Régionales : comment la droite prépare l'investiture de son chef de file pour Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon

L'union de la droite et du centre désignera le 25 avril sa tête de liste pour les élections régionales de décembre prochain. Pour la première fois, c'est un collège de 40 élus de Midi-Pyrénées et de Languedoc-Roussillon qui départagera les candidats.

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La droite et le centre désigneront leur candidat le 25 avril prochain
La droite et le centre désigneront leur candidat le 25 avril prochain

C'est une grande première pour la région et une initiative inédite en France. Le candidat de la droite et du centre pour la future région Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon ne sera pas désigné directement depuis Paris. C'est le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc qui a suggéré à Nicolas Sarkozy une autre méthode. Tous les candidats à l'investiture seront auditionnés par un collège de 40 élus : maires de grandes villes, présidents des intercommunalités... Ce comité de pilotage sera composé de 20 responsables de Midi-Pyrénées et autant de Languedoc-Roussillon. À l'issue de cette procédure, le chef de file devra être validé par les commissions nationales d'investiture de l'UMP et de l'UDI. Par la suite, la droite désignera ses têtes de liste pour les 13 départements de la future région.

10 candidats déclarés

Les candidats avaient jusqu'à samedi dernier pour se manifester. 10 personnalités ont décidé de se présenter.

Dès le mois de janvier, Bernard Carayon, maire de Lavaur et chef de file de l'UMP dans le Tarn, s'est porté candidat. Avocat au barreau de Paris, Bernard Carayon a depuis dégagé un peu de temps pour préparer sa candidature. En Lozère, Pierre Morel-A-L'Huissier, député-maire de Fournels et conseiller général, s'est lui aussi manifesté dès le début d'année. Il est suivi par le maire de La Grande motte Stéphan Rossignol. Conseiller régional depuis 1998, ce dernier avait intégré le cabinet de Jacques Blanc, alors président de la Région Languedoc-Roussillon. Le nom de Jean Castex, maire de Prades (Pyrénées-Orientales) et secrétaire général adjoint de l'Élysée sous Nicolas Sarkozy, a été cité dans un premier temps. Mais l'homme politique a été élu sur le canton des Pyrénées catalanes aux élections départementales et a décidé de jeter l'éponge.

Lors de l'installation de Toulouse Métropole le 23 janvier dernier, Jean-Luc Moudenc avait précisé qu' "aucune décision ne sera prise avant les résultats des élections départementales". C'est la raison pour laquelle de nouvelles candidatures ont vu le jour à l'issue du second tour du scrutin, le 29 mars dernier. En fin de semaine dernière, le politologue Dominique Reynié a confirmé sa candidature. Né à Rodez, l'expert brigue son premier mandat. Sont également candidats : Gérard Larrat, maire divers droite de Carcassonne, Philippe Calleja, maire UMP de Saverdun dans l'Ariège, le Tarnais Jacques Thouroude, conseiller régional UMP de Midi-Pyrénées, et la conseillère régionale UMP en Midi-Pyrénées Élisabeth Pouchelon.

Du côté de l'UDI, le sénateur du Tarn Philippe Bonnecarrère qui a été désigné début février par le bureau exécutif national de l'UDI comme "chef de file" en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon sera lui aussi candidat pour l'union de la droite et du centre. Tout comme le conseiller régional UDI en Midi-Pyrénées, Jean-Luc Rivière.

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