L’éducation, "premier poste de dépenses municipales" à Toulouse

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Pas moins de 35 000 enfants seront scolarisés à Toulouse, un record.
Pas moins de 35 000 enfants seront scolarisés à Toulouse, un record. (Crédits : Reuters)
À l'occasion de la rentrée scolaire, la Ville de Toulouse, qui investit 180 millions d'euros par an dans l'éducation, devrait accueillir plus de 35 000 élèves dans ses écoles maternelles et primaires. Un record pour la ville qui va ouvrir encore cette année quatre nouveaux groupes scolaires. Par ailleurs, certains nécessitent des investissements supplémentaires en raison du dédoublement des classes de CP et CE1 dans les quartiers défavorisés voulu par le gouvernement.

D'ici quelques jours, les rues de Toulouse vont retrouver leur agitation habituelle avec la rentrée des classes pour des milliers de jeunes Toulousains. Et cette année, c'est un événement qui ne devrait pas passer inaperçu car un record devrait être établi. En effet, les services de la ville de Toulouse s'attendent à un record d'inscriptions dans les établissements scolaires municipaux.

"Le dernier chiffre arrêté faisait état de 34 591 enfants inscrits exactement, mais nos services m'ont fait part que ce chiffre avait encore augmenté ces derniers jours. Nous devrions sans aucun doute passer le cap des 35 000 élèves cette année donc. Cela signifie qu'en l'espace de quatre ans, nous aurons eu une croissance de + 9 % des effectifs. C'est l'une des plus fortes de France", se félicite Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.

"Le système éducatif représente 180 millions d'euros" dans le budget municipal

Face à un tel afflux dans les 200 groupes scolaires de la Ville, réunissant écoles maternelles et élémentaires, l'élu local a tenu à rappeler les moyens financiers consacrés à l'éducation.

"À Toulouse, il faut savoir que l'éducation n'est autre que le premier poste de dépenses municipales. Dans un budget annuel de 750 millions d'euros pour la Ville, le système éducatif représente 180 millions d'euros, budgets d'investissement et de fonctionnement réunis", détaille Jean-Luc Moudenc.

Pour justifier un tel choix politique, l'élu n'a pas hésité à rappeler l'une de ses promesses de campagne : ouvrir 10 nouveaux groupes scolaires sur l'ensemble du mandat. Une annonce qui n'était pas passée inaperçue à l'époque, Toulouse faisant face à une forte croissance démographique. Ainsi, cette année quatre nouveaux groupes scolaires vont être inaugurés. Après ceux ouverts dans le quartier Borderouge et à Saint-Simon les années précédentes, c'est au tour de Saint-Martin du Touch, du quartier de la Reynerie et de la Cartoucherie de recevoir une nouvelle école élémentaire. Une nouvelle maternelle devrait également ouvrir dans le quartier Borderouge. Ce qui porte le total à six nouveaux groupes scolaires depuis l'arrivée de Jean-Luc Moudenc au Capitole.

Le dédoublement des classes alourdit la facture

Par ailleurs, la Ville de Toulouse se voit obligée depuis deux ans de repenser l'aménagement d'une grande partie de ses établissements scolaires. En cause ? Le dédoublement des classes de CP et CE1 des écoles classées en REP et REP+ (Réseau d'éducation prioritaire, ndlr) promis par Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle et mis en place dès la rentrée 2017. Le but est d'avoir des classes ne dépassant pas 12 élèves par enseignant pour un apprentissage plus efficace.

"En ce qui concerne la mise en œuvre de cette réforme dans nos établissements, nous faisons du cas par cas en ce qui concerne l'aménagement. Dans certains établissements, nous avons besoin d'effectuer des travaux de cloisonnement, d'autres ont déjà des salles adaptées et pour certains, nous mettons en place de grandes salles pouvant réunir deux classes en une avec du mobilier mobile", énumère Marion Lalane de Laubadère, l'adjointe au maire de Toulouse en charge de l'Éducation.

Dans la Ville rose, pas moins de 28 écoles sont classées comme étant en REP et REP + selon la carte scolaire en vigueur actuellement. Un chiffre important non sans conséquences. "Cela engendre des investissements supplémentaires", concède Jean-Luc Moudenc.

La réforme avait coûté 134 000 euros à la Ville l'année dernière et pas moins de 290 000 euros cette année. La Ville a sollicité l'État pour obtenir un co-financement de ces frais imprévus il y a encore peu.

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