À Toulouse, le robot désherbeur de Naïo Technologies est unique au monde

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Dino, le nouveau robot de Naïo Technologies
Dino, le nouveau robot de Naïo Technologies (Crédits : Naïo Technologies)
L'entreprise toulousaine Naïo Technologies vient de lancer la commercialisation de son nouveau robot nommé Dino. Il s'agit du premier robot enjambeur de désherbage mécanique à être commercialisé au monde. Bien plus grand que ses prédécesseurs, l'engin ouvrira de nouveaux marchés pour l'entreprise, en étant utile aux maraîchers qui disposent de grandes parcelles.

Un nouvel appareil complète désormais l'offre de robotique agricole de Naïo Technologies. Il s'appelle Dino, et il aura fallu un an et demi de travail à l'entreprise toulousaine pour faire naître ce premier robot enjambeur de désherbage mécanique vendu dans le monde. Déjà 8 appareils de ce modèle ont été vendus depuis le début de l'année 2017, dont 4 sont déjà en service. Par ailleurs, la cadence de production sera augmentée l'année prochaine et une vingtaine de Dino devraient être construits.

Un nouveau robot spécialement conçu pour les grandes exploitations

La société Naïo Technologies a doté Dino d'un imposant gabarit qui lui permet d'enjamber plusieurs rangs de plantations. De fait, le robot désherbe "en planche" (plusieurs rangs de légumes à la fois) sur une largeur entre 1,20 m et 1,50 m. Cet atout intéresse principalement les maraîchers qui travaillent sur de très grandes exploitations.

Muni d'une caméra et d'un GPS, le robot évolue en totale autonomie, puisqu'il sait repérer son terrain d'action sur une parcelle. Pour l'instant, le logiciel de Dino ne lui permet de reconnaître que les plantations de salades, mais sa capacité de détection devrait s'élargir à d'autres cultures légumières dans les mois qui suivent.

Un chiffre d'affaires multiplié par deux en 2017

Depuis 2011, les Toulousains de Naïo Technologies façonnent, assemblent et commercialisent des robots agricoles. Ils sont conçus pour aider les agriculteurs et les viticulteurs dans le désherbage et le binage de leurs cultures. En 6 ans d'activité, plusieurs machines ont vu le jour dans l'entreprise. La première s'appelle Oz et demeure encore aujourd'hui l'engin le plus vendu par l'entreprise. Il compte environ une cinquantaine d'utilisateurs dans le monde.

Pour l'année à venir, l'entreprise espère un chiffre d'affaires de 1,2 million d'euros, soit le double de celui de 2016. Cette augmentation permettra d'embaucher des salariés pour compléter l'effectif actuel de 23 professionnels, ainsi qu'au lancement de Ted, un autre robot enjambeur. Encore plus imposant que Dino, cet engin est destiné aux exploitations viticoles. Mais il faudra encore attendre à peu près un an pour le voir à l'œuvre.

Lire aussi : Naïo Technologies : qui sont les créateurs du robot des champs ?

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Commentaires
a écrit le 18/05/2017 à 11:52 :
Enfin une innovation agricole qui ne va pas uniquement dans le sens des empoisonneurs, c'est une bonne nouvelle qui va permettre aux maraichers bio d'étendre un peu leur superficie de culture.

Car entre l'agro-industrie et l'agriculture de qualité c'est deux approches totalement différentes de l'agriculture qui s'opposent, tandis que la première veut toujours plus de production pour des prix toujours plus bas avec des produits de piètre qualité au mieux qui ont du coup toujours plus de mal à se vendre la seconde elle c'est des prix stables et respectueux une production limité du fait qu'il faut se remettre à travailler et des produits de qualité nutritive optimale qui se vendent très bien, trop bien car il y a un manque cruel d'offre dans le milieu du bio. La mécanisation du coup est une excellente solution.

Espérons que l'état saura soutenir les agriculteurs bio autant que l'agro-industrie même si avec trois milliardaires français de chez lactalis on peut douter.

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