L’après Covid-19 : "Toulouse peut se relever de cette crise" (Marion Guillou et Jean Tirole)

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Jean Tirole, le président de la TSE, et Marion Guillou se sont confiés à La Tribune sur cette commission indépendante qui a étudié l'avenir économique de Toulouse.
Jean Tirole, le président de la TSE, et Marion Guillou se sont confiés à La Tribune sur cette commission indépendante qui a étudié l'avenir économique de Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
La commission indépendante chargée de réfléchir à l’avenir économique de Toulouse et son territoire sur 10 à 15 ans a rendu son rapport ce mardi 29 septembre à Jean-Luc Moudenc et Carole Delga. Quelques heures avant sa présentation, Marion Guillou, sa présidente, et Jean Tirole, son parrain, ont accordé un entretien exclusif à La Tribune sur la méthode de travail de cette commission et le contenu de ses conclusions. Le collectif d'expert se montre optimiste malgré la crise que traversent la capitale européenne de l'aéronautique et sa filière. Il propose même de relancer à Toulouse un dossier de candidature pour obtenir le label d'excellence universitaire Idex. Interview croisée.

La Tribune - La commission indépendante chargée de réfléchir à l'avenir économique du territoire toulousain a été installée le 6 juillet. Près de trois mois après, vous rendez aux collectivités le rapport final ce mardi 29 septembre. Quel est le sentiment qui prédomine ?

Lire aussi : La commission indépendante sur l'avenir de l'économie de Toulouse lancée

Jean Tirole - C'est un travail formidable, aussi bien en qualité qu'en quantité, avec les limites inhérentes à un travail fait en deux mois et demi. Il y a une boite à idées considérable et je pense qu'il y a des propositions à piocher pour essayer d'améliorer la situation et se projeter à Toulouse dans un avenir à horizon 2030 voire 2035, avec des mesures parfois peu onéreuses.

Marion Guillou - C'était un travail collectif passionnant, avec 12 experts et trois rapporteurs. Nous nous sommes mis au travail tout de suite et nous avons tenu huit réunions depuis notre installation. Par ailleurs, nous avons mené 110 auditions. Dans ces entretiens, nous avons trouvé des gens extrêmement motivés. Il y a une vraie envie collective de bouger pour assurer un avenir positif au territoire de Toulouse.

Au cours de ces nombreuses consultations, un sujet prédominant a-t-il fait son apparition ?

M.G. - Nous avons beaucoup parlé de l'emploi des jeunes. Il y a beaucoup plus de jeunes à Toulouse qu'ailleurs en France. Et les projections démographiques prouvent que cela va se confirmer dans le temps.

J.T. - C'est un énorme atout, mais une difficulté face à la Covid-19, avec 50 000...

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