Municipales : Jean-Luc Moudenc sera candidat

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Jean-Luc Moudenc, désormais candidat à sa succession, entend bien réaliser la troisième ligne de métro à Toulouse.
Jean-Luc Moudenc, désormais candidat à sa succession, entend bien réaliser la troisième ligne de métro à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, sera candidat à sa propre réélection en mars 2020. Il a annoncé sa décision via une lettre adressée aux Toulousains, distribuée par les militants de son micro-parti "Pour Toulouse" dès dimanche 22 septembre.

"Avant Noël". Voilà le délai que Jean-Luc Moudenc, maire sortant de Toulouse, avait annoncé à quelques journalistes, lors d'un déjeuner en juin, comme date limite pour faire savoir s'il serait candidat ou non à sa propre réélection en mars 2020, date des prochaines élections municipales. Il a enfin fait part de son choix, dès dimanche 22 septembre, dans une lettre déposée dans la boîte aux lettres des Toulousains.

"Je suis candidat aux prochaines élections municipales des 15 et 22 mars pour initier ces nouveaux progrès que nous devons réussir ensemble", écrit-il dans sa lettre de deux pages imprimée en 312 000 exemplaires.

C'est désormais la fin d'un suspense léger voire inexistant. Si par le passé Jean-Luc Moudenc avait ouvert la porte à un possible retrait, ses actes démontraient tout le contraire. Il y a tout d'abord eu la campagne de communication auprès des habitants de la Ville rose du nom de "Toulouse, 5 ans de progrès", accompagnée de deux conférences de presse bilan. Une initiative suivie quelques temps plus tard de la publication du livre "Promenades Toulousaines" et du lancement du micro-parti "Pour Toulouse".

Aucune investiture

De plus, depuis plusieurs semaines maintenant, le maire sortant de Toulouse négocie avec La République En Marche autour d'un possible soutien pour ces prochaines élections municipales qui se dérouleront dans six mois. Sans oublier que la branche départementale du parti Les Républicains a également affiché son soutien à l'édile lors d'un rassemblement, dimanche 22 septembre. Mais celui qui est aussi président de Toulouse Métropole et de l'association France Urbaine se veut très claire à ce sujet.

"Pour mieux rassembler, je ne sollicite l'investiture d'aucun parti politique", affirme Jean-Luc Moudenc.

Et pour rassembler au maximum, le désormais candidat à la mairie de Toulouse met en avant dans ce document sa volonté de mettre en place des initiatives de démocratie locale directe et rapprocher élus et citoyens.

"Pour construire la ville la plus douce que nous voulons, inventons de nouvelles formules de participation en renforçant votre pouvoir de décision direct et en réduisant la distance entre élus et citoyens".

"La rupture serait hasardeuse"

Au-delà de cet aspect démocratique, certainement pour contrer l'initiative d'Archipel Citoyen, le candidat promet également de construire la troisième ligne de métro en entier, de renforcer la sécurité et d'améliorer la propreté de la ville notamment. Tout cela dans un souci de continuité.

"Maintenant, nous devons amplifier ce que nous avons commencé. L'exemple d'autres grandes villes (Bordeaux, Lyon...) montre la nécessité de la continuité alors que la rupture serait hasardeuse", estime Jean-Luc Moudenc.

Une vision qu'il présentera sans aucun doute plus précisément lors d'une conférence de presse, aujourd'hui, lundi 23 septembre.

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