Des étudiants préconisent un tramway sur le périphérique toulousain

Lors du Salon du logement neuf à Toulouse vendredi 23 mars, des étudiants ont remis au maire de Toulouse et président de la métropole, Jean-Luc Moudenc, un rapport sur des hypothèses d’exploitation et d’évolution du périphérique toulousain. Ainsi, 70 étudiants de l’école nationale supérieure d’architecture de Toulouse ont travaillé sur la question "comment peut-on apprivoiser le périphérique ?". Une navette fluviale sur le Canal du Midi ou bien un tramway sur le périphérique sont évoqués.

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Les étudiants de l'Ensat ont réfléchi à comment pourrait évoluer le périphérique toulousain, victime de nombreux embouteillages.
Les étudiants de l'Ensat ont réfléchi à comment pourrait évoluer le périphérique toulousain, victime de nombreux embouteillages. (Crédits : Remi Benoit)

Comment peut-on "apprivoiser" le périphérique ? Voici la question sur laquelle 70 étudiants de l'École nationale supérieure d'architecture de Toulouse (Ensat) se sont penchés pendant six mois. Depuis de nombreuses années, face à l'accroissement démographique de la métropole toulousaine, le périphérique est au cœur de nombreux débats. Doit-il être développé ? Aménagé autrement ? Quelles sont les alternatives ? Le travail étudiant nommé "Utopiques périphériques Toulouse" tente de répondre à ces questions.

"Il y a encore cinq-six ans, les écoles d'architecture fonctionnaient à huit clos. À Toulouse, nous souhaitons devenir un acteur à part entière de la métropole en participant à des réflexions sur l'aménagement de ce territoire", lance Uli Seher, professeur à l'Ensat et coordinateur du projet sur le périphérique.

De cette volonté de participer activement aux projets métropolitains est donc né ce travail des étudiants de l'Enta. Cette étude portant sur le périphérique toulousain est la 4ème édition de ce "devoir". Les trois premières étaient consacrées aux transports en commun, autre sujet majeur pour l'agglomération toulousaine qui aura bientôt un téléphérique urbain et une troisième ligne de métro.

"Le laboratoire de la ville"

Pour en arriver à leur rapport de 140 pages, les étudiants de 4ème et 5ème année de l'école d'architecture, encadrés par l'équipe pédagogique, ont adopté une technique bien particulière. Tout d'abord, ils se sont concentrés sur les échangeurs du périphérique, qu'Uli Seher appelle "les portes de la ville", comme périmètre d'étude. Ainsi, la vallée de l'Hers, le nord toulousain, le quartier du Mirail ou bien le Canal du Midi, ont fait partie du terrain de jeu de ces architectes en devenir. Une fois les lieux ciblés, ils se sont rendus sur place, à la rencontre des habitants, afin de récolter des témoignages pour en faire émerger les problématiques.

"En partant de ces problématiques dégagées après ce travail de terrain, les étudiants se sont permis de réfléchir dans tous les sens, sans limite dans un premier temps, hors champ politique, financier et technique, afin de ne pas brider leur créativité. Nous sommes arrivés à des trois types de solutions : utopiques, réalisables et extrêmement réalisables. Puis dans un second temps, on a voulu "faire atterrir" les étudiants en leur demandant de prendre en compte les contraintes qui peuvent être financières, politiques et techniques. Le but étant de faire ressortir les avantages et les inconvénients de chaque solution proposée", raconte Uli Seher.

Une fois cette deuxième étape réalisée, les solutions ont été transformées et ajustées afin qu'elles deviennent réalisables. Mais le but affiché par l'établissement n'est pas de voir demain ses propositions devenir concrètes, mais plutôt d'ouvrir une réflexion.

"Nous ne cherchons pas à ce que l'un des projets soit réalisé. Mais nous voulons mettre en lumière des enjeux qui pourraient devenir prioritaire dans le futur. On se considère comme le laboratoire de la ville, puisque la Métropole ne pourrait pas lancer une telle étude d'un point de vue politique", explique l'enseignant.

Un tramway sur le périphérique ?

Mais quelles idées ont pu émerger d'une telle étude menée sans limite par des étudiants ?

"Dans tous les secteurs étudiés, l'idée d'un transport en commun sur le périphérique fait consensus. À priori, cela serait simple à mettre en place et peu couteux. On peut très bien imaginer qu'un tramway remplace deux voies de circulation sur le périphérique et permette l'interconnexion tout autour de la ville", lance Uli Seher.

Si ce projet à première vue semble difficilement réalisable, il pourrait être une solution pour désengorger les infrastructures routières de la métropole. Dans cette optique, les élèves de l'Ensat proposent également une navette fluviale sur le Canal du Midi entre la gare Toulouse Matabiau et Ramonville, une portion qui ne dispose pas d'écluse et qui pourrait donc être parcourue rapidement.

Ces deux idées ne constituent qu'une petite partie de ce que préconisent les étudiants toulousains, mais elles illustrent l'objectif du projet. Ce rapport a été remis en mains propres au président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc, lors du Salon du logement neuf à Toulouse, vendredi 23 mars. Un rapport dont l'élu a promis que ses équipes l'étudieraient avec intérêt.

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Commentaire 1
à écrit le 30/03/2018 à 5:44
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Pourquoi pas, mais plutôt au dessus du périphérique ...avec des stations aux artères principales

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