Un drone à hydrogène liquide pour traverser l'Atlantique, ou le pari de Delair et de l'Isae

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Associé à l'Isae, le Toulousain Delair s'apprête à concevoir un drone capable de transporter de l'hydrogène liquide.
Associé à l'Isae, le Toulousain Delair s'apprête à concevoir un drone capable de transporter de l'hydrogène liquide. (Crédits : Rémi Benoit)
"Le Défi Mermoz", voilà le nom de projet associant l'Isae-Supaero et la PME toulousaine Delair. Leur ambition commune ? Concevoir un drone alimenté par de l'hydrogène liquide afin de traverser l'Atlantique sans escale, comme Jean Mermoz en 1930. Seulement, le duo doit trouver sept millions d'euros pour mener à bien ce projet et il compte ainsi sur les géants de l'aéronautique. En cas de succès de la mission, des briques technologiques pourraient être utiles dans l'optique d'un avion à zéro émission en 2035.

L'union fait la force ? C'est en tout cas le choix opéré par le concepteur de drones toulousain Delair, l'un des leaders mondiaux sur le sujet, et l'Isae-Supaero, l'une des meilleures écoles au monde en matière d'ingénierie aérospatiale. Jusqu'à présent, tous deux ont fait chemin séparé sur la question de l'hydrogène, avec la DGA pour Delair et H3 Dynamics pour l'établissement de formation. Désormais, les deux acteurs du secteur aéronautique s'apprêtent à relever ensemble "le Défi Mermoz", du nom qu'ils ont attribué à leur projet collaboratif.

"Il consiste en la conception et la fabrication d'un drone qui traversera l'océan Atlantique, ce qui représente 3.500 kilomètres à parcourir sur 30 heures de vol, sans escale", explique Bastien Mancini, le COO de Delair aussi à la tête de la division drones de la PME. "C'est une ambition à forte raisonnance médiatique en cas de succès et d'une grande...

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Commentaires
a écrit le 17/01/2021 à 9:19 :
Il y a déjà suffisamment de personnes et recherches sur le sujet (En gros, un moteur électrique alimenté par des batteries et une pile à combustible).
En d'autres termes, faire financer son salaire par des aides d'état ne doit pas devenir un sport national.
a écrit le 16/01/2021 à 1:45 :
La France et son passe. Il coulera encore de l'eau sous les ponts pour que ce temps ecoule ne soit plus evoque.
Les chinois fabriquent des avions, le saviez-vous ?
Réponse de le 16/01/2021 à 18:09 :
Encore une pub pour l'Asie, cohérente avec le pseudo qui affiche la couleur.
Carte postale : sur la France il neige
a écrit le 15/01/2021 à 21:17 :
On fantasme sur l'hydrogène comme énergie, mais rien de mieux pour faire planer un plus léger que l'air! Combien de CO² émis pour obtenir le gaz convoité?
a écrit le 15/01/2021 à 19:52 :
Au prix de l'hydrogène ET des risques connu avec ce produit, je ne suis pas prêt à mettre mes fesses dans cet engin. Ceci dit, je ne prends plus l'avion depuis plus d'une décennie. Pourquoi irai je au bout du Monde "em...der",des populations qui n'aspirent qu'à vivre tranquillement?.
Réponse de le 15/01/2021 à 21:26 :
dans le drone, non, c'est pas fait pour s'y asseoir.
J'ai pas pris un avion depuis au moins 30 ans, je voyage en voiture (camping, ça limite les distances, bien que) pour aller déranger les européens, et tester les moustiques des pays nordiques.
Réponse de le 17/01/2021 à 14:24 :
Valbel89
Hydrogène dangereux, pas plus que les TC venus d'Allemagne qui fonctionnent au gaz, pas plus que d'autres énergies, la France maitrise l'hydrogène déjà par Air liquide.
Présent dans de nombreuses industries, dans les hôpitaux, les lanceurs (Ariane 5 et 6), ITER, pour la découpe et soudure laser, la découpe plasma, les trains Alstom, etc.
Des usines sans bouteilles d'hydrogène ne doivent pas être très nombreuses !
La sécurité énergétique peut-être gérée par l’hydrogène (hôpitaux, Datacenter, etc.) avec piles à hydrogène + batteries, systèmes hybrides.
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Soudure, ou brasure à l'eau (hydrogène + oxygène), depuis quelques années, tend à remplacer l'acétylène
Notamment breveté Bulane dyomix®), médaille d’or en 2017 au Concours de l’Innovation du Mondial du Bâtiment.
Batimat : « Les postes à souder peuvent désormais se passer de bouteilles de gaz et fonctionner grâce à quelques décilitres d'eau déminéralisée »
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De mémoire, il y a au moins aussi une entreprise française qui bosse sur l’hydrogène en poudre.
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L'H2 semble bien être une des solutions, voir la meilleure des solutions, pour décarboner dans une dizaine d'années, le temps que les industries et les fournisseurs s'adaptent, dès que la R&D aura fortement progressé dans ce secteur.

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