À Toulouse, le discours politique "anti-Amazon" n'a pas eu d'effet. Reportage

 |  | 1148 mots
Lecture 6 min.
L'appel au boycott d'Amazon pour réaliser les achats de Noël n'a pas eu d'effet.
L'appel au boycott d'Amazon pour réaliser les achats de Noël n'a pas eu d'effet. (Crédits : Rémi Benoit)
Malgré les nombreux appels des élus locaux au boycott d'Amazon pour les achats de Noël et ainsi soutenir les commerces de proximité, les consommateurs sont restés sourds à cette demande de solidarité. C'est en tout cas le ressenti offert par une plongée au coeur de l'agence de livraison de Toulouse, où les flux de colis sont plus importants de moitié par rapport à une période classique. Reportage dans les coulisses du géant américain de l'e-commerce.

Un slogan, pour une ambition folle : un #NoëlSansAmazon. Il y a quelques semaines, tel était le court message de dizaines voire de centaines d'élus locaux, la présidente de la région Occitanie Carole Delga (PS) en tête, pour appeler les Français à se rendre dans les commerces de proximité afin d'effectuer leurs emplettes de Noël, et non pas commander sur la plateforme du géant américain du e-commerce. Mais cette prise de conscience collective, ou l'espoir qu'elle a suscité, pour aider économiquement des commerces à la dérive en raison de deux confinements ces derniers mois, aura été vain.

Lire aussi : Green New Deal : "Amazon est le contre-modèle de ce que nous voulons", prévient Carole Delga

Pour le confirmer, il suffit de se rendre le long du périphérique de Toulouse, avenue d'Espagne, là où en 2017 la multinationale de Jeff Bezos a fait le choix d'implanter une agence de livraison de 6.400 m2 pour desservir la quatrième ville de France et son aire urbaine (Montauban, Albi, Cahors, etc). Dès la première heure du jour, un jeudi de décembre, des dizaines de camionnettes se ruent vers cette adresse au point de former un embouteillage qui rend complexe l'accès au site logistique. "Nous avons 23 camionnettes qui partent toutes les 15 minutes du site, pour aller effectuer ce que nous...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/12/2020 à 23:38 :
On nous gave sur Amazon...Si cette firme est tellement plébiscitée par tant de consommateurs en France (22% de PDM du e-commerce, soit 2% du commerce total) c'est qu'elle doit combler un vide que l'ensemble du secteur national n'a pas su combler. Point!!
a écrit le 14/12/2020 à 17:24 :
Je ne suis pas une adepte d'amazon et je privilégie le régional et français pour tout ect néanmoins il m'est arrivé à de nombreuses reprises de ne rien trouver dans les magasins (barrière sécurité bébé à une taille atypique il y a 5 jours ect) et de me retourner vers amazon qui avait ce produit et livré le lendemain ! Covid OK mais il serait temps aussi que certains magasins spécialisés aient autre chose que le standard bête et méchant que l'on trouve partout ! Pareil pour certains jouets ect... Quand on a fait 10 magasins et qu'on ne trouve rien malheureusement on le trouve chez amazon en plus le service client est top et le prix moins cher. Dans certains magasins ils sont en plus antipathique... Quel dommage ! Mais il y a aussi plein de magasins, libraires ect adorables qui donnent envie de dépenser plus pour le service et le sourire !
a écrit le 14/12/2020 à 14:36 :
Les politicards sans talent glosent en permanence sur la défense du "pouvoir d'achat".
Qu'ils ne s'étonnent pas après si les gens vont acheter sur Amazon pour gratter trois francs six sous.
Flatter la radinerie ne dynamise pas l'économie.
a écrit le 14/12/2020 à 14:27 :
les élus ne manquent pas de toupet. En 2005 ils ont TOUS (droite et gauche) ignoré le non au référendum sur le traité UE qui ouvre les frontières à la concurrence déloyale et à la désindustrialisation. Maintenant ils nous demandent de dire non à Amazon qu'ils qualifient d'anti modèle alors qu'Amazon est le symbole même du mondialisme UE.
a écrit le 14/12/2020 à 12:42 :
LOL !

Quand je suis d'accord avec un politicard quelconque, je remets systématiquement mon analyse en question de ce simple fait, ils ont des intérêts qui ne sont pas les nôtres ces gens là, il est évident que pas un actif ou un jeune ne va écouter encore ces bavards impénitents.

Les trois professions les moins aimées des français ? Politiciens, journalistes et banquiers mais c'est parce que l'on est des arriérés réfractaires hein, on y peut rien... :-)

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :