TWB va doubler la surface de ses locaux fin 2020

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Olivier Rolland est le nouveau directeur exécutif de TWB depuis quelques semaines.
Olivier Rolland est le nouveau directeur exécutif de TWB depuis quelques semaines. (Crédits : TWB; Rémi Benoit)
À l'étroit dans son siège actuel, la plateforme de recherche Toulouse White Biotechnology (TWB) déménagera fin 2020 dans le complexe biotech du campus de l'Insa. Avec l'arrivée d'Olivier Rolland comme nouveau directeur exécutif, la structure veut par ailleurs renforcer sa dimension internationale.

Sept ans après sa création, Toulouse White Biotechnology se sent à l'étroit dans ses 1 500 m2 de locaux au cœur du parc technologique du canal à Ramonville, dans la périphérie de Toulouse.

"Nous arrivons à saturation, nous n'avons plus de place pour accueillir de nouvelles startups", a expliqué Pierre Monsan, son fondateur, jeudi 4 avril, lors de la présentation du bilan annuel de TWB.

Fin 2020, la plateforme déménagera donc aux côtés de trois autres laboratoires toulousains (LISBP Lab, Critt Bio et GPE Hall) dans le complexe biotech de 15 000 m2 qui sera construit au cœur du campus de l'Insa à Toulouse. Coût de l'opération : 6,5 millions d'euros, dont 3,9 seront financés dans le cadre du Contrat Plan État-Région et 2,6 apportés par l'Université toulousaine. "Nous allons doubler la surface de nos locaux qui vont passer à 3 500 m2", a précisé Olivier Rolland qui a pris la suite de Pierre Monsan en tant que directeur exécutif de TWB.

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Fondée en 2012, cette unité mixte de recherche spécialisée dans les biotechnologies blanches fonctionne sur un modèle public/privé. Elle a ainsi reçu 20 millions d'euros de subventions de l'État via le programme d'investissements d'avenir (PIA) et est placée sous la triple tutelle de l'INRA, l'INSA et du CNRS. Par ailleurs, elle a noué des partenariats avec 34 industriels qui fournissent les 60% restants de ses ressources.

Une startup néo-zélandaise pose ses valises à Toulouse

Grâce à ces diverses sources de financement, TWB accompagne désormais six startups : Enobraq qui utilise du CO2 pour améliorer les rendements agroalimentaires, Pili qui a inventé un colorant bleu produit par des micro-organismes, Micropep Technologies produit des traitements pour les plantes sans OGM qui pourraient constituer une alternative au glyphosate et enfin BioC3 est le spécialiste dans la synthèse microbienne de composés organiques.

En 2018, la plateforme a accueilli deux startups supplémentaires. Imean s'est positionnée sur l'intelligence artificielle appliquée à la biologie en utilisant des organismes numériques pour décrire les complexes réseaux moléculaires des organismes vivants. "Nous hébergeons aussi une startup venue de Nouvelle-Zélande, Green Spot Technologies. Elle utilise les déchets de fruits et légumes pour en faire des farines nutritionnelles", fait savoir Pierre Monsan.

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Attirer de nouveaux partenaires étrangers

Le signe que l'organisme est en train de développer sa dimension internationale... Néanmoins, TWB veut renforcer sa visibilité à l'étranger avec l'arrivée d'un nouveau directeur exécutif. Avant de prendre ses fonctions au 1er janvier dernier, Olivier Rolland occupait le poste de directeur de la stratégie des carburants responsables au sein de Boeing, après avoir passé plus de cinq ans à San Francisco avec le groupe français Total.

"Il y a un nouvel engouement autour des biotechnologies. Aux États-Unis, à elles seules trois startups ont levé un à deux milliards d'euros. Je pense à des startups comme Amyris, Zymergen ou Gingko", décrit-il.

Pour parvenir à de telles performances, le dirigeant veut faire entrer de nouveaux partenaires étrangers dans le consortium. Par ailleurs depuis quelques années, TWB travaille sur le projet IBISBA, coordonné par l'Inra, qui vise à créer une infrastructure de recherche dédiée au développement de la biotechnologie industrielle. Un projet soutenu par la France, mais aussi l'Espagne, la Finlande, l'Italie, la Grèce et les Pays-Bas.

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