"Le futur président du Département devra dialoguer avec Jean-Luc Moudenc", interview de l'UMP Michel Aujoulat

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Michel Aujoulat, candidat de la droite sur le canton de Tournefeuille
Michel Aujoulat, candidat de la droite sur le canton de Tournefeuille (Crédits : DR)
La présidence du Conseil général de Haute-Garonne ? Il y a pensé. Mais c’était avant les résultats du premier tour de dimanche dernier. L’UMP Michel Aujoulat, ancien maire de Cugnaux et candidat sur le canton de Tournefeuille, analyse les mauvais résultats de la droite lors du dernier scrutin et affirme que le futur président du Département devra "dialoguer avec la Métropole". Interview.

La présidence du Département, vous y songez ?
J'y avais pensé avant le 1er tour, oui, même s'il était prématuré d'en parler. Mais si la droite avait été en position de majorité, je pense qu'il y aurait eu des primaires pour désigner le président. Plusieurs candidats s'étaient fait connaître : Jean-Marc Dumoulin, Arnaud Lafon, Jennifer Courtois-Perrisé, Élisabeth Pouchelon... Dans tous les cas, cette perspective ne se présente plus.

Quelle est selon vous la première action que devra mener le nouveau président ?
Il devra être une personne de dialogue et de consensus - ce qui n'était pas le cas de Pierre Izard - et aller dialoguer avec Jean-Luc Moudenc. La priorité est de redéfinir les relations entre le Département et la Métropole. Rationaliser et mutualiser les dépenses. Aujourd'hui, rien n'est clair. C'est ahurissant de voir que, pour financer un rond-point, il faut faire appel au Département et à Toulouse Métropole. Dans un système aussi archaïque, comment aller faire face aux länder allemands ?

Quelles sont les compétences que doit garder le Département selon vous ?
L'aide sociale doit rester entre les mains du Département. Mais il faut la contrôler. Il est temps de faire la différence entre aide sociale et assistanat. Il ne faut pas seulement distribuer des aides, il faut aussi aider les gens à retrouver un emploi, les former. Le Conseil général ne doit pas être une boîte à distribuer des aides et des subventions.

Doit-on remettre en cause les financements du Département dans le prolongement de la ligne B du métro, au profit d'une 3e ligne souhaitée par Jean-Luc Moudenc ?
Le Département va devoir collaborer avec la Métropole. Privilégier la 3e ligne de métro plutôt que le PLB est une bonne idée, que je soutiens. Le Département va devoir se pencher sur la question. Il y aura certes 3 - 4 ans de retard pour desservir Labège, mais c'est une vision de long terme que propose Jean-Luc Moudenc.

Pierre Izard a exprimé son opposition à la privatisation de l'aéroport, est-ce aussi votre cas ?
Cette privatisation ne me traumatise pas. Il faut être concret : on ne peut pas souhaiter le développement économique et voter contre tout ce qui permet le développement économique. Le consortium chinois pourra financer l'accessibilité à l'aéroport et le Parc des expos. Aujourd'hui, vu le contexte économique, ce n'est pas négligeable. Par ailleurs, je n'ai pas beaucoup entendu Pierre Izard s'élever contre cette privatisation souhaitée par le gouvernement socialiste. Il a crié une fois que la décision était prise, c'est un peu facile.

Comment analysez-vous l'échec de la droite en Haute-Garonne au 1er tour ?
Nous sommes partis avec l'impression de pouvoir conquérir le Département. Ce n'est pas une réussite. Il faut dire que le Premier ministre a dramatisé l'enjeu dans une stratégie visant à favoriser les duels FN / PS et ça a réussi. Par ailleurs, nous sommes dans une région qui représente une exception. Ici, l'UMP fait toujours 10 points de moins que dans le reste de la France ! Nous sommes pris en sandwich entre un FN qui monte et un PS qui résiste, notamment parce que certains de ses candidats sont des élus sortants. Néanmoins, les socialistes ont beaucoup mobilisé au 1er tour, mais auront moins de réserves de vote au second tour : je suis surpris de la virulence du PC et des Verts envers le PS. Je pense que la droite unie peut remporter des cantons à Toulouse, alors qu'en milieu rural, il est vrai, c'est la bérézina. Aujourd'hui, j'appelle à ouvrir les portes du Conseil général. Nous avons besoin d'air, de pluralisme.

Canton de Tournefeuille

Sur le canton de Tournefeuille, Michel Aujoulat (et son binôme Sylvie Deguine) sont arrivés en deuxième position avec 30,23 % des voix au premier tour. Devant eux, les socialistes Dominique Fouchier et Isabelle Rolland ont recueilli 34 ,49 % des voix. Le Front de Gauche est disqualifié (13,05%) de même que le FN (22,23 %).

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Commentaires
a écrit le 25/03/2015 à 18:30 :
Merci pour le soutien du PL3 ,j'attends la fin des cantonales pour communiquer
Tout ceci bien expliqué avec méthode et sincérité va paraitre une évidence dans les mois à venir

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