Nouveaux locaux à Toulouse et nouvelles ambitions pour Scopelec

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La première Scop de France vise une très grande augmentation de son chiffre d'affaires à l'horizon 2024.
La première Scop de France vise une très grande augmentation de son chiffre d'affaires à l'horizon 2024. (Crédits : Pierrick Merlet)
Basée à Revel, la première Scop de France vient d'inaugurer, dans la périphérie toulousaine, à Saint-Orens, de nouveaux locaux. Une réorganisation de ses équipes à Toulouse qui se déroule en parallèle de la mise en œuvre d'un nouveau plan stratégique, Scopelec 2024. Une vision d'entreprise qui doit permettre à l'installateur d'infrastructures de télécommunications de créer 1 000 emplois d'ici 4 ans.

Est-ce le signe d'un nouveau départ pour Scopelec ? Peut-être bien. La première Scop de France (en terme de chiffre d'affaires et de nombre de salariés) a inauguré jeudi 28 mars ses nouveaux locaux, à Saint-Orens-de-Gameville, dans la périphérie de Toulouse.

"Ce nouveau bâtiment, qui est tout un symbole, permet de réunir nos trois entités toulousaines, auparavant dans des implantations distinctes, depuis le début de l'année. Désormais, 220 personnes travailleront ici au quotidien, mais notre siège social reste à Revel" fait savoir Thomas Foppiani, président du groupe Scopelec.

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Installé dans ce nouveau bâtiment de 4 500 m2, construit par le promoteur Pacfa, spécialisé dans l'immobilier d'entreprise, les salariés de l'entreprise qui compte 1 000 sociétaires vont ainsi mettre en œuvre en Occitanie et en France une nouvelle stratégie : Scopelec 2024. L'objectif est de diversifier les activités de la société qui réalise actuellement 430 millions d'euros de chiffre d'affaires en employant 3 842 salariés.

Des objectifs de croissance ambitieux

Ce plan repose donc sur quatre piliers. Tout d'abord, Scopelec entend renforcer son activité historique, à savoir l'implantation d'infrastructures de télécommunications. Très important sous-traitant de l'opérateur Orange, l'entreprise espère voir le chiffre d'affaires de cette activité passer de 400 millions d'euros à 500 millions d'ici quatre ans.

Autre activité sur laquelle l'entreprise née en 1973 entend se développer fortement, les services aux entreprises, notamment sur la cybersécurité. Ce tournant stratégique justifie ainsi la participation à hauteur de un million d'euros dans la récente levée de fonds du toulousain ITrust de 3 millions, une entreprise qui développe des logiciels de cybersécurité en utilisant de l'intelligence artificielle.

"Nous développons avec ITrust des box de cybersécurité à destination des TPE, PME et pourquoi pas des ETI. On s'attend à ce que cette activité atteigne le chiffre d'affaires de 70 millions d'euros en 2024, contre 15 millions pour le moment", détaille Thomas Foppiani.

Signe que le dirigeant voit les choses en grand pour la structure, lui qui entend s'attaquer également à l'international. Parmi les 94 sites dont dispose Scopelec, figure une récente implantation au Maroc. D'autres opérations similaires devraient suivre dans l'Afrique francophone afin de porter le chiffre d'affaires à 20 millions d'euros d'ici 2024 à l'international. Enfin, la Scop, après avoir créé un millier d'emplois lors de ces trois dernières années, compte créer 1 000 autres emplois à même échéance.

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