Devenu le "Grand Matabiau, quais d’Oc", Teso dévoile son nouveau visage

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Les acteurs locaux se préparent à accueillir plus de voyageurs à la gare Matabiau avec l'arrivée de la LGV.
Les acteurs locaux se préparent à accueillir plus de voyageurs à la gare Matabiau avec l'arrivée de la LGV. (Crédits : Rémi Benoit)
Le projet "Grand Matabiau, quais d’Oc", anciennement Teso, avance. Après 29 mois de chantier, les travaux de la gare Matabiau à Toulouse prendront fin en avril 2020. Un réaménagement d'envergure pour un coût de 30 millions d’euros financé par la Métropole, la Région Occitanie, Tisséo, la SNCF, Europolia et l'Etat. L'objectif : rendre la gare plus attractive et multimodale et la préparer à l'arrivée de la LGV.

Plus de deux ans après le début des travaux, le chantier de la gare Matabiau à Toulouse va prendre fin en avril 2020. Ces aménagements qui entrent dans le vaste projet du "Grand Matabiau, quais d'Oc", anciennement Teso, visent à moderniser la gare et à réaménager les alentours sur un périmètre de 135 hectares. La modernisation des accès à la gare, d'un coût d'environ 30 millions d'euros, a été financé par Toulouse Métropole (17,5 millions), la Région Occitanie (2 millions), le Conseil départemental, Tisséo (3,5 millions), la SNCF (5 millions), Europolia (1 million) et l'État.

"Nous arrivons au terme de 29 mois de travaux qui avaient pour volonté d'embellir la gare, de mettre en valeur le Canal du midi, d'élargir l'espace au profit du piéton et de végétaliser ce lieu. La gare est la troisième pièce du puzzle dans notre aménagement de la ville avec la rue Bayard et les allées Jean Jaurès", indique Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole.

Grand Matabiau Teso

Les travaux de la gare Matabiau arrivent bientôt à leur terme (Crédits : Rémi Benoit).

Une nouvelle gare axée sur la multimodalité

Avec l'aménagement des boulevards, d'un parvis au-dessus du Canal du Midi, du nouvel accès au métro avec deux entrées dont une pour la future troisième ligne, du dépose-minute et de la rénovation de son parvis, la gare Matabiau a pour vocation de devenir un grand espace intermodal. Et ainsi, d'accompagner le développement des transports en commun et désengorger la circulation à Toulouse.

"Nous voulions faciliter l'accès au train tout en prenant également en compte les multimodalités que l'on retrouve à la gare comme le métro, la mobilité douce, le bus, avec la gare routière et la voiture avec le dépose-minute", indique Benoît Bruno, directeur du développement et des projets chez SNCF Gares et Connexions.

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Grand Matabiau Teso

La portion du Canal du Midi en face de la gare a été recouverte (Crédits : Rémi Benoit).

En ce sens, le futur emplacement de la gare routière va être mûrement réfléchi. Chaque année, un million de voyageurs y transitent. En 2019, son trafic a même augmenté de 3%, d'après Pascal Boureau, vice-président du Conseil départemental de Haute-Garonne.

"Nous allons décider cette année si nous la maintenons sur la place ou si nous la déplaçons vers Marengo-Périole. Nous attendons les résultats des études", ajoute Carole Delga.

Grand Matabiau Teso

L'entrée du métro a été totalement repensée (Crédits : Rémi Benoit).

La LGV au bout du projet

Pour ce qui est du train, comme l'a souligné Jean-Luc Moudenc, il devrait y avoir 150 000 voyageurs chaque jour en 2030, soit trois fois plus qu'aujourd'hui à la gare Matabiau. Les différents financeurs souhaitaient donc surtout redorer l'image de la gare et la remettre au cœur du trafic toulousain.

"La gare est plus adaptée au transit actuel à présent. Elle va permettre de donner encore plus d'envol à la ville. Nous sommes désormais dans une porte d'entrée nationale et internationale de la métropole et qui va le devenir de plus en plus", estime Etienne Guyot, préfet de la Région Occitanie et préfet de Haute-Garonne.

Les acteurs locaux se préparent, en effet, à accueillir plus de voyageurs avec notamment l'arrivée de la LGV. Ceux-ci déplorent le fait que l'Occitanie est la grande oubliée en terme de ligne à grande vitesse et attendent avec impatience de pouvoir en avoir une.

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"Nous travaillons pour avoir la LGV mais il faut avancer sur le plan de financement. Nous avons besoin d'une liaison avec Paris en 3h10 et de lignes rapides avec l'international également", conclut la présidente de la Région Occitanie, Carole Delga qui tenait à souligner qu'un RER toulousain serait impossible à mettre en place sans cette LGV.

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