En visite à Toulouse, la ministre des Transports lance la 4G dans le métro

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La ministre des Transports, Elisabeth Borne, s'est rendue pour la première fois à Toulouse.
La ministre des Transports, Elisabeth Borne, s'est rendue pour la première fois à Toulouse. (Crédits : Rémi Benoit)
Pour sa première visite à Toulouse, vendredi 10 novembre, la ministre des Transports, Elisabeth Borne, a abordé les dossiers de la mobilité de demain avec les navettes autonomes d'EasyMile, la LGV Bordeaux-Toulouse, et la 4G dans le métro, officiellement lancée le jour de sa venue.

L'ancienne présidente de la RATP et désormais ministre des Transports depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée, Elisabeth Borne, était pour la première fois à Toulouse vendredi 10 novembre.

Attendue en milieu de matinée à l'aéroport Francazal de Cugnaux, la ministre est venue découvrir les locaux d'EasyMile. Cette startup toulousaine qui développe des navettes autonomes (sans chauffeur, NDLR), et dont une est actuellement en phase de tests à Pibrac et prochainement sur les allées Jules Guesde de Toulouse.

Elisabeth Borne a notamment été accueillie par le PDG de l'entreprise, Gilbert Gagnaire, mais aussi Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie et l'adjoint au maire du Cugnaux en charge des transports et des déplacements, Aurélien Andreu-Seigne. Ce dernier a exprimé auprès de la ministre le souhait de la municipalité de faire de cette zone Francazal "la zone industrielle des transports du futur", notamment avec l'arrivée récente d'Hyperloop. Ce à quoi a répondu Carole Delga : "sur l'agglomération toulousaine, nous avons mis en place tout un système autour du transport intelligent".

Elisabeth Borne

Elisabeth Borne, à gauche, entourée des élus locaux à son arrivée, dont Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie (ici en rouge). Crédits : Rémi Benoit.

Après des échanges avec ses hôtes d'un jour, la ministre des Transports a pu rencontrer une partie des 60 ingénieurs d'Easymile. Elle a ensuite assisté à une présentation complète de l'entreprise qu'elle qualifie "de véritable pépite française sur la mobilité de demain".

Avant de tester la navette autonome pendant plusieurs minutes, Elisabeth Borne a fait part de sa volonté de simplifier le processus d'expérimentation de ces startups innovantes.

"Il faut donner un cadre plus souple aux expérimentations de ces véhicules autonomes, notamment sur la réglementation. Nous devons en autre changer l'obligation de détention du permis D pour les opérateurs travaillant sur ces projets, afin de simplifier le recrutement des startups comme Easymile. Il faut permettre à l'ecosystème des startups françaises de rester en pointe pour offrir le meilleur service d'abord à nos concitoyens. Donc l'innovation sera vraiment au cœur de la loi d'orientation des mobilités que je présenterai en 2018".

Elisabeth Borne

La ministre des Transports s'est offert un trajet de quelques minutes dans la navette autonome. Crédits : Rémi Benoit.

En fin de matinée, sa visite dans l'agglomération toulousaine a pris une toute autre tournure, hautement plus risquée politiquement. Elle était attendue à la préfecture de région, place Saint-Etienne à Toulouse, pour une réunion de travail sur le dossier de la LGV Bordeaux-Toulouse, en compagnie de Carole Delga, Georges Méric, président du Département de la Haute-Garonne et Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole. Ce dossier fait l'objet depuis plusieurs semaines de frictions entre les élus locaux, favorables à ce projet, et le gouvernement, qui ne se positionne pas clairement sur la question. A la sortie de la réunion, aux alentours de midi, Elisabeth Borne a voulu se montrer rassurante.

"Je suis venue à Toulouse pour lever tous les malentendus et dire très clairement : il n'y a pas d'un côté ceux qui souhaitent faire avancer les projets et de l'autre, à Paris, ceux qui voudraient les bloquer. Ce projet de LGV Bordeaux-Toulouse n'est pas abandonné, mais mis en pause le temps de mener une réflexion complète sur ce projet et définir ce qui est réalisable".

La ministre des Transports a par ailleurs annoncé qu'une décision serait prise dans les prochains mois, début 2018, sur l'avenir de cette LGV entre les deux grandes métropoles du Sud-ouest.

Lire aussi : LGV à Toulouse : l'État tranchera début 2018

Elisabeth Borne

Les élus locaux et la ministre autour de la table avant le début de la réunion vendredi 10 novembre. Crédits : Préfecture de la région Occitanie.

Avant de mettre un terme à sa visite à Toulouse, Elisabeth Borne, en compagnie de Jean-Luc Moudenc et de Jean-Michel Lattes, président de Tisséo, a emprunté le métro toulousain afin de tester le réseau 4G, fraîchement installé dans le métro, une première en France. Elle a ainsi effectué le voyage entre les stations de métro Jean-Jaurès et Capitole avant de rendre son verdict, souriante : "Je vous le confirme cela marche très bien. J'ai deux téléphones chez deux opérateurs différents et tous les deux n'ont eu aucun problème à capter la 4G".

"Désormais à Toulouse, les usagers du métro pourront en toute fluidité poursuivre leurs appels, échanger par SMS, accéder à Internet durant le trajet. Le temps de transport ne doit pas constituer un temps de rupture dans leur quotidien, mais au contraire être le plus utile. Utile pour resté connecter au monde, utile pour travailler, utile pour échanger. Il ne faut pas oublier que nos concitoyens passent en moyenne une heure par jour dans les transports".

Elisabeth Borne

L'ancienne président de la RATP salue cette innovation. Crédits : Rémi Benoit.

La ministre des Transports, Elisabeth Borne, espère que cette avancée technologique sera rapidement mise en place dans les autres grandes villes françaises.

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