Kawantech poursuit son implantation en France en s’attaquant aux petites villes

Après avoir séduit Paris, Lille, Lyon et Toulouse, Kawantech veut désormais partir à la conquête des territoires avec ses lampadaires intelligents. Son CEO, Yves Le Henaff, n'oublie pas pour autant l'étranger, en participant à l'édition 2021 du CES de Las Vegas.

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Kawantech et son CEO Yves Le Henaff sont déjà implantés à Lyon, Paris, Lille ou encore Toulouse.
Kawantech et son CEO Yves Le Henaff sont déjà implantés à Lyon, Paris, Lille ou encore Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)

Conquérir les zones rurales après les métropoles, voilà la stratégie engagée par la startup toulousaine Kawantech. Fondée en 2011, la jeune pousse a développé un capteur de mouvements intégré dans les lampadaires qui permet d'ajuster l'éclairage nocturne en fonction de la fréquentation de la rue et de générer d'importantes économies d'énergies. Ce concept a conquis la plupart des grandes villes françaises comme Paris, Lyon, Marseille ou Toulouse. "Nous sommes déjà bien implantés dans les métropoles. Actuellement, nous nous concentrons sur les territoires. Nous avons développé des offres plus faciles à déployer sur les petites villes. Nous arrivons aujourd'hui dans des villes qui ont 200 à 800 usagers", explique Yves Le Henaff, CEO de Kawantech. L'ambition du dirigeant ne se limite pas aux frontières de l'Hexagone.

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"Nous nous intéressons à quelques pays limitrophes qui ont des stratégies de gestion d'énergie similaires aux nôtres. Nous parlons donc de nous étendre sur l'Espagne, l'Italie, la Suisse ou le Luxembourg".

Nouvelles fonctionnalités

Par ailleurs, les capteurs installés dans les réverbères qui permettent de détecter la fréquentation à leurs alentours, peuvent aussi rendre d'autres services.

"Maintenant, les lampadaires servent aussi à recevoir les informations du taux d'activité de la rue par tranche horaire, poursuit le CEO de Kawantech. Ainsi, il est possible de repérer les heures de pointe et les endroits de haute fréquentation. Il est d'ailleurs possible de voir certains phénomènes intéressants durant cette période de couvre-feux et de confinements. Les lampadaires détectent aussi les mouvements et les vitesses de déplacement des vélos, ce qui est utile pour savoir où mettre des pistes cyclables".

Neuf ans plus tard, Kawantech a donc évolué, au point de compter désormais vingt salariés pour un chiffre d'affaires avoisinant les 400.000 euros en 2020.

CES virtuel  : un écho médiatique "non-négligeable"

Pour continuer sur sa lancée, la startup toulousaine peut compter sur le Consumer Electronics Show (CES). Cette année, l'entreprise participe pour la première fois au salon international.

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"Nous attendons deux choses au CES, admet Yves Le Henaff. Tout d'abord nous faire un peu connaître sur nos nouveaux services, à l'étranger. Nous ne cherchons pas forcément à vendre aux États-Unis mais davantage à utiliser l'évènement comme une vitrine. Le CES nous servira aussi à faire du networking".

L'édition de 2021 pose cependant problème. Le rendez-vous sera dématérialisé au lieu de se tenir à Las Vegas comme habituellement. Mais pour le CEO de Kawantech, il y a quand même du bon à prendre.

"Je n'en attends pas un très gros retour cette année. Mais c'est un évènement très médiatique. Il y a beaucoup de répercussions indirectes chez nos partenaires et dans la presse, l'écho est non-négligeable. Et c'est cela qui est rentable !"

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