Stagnation des loyers à Toulouse en 2017

 |   |  511  mots
Les loyers à Toulouse connaissent une légère tendance à la hausse sur les 5 dernières années.
Les loyers à Toulouse connaissent une légère tendance à la hausse sur les 5 dernières années. (Crédits : Rémi Benoit)
L’Observatoire local des loyers de l’agglomération toulousaine a dévoilé les résultats de son enquête sur les loyers en 2017. L’organisme remarque principalement une stagnation des loyers sur l’ensemble de l’agglomération dans le parc privé. Pour maintenir les tarifs actuellement pratiqués, la Ville de Toulouse ne compte pas encadrer les loyers par crainte de nuire à l’attractivité du territoire.

Le fait que l'aire urbaine toulousaine soit la zone géographique qui attire le plus de nouveaux habitants en France chaque année (environ 20 000 par an), pouvait laisser craindre le pire. En effet, face à cet afflux de population, les propriétaires privés de biens immobiliers à louer auraient pu enclencher une augmentation des loyers. Mais d'après l'enquête annuelle réalisée par l'Observatoire local des loyers de l'agglomération toulousaine, ce n'est pas le cas pour l'année 2017.

Loyers Toulouse

(Crédit : Observatoire local des loyers).

Sur l'ensemble du parc locatif privé toulousain qui comprend 155 000 logements (2/3 à Toulouse et 1/3 dans la périphérie), l'Observatoire local des loyers note une stabilisation des prix entre l'année 2016 et 2017 avec une moyenne de 11 euros au m2 contre 10,9 euros en 2016. Néanmoins, en observant le graphique ci-dessus, il est difficile de ne pas remarquer la légère tendance à la hausse des loyers toulousains sur les cinq dernières années.

"Il faut comparer les prix des loyers par rapport à des villes aux caractéristiques similaires comme Bordeaux et Montpellier par exemple. Toulouse reste moins chère que d'autres grandes villes françaises malgré les hausses de loyers qui peuvent intervenir lors d'une relocation", martèle Jean-Marc Mesquida, le directeur général de l'Agence d'urbanisme et d'aménagement de Toulouse (Auat, ndlr).

Loyers Toulouse

(Crédit : Observatoire local des loyers).

Effectivement, d'après le réseau national des Observatoires locaux de loyers créés par la loi Alur de 2014, Toulouse fait partie des grandes villes de France les moins chères du marché. L'arrivée de la LGV à Bordeaux va encore augmenter l'écart avec Toulouse cette année par exemple et à Montpellier, le loyer au m2 est déjà 1,6 euros plus cher que dans la Ville rose sur les données de 2017.

Pas d'encadrement des loyers à Toulouse

En plus d'avoir donner naissance à ces observatoires locaux des loyers, la loi Alur permettait surtout aux villes d'instaurer, si elles le souhaitaient à l'époque, l'encadrement des loyers. Ainsi Lille, mais surtout Paris, ont mis en place ce processus dès 2015. Cependant, le tribunal administratif de la capitale a annulé cette mesure fin 2017. De son côté, la Ville de Toulouse avait refusé en 2014 d'instaurer un tel dispositif.

"À ce moment-là, nous étions contre le blocage des loyers car on craignait de faire fuir les investisseurs actuellement installés à Toulouse et ceux à venir. Cette mesure peut mettre à mal l'attractivité toulousaine et ce n'est pas ce que l'on recherche. Nous sommes pour une politique volontariste avec une stabilisation des prix via une offre de plus en plus importante en faisant construire", lance Franck Biasotto, adjoint au maire de Toulouse en charge du logement.

La future loi Elan, qui sera la grande loi sur le logement du président de la République Emmanuel Macron, compte laisser le choix aux villes, une nouvelle fois, de mettre en place l'encadrement des loyers. Mais Toulouse ne compte pas changer de stratégie. Il est prévu de construire 7 000 nouveaux logements par an sur l'agglomération pour répondre à la croissance de la population toulousaine.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :