Immobilier : les prix explosent dans certains quartiers de Toulouse

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Les Carmes enregistrent une baisse de plus de 5% en 2018.
Les Carmes enregistrent une baisse de plus de 5% en 2018. (Crédits : Rémi Benoit)
À Toulouse, le prix médian au m2 dépasse les 2 600 euros le m2 d'après les derniers chiffres des notaires. Les Chalets, La Cépière et Patte d'Oie connaissent un essor important. À l'inverse, Les Carmes font face à une décote en raison d'un besoin important de rénovation.

"Toulouse n'est pas une ville chère", rappelle Philippe Pailhès, président de la Chambre interdépartementale des Notaires. En 2018, le prix médian au m2 atteint 2 610 euros dans la Ville rose (contre environ 2 500 euros l'an dernier) pour des appartements anciens. Ce qui en fait la 6e ville la plus chère de France derrière Bordeaux (4 230 euros le m² ), Lyon (3 910 euros le m² ) ou Nice (3 670 euros le m²). Et ce, malgré une baisse du volume des ventes annuelles de 1,4 % en Haute Garonne.

"Évolution extraordinaire" à La Cépière ou à Patte d'Oie

"Nous avons un nouveau secteur parmi les quartiers chers : Les Chalets", annonce le notaire. Avec une augmentation de 8,5% de son prix médian au m² en un an, Les Chalets (4 140 euros le m²) vient désormais se placer en quatrième position derrière le quartier Saint-Georges (4 560 euros), Capitole (4 310 euros) et Saint-Étienne (4 260 euros le m²).

Et en s'éloignant de l'hypercentre pour les quartiers dits "intermédiaires", les surprises continuent : ainsi, les quartiers de La Cépière ou encore Patte d'Oie affichent une "évolution extraordinaire" de 15,2% pour l'un (2 740 euros le m²) et de  6,3% pour l'autre (avec 2 980 euros le m²).

Pour La Côte Pavée, c'est également une évolution à deux chiffres avec 11% d'augmentation : "Ce quartier surtout réputé pour les maisons trouve désormais son public au niveau des appartements", décrypte Philippe Pailhès. Quant à la hausse des prix dans le quartier de Saint-Agne (17,6% avec 3 060 euros le m²), elle s'explique par un phénomène de "contamination" dû, selon le président, au succès du quartier voisin de Saint-Michel. Concernant les appartements neufs, le volume de vente est en nette augmentation (+12,2%).

" Nous sommes sur un marché très régulier, c'est assez rassurant et étonnant", constate-t-il.

Les Carmes en baisse

Bien que le "triangle d'or" domine toujours le marchés des appartements anciens, le quartier des Carmes subit une baisse de -5,8% avec 3 880 euros tout comme son voisin de Saint-Aubin, qui lui enregistre une baisse de -5,4% (3 940 euros le m²). Une nouvelle étonnante pour le quartier historique, qui est due notamment à des rénovations importantes : "Les Carmes a toujours été, sauf cette année, le quartier le plus cher, mais il y a beaucoup d'appartements à rénover, explique Philippe Pailhès, je ne le prends pas comme un effondrement du quartier, c'est une typologie conjoncturelle qui explique cette baisse". Des prix qui restent néanmoins très élevés comparés à ceux d'autres quartiers plus excentrés qui enregistrent également une baisse, notamment La Roseraie avec -15,8% (1 790 euros le m²), Les Izards avec -2,8% ( 1 710 euros le m²) et Lafourguette qui affiche une baisse de -3,4% (1 710 euros le m²).

Succès des maisons en périphérie de Toulouse

Alors que le marché des appartements fait le succès du centre de la Ville rose, c'est bien en extérieur que celui des maisons est le plus prospère : "Toulouse représente environ 30% du marché des maisons". Balma arrive en tête des communes les plus chères avec un prix de vente médian de 415 000 euros (+ 10,7%), Ramonville affiche une progression de 15,5% (350 000 euros) et Launaguet se place en dixième position avec une importante augmentation de 13,3% (272 000 euros).

Grâce à un marché que Maître Pailhes juge "bien orienté", ce dernier est optimiste pour 2019 : "C'est de bon augure pour l'année : nous avons des taux qui restent bas, des prix qui restent stables et des prix moyens abordables".

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