Aéroport de Toulouse : des vols directs vers New York d'ici à "un ou deux ans"

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Une campagne de communication intitulée We love NY, we want NY avait été lancée en septembre 2013 sur les réseaux sociaux.
Une campagne de communication intitulée "We love NY, we want NY" avait été lancée en septembre 2013 sur les réseaux sociaux. (Crédits : Rémi Benoit / DR)
L'aéroport de Toulouse-Blagnac sera présent fin septembre au salon new-yorkais "Best of France" pour préparer l'ouverture d'une ligne aérienne directe entre Toulouse et New York. Plusieurs compagnies aériennes américaines et françaises se sont montrées intéressées et l'aéroport espère mettre en place les premiers vols d'ici à 2017.

Dans un mois, l'aéroport de Toulouse-Blagnac prendra ses quartiers sur l'emblématique Times Square de New York à l'occasion du salon "Best of France". Ce rendez-vous dédié à la promotion de la production hexagonale accueillera sur deux jours plus de 500 000 visiteurs et fera l'objet d'une importante couverture médiatique sur les chaînes de télévision américaines.

Pour l'aéroport toulousain, cet événement sera l'occasion de plancher sur l'un de ses projets phare : l'ouverture d'une ligne directe entre Toulouse et New York. L'idée est évoquée déjà depuis plusieurs années et en septembre 2013, ATB avait lancé une opération de communication intitulée "We love NY, we want NY", pour montrer "le vrai engouement des Toulousains" autour de cette ligne. En quelques jours, plus de 17 000 Toulousains étaient devenus "fans" de la page Facebook. Et l'engouement est réciproque Outre-Atlantique, à en croire Thomas Gérard, responsable de la promotion commerciale de l'aéroport :

"Les Américains de la côte est sont très intéressés par le patrimoine français et font figure de potentiels clients. Nous allons pouvoir le vérifier lors de ce salon et affiner notre offre en échangeant avec les professionnels du tourisme aux États-Unis (agences de voyages et tour opérateurs). Ces informations pourront rassurer les compagnies aériennes étant donné que la mise en place d'une telle ligne leur demande de lourds investissements."

En effet, depuis la campagne "We love NY, we want NY" il y a deux ans, l'aéroport n'a pas de donné de nouvelles de ce projet alléchant. En cause : de longues négociations avec les compagnes aériennes.

À la recherche d'une compagnie aérienne

Car si la demande est là du côté des passagers, il reste un obstacle à franchir pour l'aéroport de Toulouse : convaincre les compagnies aériennes. Annoncée initialement pour cet été, l'ouverture de la ligne est programmée désormais "d'ici à 1 ou 2 ans" :

"Nous sommes en discussion avec plusieurs compagnies américaines et françaises mais la négociation n'est pas encore finalisée. Certaines compagnies françaises comme XL Airways n'ont pas d'avions disponibles pour fonctionner sur une nouvelle ligne, elles ont besoin au préalable de capital afin de se procurer de nouveaux avions. De son côté, American Airlines a fusionné avec US Airways (en 2013, NDLR) et la compagnie a d'autres priorités actuellement", poursuit Thomas Gérard.

Deux options sont privilégiées : soit une ligne 'business' avec 5 vols hebdomadaires, soit une ligne 'loisirs' avec 2 fréquences hebdomadaires.

La ligne Moyen-Orient en suspens

L'autre ambition de l'aéroport de Toulouse-Blagnac est de lancer une ligne directe vers le Moyen-Orient, à destination de Dubaï ou d'Abu-Dhabi. "Les discussions sur le sujet sont plus compliquées", observe Thomas Gérard. Notamment car le gouvernement français refuse d'attribuer des droits de trafic supplémentaires aux compagnies du Golfe.

À noter que les nouveaux actionnaires chinois de l'aéroport ont pour objectif d'ouvrir une ligne vers Pékin. Selon Anne-Marie Idrac, présidente du Conseil de surveillance, l'aéroport doit "vraiment travailler avec des tours opérateurs et les professionnels du tourisme". L'objectif fixé est de 18 millions de passagers en 2046.

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Commentaires
a écrit le 26/08/2015 à 20:11 :
dommage je suis trop vieux pour voire 3OO OOO chinois par semaine nous acheter plein de produits du sud-ouest
a écrit le 26/08/2015 à 18:40 :
Espérons que Hollande et ses comparses seront absents du Best of France, car leur présence pourrait soulever des inquiétudes américaines sur ce que nous avons de mieux à offrir :-)
a écrit le 26/08/2015 à 18:29 :
Qui peut croire un seul instant qu'il y ait suffisamment de passagers pour faire un Toulouse-NY 5 fois par semaine à partir de Blagnac ! Aux US, les gens ne savent même pas où est Toulouse, j'y ai vécu suffisamment longtemps pour m'en rendre compte.
Quant aux 18 millions de passagers, quelle farce, Blagnac plafonne à 7 millions depuis quelques années. De plus je vois mal l'augmentation du nombre de rotations d'un aéroport qui se situe au milieu de la zone urbaine survolant des centaines de milliers de personnes chaque jour. Selon que le TGV arrive ou pas en centre ville dictera vraisemblablement la construction ou pas d'un nouvel aéroport plus éloigné de la zone urbaine. Avec TGV pas besoin d'un nouvel aéroport car plus de 50% du traffic de Blagnac vers Orly donc baisse de la fréquentation ...
Réponse de le 26/08/2015 à 19:06 :
Tout à fait d'accord. C'est du rêve éveillé d'autant que le successeur de Blagnac qui est trop près de Toulouse (ce qui est sympa pour les utilisateurs, mais pas pour les Toulousains) n'est même pas dans les cartons. Il y a eu un essai au NE, mais ça s'est vite arrêté vu l'accueil des gens du coin.
a écrit le 26/08/2015 à 17:37 :
Plus c'est gros, plus cela passe ...
18 millions de passagers là où il y en a à peine 8, et surtout pour une saturation de l'aéroport le plus urbain de France à 9-10 millions ...
Les Chinois ne sont pas fous ... ils attendent les contrats de la construction du deuxième aéroport.
Réponse de le 27/08/2015 à 10:39 :
Attention, la démographie continuera de grossir pendant 20 ans avec 20.000 habitants en plus par an sur l'aire urbaine. Le niveau élevé de mixité européenne d'une population régionale qui voyage beaucoup en U.E.compte. La zone est intéressante pour les Européens (travail et loisirs) et les autres pays puisque Toulouse est un point d'entrée pour l'accès au sud ouest européen (Portugal Espagne Andorre) depuis le monde entier (potentiellement et en construction par l'opérateur).
De plus, il y a une autre option pour la ligne LGV Bordeaux Toulouse : créer un HUB à Blagnac combinant les lignes aériennes internationales et la gare TGV régionale placée alors sous l'aéroport de Toulouse Blagnac.
Cette option permet de continuer vers l'ouest - le sud - direct Barcelone?
Ce qui est impossible depuis Matabiau sauf a éventrer le Busca et couper Toulouse centre en deux.
A Blagnac, les connexions Tram, bus, taxis, rocades sont déjà faites pour aller en ville et le dernier tronçon de rocade est à l'étude pour libérer les deux bouchons du secteur nord à Blagnac et à l'entrée de la rocade ouest à Sesquière.
Blagnac intégrée par les politiques dans la 1ere circonscription de Haute Garonne serait le point cardinal pour l'international.
Pour faire cela, l'idée est de garder la LGV rive gauche jusqu'à l'aéroport.
Il faut l'enterrer depuis la ville de Dune en 82 jusqu'à Blagnac sur 50 km. Ce projet permet d'intégrer une dimension de sécurité civile qui est niée
(risque Golfech et zone Séveso II nord Toulouse pour les populations).
Autre avantage pas de bruit en surface, ni de visuel pour les populations.
La population de Bordeaux qui veut aller en Chine ou à NY aura le choix entre PCDG (3h30) ou Blagnac aéroport(1 h de TGV).Donc nous pouvons inclure une partie d'Aquitaine dans le trafic passager, à ce stade.
Si de plus, le HUB combinant Train, Avion, tram est complété par un TER enterré circulaire sous la première couronne toulousaine, le trafic gagne en fluidité. Le caractère international de Toulouse s'appréciera encore. Les étudiants chinois arrivent et d'autres.C'est demain qui se construit !
L'équipement TER à faire serait une ceinture ferroviaire enterrée sous les 34 communes de la première couronne de Toulouse. Il croiserait en souterrain les 5 lignes ferrées régionales de surface venant deTarbes, Auch, Foix, Albi, Rodez, Cahors et Agen. Le trafic ferré régional devrait augmenter au quotidien dans l'aire urbaine et capter une bonne partie des passagers et conducteurs des 3 millions de voitures qui passent par la rocade, chaque jour. Fluidité en vue sur la rocade et les entrées sorties.
D'autant plus, si, avec l'ouverture de RFF à la concurrence, l'amplitude de tout le service TER en Midi Py Languedoc sert les banlieues en soirée de 20 h à 1 heure du matin. SNCF peut être aidée par un autre opérateur, type Deutsch Bahn ou la compagnie Espagnole. A vous de choisir !
Désolée pour les acteurs du BTP qui cherchent des projets mais on peut augmenter le trafic transport et le confort en limitant le bruit de surface.

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