Aufert, l'épicerie fine toulousaine livrée à domicile

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Le trio des fondateurs de la startup Aufert (Benjamin, Baptiste et Claire de gauche à droite sur l'image), ambitionne de s'étendre à d'autres villes de France.
Le trio des fondateurs de la startup Aufert (Benjamin, Baptiste et Claire de gauche à droite sur l'image), ambitionne de s'étendre à d'autres villes de France. (Crédits : Pierrick Merlet)
Trois jeunes Toulousains lancent la plateforme numérique Aufert. Cette dernière, qui est avant tout un site internet, va permettre aux consommateurs de se faire livrer des produits alimentaires de haute qualité à domicile (ou au travail), en partenariat avec des commerçants de la Ville rose. À terme, les fondateurs ambitionnent d'étendre leurs services à l'échelle de l'agglomération et à d'autres villes de France.

Tout est parti d'une rencontre entre trois étudiants sur les bancs de la faculté de droit de Toulouse, lors de la rentrée 2017. Une amitié qui va déboucher sur une aventure entrepreneuriale.

"Baptiste et Claire sont venus de Normandie pour faire leurs études à Toulouse. Au fil des semaines, nous avons sympathisé et un soir, vers 20 heures, j'ai voulu les inviter à prendre un verre autour de produits typiquement toulousains. Seulement, tous les commerçants toulousains étaient fermés et nous avons donc terminé dans un supermarché sans aucun produit toulousain. De cette anecdote, on s'est dit qu'on pourrait créer un service en prolongement des commerçants pour les consommateurs", raconte Benjamin Penalver.

Après un "travail de fond important", le trio vient donc de lancer sa propre startup, Aufert. Une jeune entreprise qui dispose de ses propres locaux dans l'hypercentre toulousain, rue de Montoulieu-Vélane et qui a fait le choix ne pas passer par un incubateur.

Quatre véhicules électriques

Son concept ? Livrer chez le consommateur ou à son bureau des produits de grande qualité proposés par des commerçants de l'hypercentre toulousain. "Au départ, nous étions centrés uniquement sur l'apéritif et nous nous sommes rendus compte que les besoins étaient bien plus importants", concède Claire Dantrègue, co-fondatrice d'Aufert. Ainsi, grâce à des partenariats avec une vingtaine de petits commerçants de la Ville rose, la startup propose une carte de 500 à 600 produits, disponibles via trois canaux de distribution.

"Dans la première semaine d'avril, nous allons lancer l'épicerie 2.0 via un site internet pour laquelle il y aura un minimum d'achat de 15 euros par commande. Avant cela, d'ici la mi-mars, seront disponibles à la livraison des box à thème. Enfin, nous avons une activité événementielle, pour les afterworks par exemple. Mais nous ne retravaillons pas les produits, nous sommes uniquement un prestataire de services et les produits sont présentés de la façon dont les commerçants le décident", détaille Benjamin Penalver.

Pour apporter ses différentes offres auprès de sa clientèle, la startup a fait le choix de quatre véhicules électriques, par souci écologique mais aussi pour une question de stabilité lors du transports des aliments. Des véhicules qui seront utilisés entre 17 heures et 22 heures la semaine et toute la journée en week-end, soit les horaires de livraison prévus dans un premier temps par le trio pour le lancement.

"Pour les box, nous nous approvisionnerons le matin auprès des commerçants, avant de stocker la journée les produits dans nos locaux équipés à cet effet et pour préparer les diverses commandes, puis les livrer en fin de journée. Mais pour l'épicerie fine, on fonctionnera à flux tendu car l'idée est de stocker seulement quelques heures les produits par gage de qualité", fait savoir Claire Dantrègue.

"On se complique la vie mais c'est pour satisfaire le client et les commerçants", ajoute Baptiste Marie, le troisième co-fondateur d'Aufert. Surtout, ces livraisons sont au cœur du modèle économique de la jeune pousse. Elle compte ainsi se rémunérer grâce à ces frais de livraisons (4,90€ par commande pour l'épicerie fine et 2,50€ pour les box), mais aussi grâce à un pourcentage sur chaque panier qu'elle ne souhaite pas dévoiler. Le reste ira aux commerçants.

Une levée de fonds envisagée

Avec cette formule, les trois entrepreneurs toulousains espèrent séduire entre 500 et 1000 clients par mois en 2019 et atteindre un chiffre d'affaires de 200 000 à 250 000 euros sur l'année. Mais le nombre de clients potentiels pourrait rapidement augmenter pour la startup. Cette dernière qui livre actuellement dans un rayon de quelques kilomètres autour de la place du Capitole ambitionne d'étendre sa zone de livraison à l'agglomération toulousaine et notamment Blagnac et Tournefeuille.

"Ce développement passera par une levée de fonds. Une opération qui pourrait nous permettre également de nous étendre à d'autres villes en France, mais aussi lancer une application mobile avant Noël 2019", fait savoir Baptiste Marie.

Rien que pour son lancement dans la Ville rose, Aufert prévoit déjà quatre recrutements, en plus de sa jeune recrue stagiaire, Claire Marfing, en charge de la communication digitale. Une équipe qui pourrait rapidement s'agrandir si l'appétit des Toulousains s'avère aiguisé.

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