Aéroport de Toulouse : trois candidats retenus pour le second tour

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Trois candidats ont été retenus parmi une dizaine de candidats pour racheter les parts de Casil Europe dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac.
Trois candidats ont été retenus parmi une dizaine de candidats pour racheter les parts de Casil Europe dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac. (Crédits : Rémi Benoit)
Vinci, Eiffage et le groupement BPCE ont été retenus parmi une dizaine de candidats pour racheter les parts de Casil Europe dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Par ailleurs, les actionnaires locaux seront reçus le 6 mars prochain par Bruno Le Maire pour rappeler leur souhait que l'État conserve ses 10,01% de capital dans la plateforme.

Casil Europe a fait un premier tri parmi les candidats prêts à racheter ses 49,99% dans l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Ils étaient une dizaine à avoir déposé début février une proposition d'intention auprès de la banque Lazard, mandatée pour gérer le dossier. À l'issue de ce premier tour, Vinci, Eiffage et le groupement BPCE ont été retenus pour la deuxième phase du processus, d'après une information confirmée à La Tribune par Françoise Laborde, sénatrice RDSE de Haute-Garonne.

Vinci, qui a racheté les parts de l'État dans l'aéroport de Lyon et qui s'est porté candidat pour la privatisation des Aéroports de Paris, s'est associé avec la Caisse des dépôts et à Predica (filiale de Crédit Agricole Assurances). Son rival du BTP Eiffage mène campagne seul. La troisième candidature est portée par le fonds d'investissement Ardian, la Banque Populaire Occitane, la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées et le fonds Mirova (Natixis).

Comme nous l'indiquions le 30 janvier dernier, lors de ce second tour, les repreneurs potentiels recevront plus d'informations afin d'affiner leur proposition ferme.

"Nous avons accès à une 'dataroom' qui nous fournit toutes les chiffres financiers, en terme de trafic et de ressources humaines. Il est aussi prévu une visite de l'aéroport et une rencontre avec les équipes dirigeantes. Nous devons fournir une proposition ferme pour le 15 mars. En général, la procédure dure un à deux mois", précise à La Tribune Pierre Carli, président du directoire de la Caisse d'Épargne Midi-Pyrénées.

Le dirigeant rappelle que Casil Europe pourrait aussi décider de ne pas vendre à l'issue du processus. Ce choix dépendra de la valorisation proposée par les repreneurs potentiels. La société d'actionnaires chinois a racheté à l'État 49,99% de parts dans l'aéroport en avril 2015 pour un montant de 308 millions d'euros et espère plusieurs offres au-delà de 500 millions d'euros. Mais le contrat de régulation économique (CRE) entre l'aéroport et l'État s'arrête au printemps, de quoi laisser planer l'incertitude.

Une rencontre avec Bruno Le Maire le 6 mars

En parallèle, "le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, rencontrera le 6 mars les représentants de la CCI, de Toulouse Métropole, du Conseil départemental et de la Région Occitanie (qui détiennent 40% dans le capital de l'aéroport, ndlr)", confirme à La Tribune Françoise Laborde, qui sera également présente. Cette dernière avait interrogé le ministre à ce sujet lors d'une prise de parole au Sénat.

"Nous voulons avoir une trace écrite du nouveau pacte d'actionnaires qui sera réalisé et aussi demander à l'État de garder ses 10,01% de parts restantes dans l'aéroport. Une des solutions aurait été que les collectivités rachètent cette part mais avec la baisse des dotations c'est difficile, donc l'État doit garder sa participation", ajoute-t-elle.

Les actionnaires locaux avaient adressé une lettre au Premier ministre fin janvier pour réaffirmer "l'absolue nécessité pour l'avenir de la plate-forme que l'État n'accompagne pas cette cession de la vente de ses propres parts".

Lire aussi : Aéroport de Toulouse : l'inquiétude des actionnaires locaux

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Commentaires
a écrit le 20/02/2019 à 9:46 :
Si vous voulez en connaître plus sur les dessous de l'acquisition catastrophique de 49.9% du capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac par cet "étonnant" chinois ainsi que les raisons de sa "disparition", lisez "L'empreinte du Dragon" de Jean Tuan chez CLC Editions. Une fiction plus vraie que vraie.

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