L'IRT Saint-Exupéry prend un nouveau départ dans le B612

 |   |  529  mots
L'IRT s'est installé dans le B612.
L'IRT s'est installé dans le B612. (Crédits : Patrick Dumas)
Les équipes de l'Institut de recherche technologique de Toulouse (né dans le cadre du programme gouvernemental d'investissements d'avenir) ont, depuis quelques jours, emménagé dans une partie du bâtiment B612. Cette installation promet de nouveaux projets et donne une nouvelle image à l'Institut.

L'IRT Saint-Exupéry s'est installé sur l'astéroïde du petit Prince, le B612. Cet écosystème d'innovation, a été conçu pour accueillir plusieurs entreprises, pôles de compétitivité, instituts et laboratoires, pépinière d'entreprises, startups ou encore PME innovantes. La présence de l'Institut de recherche technologique sonnait comme une évidence dans ce bâtiment de 24 000 m². Il couvre, à lui seul, 11 000 m² du B612. Des plateformes techniques se déploient sur 7000m², et les 4000 m² restants ont été agencés en bureaux. Le cahier des charges a atteint 40 millions d'euros pour l'installation dans ces nouveaux locaux car il a fallu aménager à la fois des zones techniques et tertiaires. Le Département, la Région ainsi que Toulouse Métropole ont financé la moitié de cet investissement, mettant 7 millions d'euros chacun.

Avion tout-électrique et pièces virtuelles

L'IRT affiche ses ambitions. Parmi les huit instituts de France, celui de Toulouse, spécialisé dans l'aéronautique et  l'espace, compte, aujourd'hui, 41 projets à réaliser.    "En ce moment, l'IRT foisonne d'idées, explique Gilbert Casamatta, président de l'Institut, chacun dure trois ans et possède un budget entre 1 et 10 millions d'euros " ajoute-t-il.

L'Institut vise à développer les technologies dans plusieurs domaines d'excellence. D'abord, les matériaux avancés, avec par exemple la fabrication additive utilisant les nouvelles technologies 3D. L'aéronef plus électrique est le domaine le plus important, l'Institut s'intéresse notamment aux avions. Thales, Safran, Airbus et d'autres entreprises travaillent main dans la main pour passer d'un avion à carburant fossile à un avion tout électrique.

"Pour mettre au point des aéronefs plus électriques ou hybrides à propulsion électrique, il faut en effet résoudre des problèmes techniques de décharge partielle, de courts-circuits à l'intérieur d'un moteur électrique, avoir une meilleure compréhension des arcs électriques, ou des problèmes liés à l'isolation des câbles. Il faut finalement passer à des tensions électriques plus élevées, sans remettre en question le fonctionnement de l'avion et à terme permettre sa certification", détaillait à la Tribune en juin dernier le directeur général de l'Institut Axel Sirat.

Ce projet nécessite le plus haut budget possible, soit 10 millions d'euros. Enfin, l'organisme de recherche s'intéresse aux systèmes embarqués, les entreprises exploitent les techniques de modélisation pour concevoir des pièces virtuelles.

Lire aussi : Avion plus électrique : l'IRT Saint-Exupéry lance son plus gros projet depuis sa création

L'institut veut prendre une dimension internationale

À sa création en 2013, l'organisme ne comptait que cinq employés. Aujourd'hui, l'effectif de l'IRT est complet. Les 300 employés pérennisent l'activité. Depuis son implantation dans le B612, l'Institut de recherche technologique veut se donner une nouvelle étiquette, une reconnaissance à l'international.

Ouvert sur la zone aérospace, à proximité des campus scientifiques ainsi que du CNES, la situation géographique rendra l'image de l'IRT plus professionnelle. Le 6 mars prochain, Gilbert Casamatta recevra même la visite du Premierr ministre québécois pour signer un accord de coopération entre l'IVADO (Institut de valorisation des données), travaillant sur l'intelligence artificielle et le CRIA. Un outil non négligeable pour le développement de l'organisme et son expansion à l'international.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :