En visite à Toulouse, le ministre de l'Éducation annonce un "statut expérimental" à Galliéni

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Après sa visite au lycée Galliéni, le ministre de l'Éducation Nationale s'est rendue au Rectorat de Toulouse.
Après sa visite au lycée Galliéni, le ministre de l'Éducation Nationale s'est rendue au Rectorat de Toulouse. (Crédits : Pierrick Merlet)
Vendredi 9 mars, le ministre de l’Éducation Nationale s’est rendu au lycée Gallieni. Après avoir pris des mesures chocs comme le changement de proviseur, Jean-Michel Blanquer a promis un bel avenir à ce lycée où la violence a trop longtemps rendu le quotidien des élèves et des professeurs insupportable. Il a annoncé que le lycée Galliéni allait adopter un "statut expérimental" dès la rentrée 2018, une décision aux contours flous.

Agressions physiques et verbales, trafics de drogues, circulation d'armes, départs de feu volontaires... Ces actions ont rythmé pendant plusieurs mois le quotidien de la centaine d'enseignants et du millier d'élèves qui fréquentent le lycée professionnel Galliéni, situé route d'Espagne à Toulouse.

Excédés par la violence et pour dénoncer celle subie par leurs élèves et par certains d'entres eux, les professeurs de cet établissement ont pendant plusieurs jours exercé leur droit de retrait, se disant "abandonnés par la République". Devant le Sénat, la sénatrice Brigitte Micouleau a déclaré le 16 janvier dernier que "150 élèves font régner la terreur dans ce lycée".

Le ministère de l'Éducation Nationale a saisi courant janvier 2018 deux inspecteurs généraux pour enquêter sur ce lycée dont même la presse nationale s'est mise à parler. Suite à leur rapport remis au début du mois de février, le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer, a pris des mesures fortes : changement de proviseur et nomination d'une adjointe spécifiquement chargée des questions de sécurité, du jamais vu dans un lycée. La rectrice et l'inspecteur d'académie en Haute-Garonne ont également été remplacés. Dans le même temps, Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie a pris elle aussi des mesures.

"Nous, la Région, en tant que propriétaire des lieux, nous avons pris nos responsabilités en installant 36 caméras de vidéo-surveillance. Au plus fort de la crise nous avons même mis des vigiles aux entrées du lycée mais aussi des patrouilles la nuit avec des chiens pour surveiller les lieux afin d'éviter de nouveaux problèmes", déclarait-elle lors de sa participation à La Matinale du jeudi 8 février dernier.

Un "statut expérimental" dès la rentrée 2018

Un peu plus d'un mois après avoir pris ces décisions radicales, le ministre s'est rendu vendredi 9 mars au lycée Galliéni pour constater les premiers effets des mesures qu'il a décidé. Sans y convier les médias à cette visite, il a profité de cette matinée pour échanger avec les syndicats, les enseignants, les élèves et des parents sur l'avenir de ce lycée. Jean-Michel Blanquer leur a annoncé que cet établissement disposerait d'un "statut expérimental" à la rentrée 2018.

Mais il est resté évasif sur la signification exacte de ce nouveau statut et sur les moyens qui y seront alloués :

"C'est un lycée qui va progresser grâce aux atouts que nous saurons souligner. Être un lycée expérimental, c'est tout simplement avoir un projet éducatif original qui concentre toute l'énergie des partenaires autour de l'établissement. Le nouveau proviseur est donc en train d'élaborer avec l'équipe éducative le projet qui permettra de voir en Galliéni un endroit attractif. Dès la rentrée 2018, il y aura de très bonnes raisons d'aller dans ce lycée", a promis Jean-Michel Blanquer.

Par voix de communiqué, Carole Delga a précisé que "de nouveaux projets sont en cours pour créer des aménagements paysagers et des espaces de détente pour les élèves".

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