret de polichinelle. Depuis plusieurs semaines voire plusieurs mois, le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, et La République En Marche (LREM) négociaient sur un possible soutien du parti présidentiel à l'édile toulousain pour les élections municipales de mars 2020. C'est désormais officiel. Dans des communiqués respectifs, les deux protagonistes de l'affaire ont officialisé leur accord dans la soirée du lundi 28 octobre.

"La REM a décidé de participer au projet municipal et métropolitain de la liste Aimer Toulouse conduite par Jean-Luc Moudenc, maire sortant, avec Jean-François Portarrieu, député de la circonscription, comme chef de file", a déclaré le parti de la majorité.

Cette annonce intervient à quelques jours de la date limite fixée par Jean-Luc Moudenc. Au moment de l'annonce de sa candidature, le maire sortant avait fait savoir qu'il laisserait jusqu'au 30 octobre pour que les partis politiques voulant intégrer sa démarche puissent "formellement se positionner dans ce sens".

"Je salue cette décision constructive et responsable, fruit d'un dialogue de fond mutuellement respectueux. Elle est logique car LREM participe déjà à la Majorité municipale et métropolitaine à mes côtés depuis 2014. Elle va contribuer au pluralisme des sensibilités puisque notre future équipe sera diverse et dépassera les clivages partisans de la vie politique nationale", a déclaré de son côté Jean-Luc Moudenc.

Pour rappel, dans le sondage exclusif La Tribune BVA de mai dernier, 84% des sympathisants de LREM se disaient satisfaits de l'action menée par Jean-Luc Moudenc et 71% déclaraient même vouloir qu'il reste maire de Toulouse à l'issue des élections municipales de mars 2020.

Place au projet et à la désignation des colistiers

Malgré cet accord, dont les contours n'ont pas été révélés, les discussions entre le candidat à sa propre succession et le parti politique fondé par Emmanuel Macron ne sont pas pour autant terminées.

"Je suis satisfait que le projet d'accord que j'ai proposé à la Commission nationale d'investiture ait été retenu. C'est un accord politique de fond, contrairement à des alliances politiques que nous avons vu se nouer dernièrement à Toulouse. Il est pérenne, solide, équilibré et conforme aux valeurs de notre mouvement. Maintenant, le dialogue avec Jean-Luc Moudenc va se poursuivre autour du projet et des idées à incarner", a déclaré à La Tribune le député Jean-François Portarrieu, en charge des négociations avec le maire de Toulouse.

Surtout, le député de la 5ème circonscription de Haute-Garonne doit en parallèle mettre sur pied un processus de désignation des futurs colistiers à la liste électorale, Aimer Toulouse, portée par Jean-Luc Moudenc. Ce dernier laisse jusqu'au 1er décembre aux partis politiques qui composeront sa liste pour proposer de potentiels colistiers.

"Je vais proposer à mon parti une méthode de désignation des futurs colistiers que je veux transparente, impartiale, claire et avec laquelle toutes les candidatures seront analysées. L'idée serait d'avoir un conseil avec des personnalités diverses afin de faire ce choix dans une démarche collective, en lien avec les valeurs portées par notre parti. Je ne veux pas que des personnes s'approprient des pouvoirs qu'elles n'ont pas et qu'elles décident dans leur coin", lance le chef de file de La République En Marche à Toulouse.

Par ailleurs, Jean-François Portarrieu aimerait ne pas faire partie de ce processus. Pour candidater à un poste de colistier ? "Cette question se pose et nous y apporterons une réponse", fait savoir l'élu de l'Assemblée Nationale.

Lire aussi : Municipales : Qui est Nicolas Misiak, le premier colistier de Jean-Luc Moudenc ?

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Commentaires
a écrit le 30/10/2019 à 19:16 :
Ce gouvernement a rackette les vieux pour gaver sa caste. Pensez à cela au moment du vote
a écrit le 30/10/2019 à 13:34 :
LREM , une sorte de coucou , un parti qui mange à tous les râteliers sans réellement
avoir une ligne politique cohérente.
a écrit le 30/10/2019 à 11:18 :
des municipales Politisées ! pour quel résultat. . a beau parler n ont cure de bien faire les résultats le confirme..
a écrit le 30/10/2019 à 11:12 :
une seule réponse à ce cloaque, comme 50% des français détournons nous des élections, abstention, abstention, refus de cette fausse démocratie sponsorisée par l'argent, plus tu en as (de l'argent), plus tu à des chances d'être élu......
a écrit le 30/10/2019 à 10:15 :
Comme dans les grandes écoles, l'étiquette est dépendant de l'objectif et non des idées.
Mais au moins avec la politique mené par macron, finalement c'est logique !

L’entremêlement voile (ah ah ah) les idées des uns et des autres. Mais ce sont les même donc finalement tout change pour que rien de change hormis les pouvoirs de gouverneurs et caciques....

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