Les recrutements de cadres au plus haut en Occitanie, portés par l'informatique

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Plus de 50% des recrutements prévus concernent les fonctions informatiques et d'études R&D.
Plus de 50% des recrutements prévus concernent les fonctions informatiques et d'études R&D. (Crédits : Rémi Benoit)
Entre 16 000 et 17 700 cadres pourraient être recrutés en 2018 dans la région Occitanie selon l'enquête annuelle menée par l'Apec. Ce niveau record d'embauches provient surtout de l'essor des activités d'ingénierie et d'informatique dans la métropole toulousaine, des métiers en tension pour lesquels il est de plus en plus difficile pour les entreprises de trouver des candidats.

C'est un niveau jamais atteint depuis la création du baromètre de l'Apec dans les années 90. Selon l'enquête annuelle de l'Agence pour l'emploi des cadres menée auprès de 800 entreprises régionales, entre 16 000 et 17 700 cadres devraient être recrutés au cours de l'année 2018 en Occitanie. À titre de comparaison, juste avant la crise des subprimes, l'Occitanie recensait en 2007 près de 14 000 embauches de cadres et moins de 9 000 recrutements cadres en 2009 au plus fort de la récession.

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Cette phase ascendante avait déjà été amorcée en 2017 où les embauches ont dépassé toutes les projections de l'Apec. "Nous avions annoncé une fourchette de 11 600 à 12 670 embauches. Finalement, les entreprises ont recruté 15 490 cadres sur l'année, soit une hausse de 14% par rapport à 2016", indique Jean-Sébastien Fiorenzo, délégué régional Occitanie pour l'Apec. Avec le niveau d'embauches annoncé pour cette année, la région Occitanie pourrait décrocher la 3e place des régions avec le plus fort volume de recrutements cadres, derrière l'Ile-de-France et Auvergne-Rhône-Alpes et devant les Hauts-de-France et PACA.

Plus de la moitié des embauches cadres en informatique et pour les études R&D

Cette profusion d'emplois se concentre autour de certains métiers. "Plus de 50% des recrutements prévus concernent les fonctions informatiques et d'études R&D (qui correspondent aux sociétés d'ingénierie comme les ESN, anciennement appelées SSII). Ces forts besoins sont moins présents dans les régions PACA, Pays-de-la-Loire et Nouvelle-Aquitaine plus marquées par l'activité de commerce", analyse Jean-Sébastien Fiorenzo.

Il y a quelques jours, La Tribune a recensé les principales sociétés d'ingénierie qui prévoient de recruter en 2018. Certaines à l'image de Alten, Assystem Technologies ou Scalian s'apprêtent chacune à embaucher plusieurs centaines de collaborateurs à Toulouse, la métropole génère une grande partie des postes proposés dans ces secteurs.

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Multiplier les canaux de recrutement face à la pénurie d'ingénieurs

Le revers de la médaille est que certains profils sont tellement recherchés que les entreprises peinent à trouver des candidats. "Des PME se retrouvent parfois avec zéro candidat", observe le délégué régional de l'Apec. "Quand on a commencé à dire à un cabinet de recrutement qu'on recherchait des ingénieurs informaticiens et des développeurs, ce dernier nous a rétorqué 'Oui, comme tout le monde'", témoigne André Lavergne, secrétaire général de la startup toulousaine Rubix.

Pour trouver la perle rare, les entreprises doivent multiplier les initiatives. "Diffuser une offre d'emploi ne suffit pas. Il faut faire connaître la marque via les réseaux sociaux, être présent du Linkedin. On met en avant par exemple qu'on vient d'être sélectionnés par Gartner dans le Magic Quadran aux côtés de sociétés prestigieuses comme Cisco ou HP", avance Jean-Baptiste Prost, directeur général adjoint de la PME toulousaine Pole Star. Ce type d'initiative est une manière d'attirer des profils venus d'autres régions, même si les entreprises occitanes ne peuvent généralement pas s'aligner sur les tarifs pratiqués en région parisienne.

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70% des recrutements ciblent des cadres avec moins de 10 ans d'expérience

À noter qu'une nouvelle fois cette année les entreprises ciblent des profils plutôt peu expérimentés. "70% des recrutements prévus en Occitanie en 2018 concernent des candidats avec entre 0 et 10 ans d'expérience", relève Jean-Sébastien Fiorenzo. Seuls 5% des offres ciblent les personnes avec 16 à 20 ans d'expériences et 3% les collaborateurs avec plus de 20 ans d'expérience.

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