L'entreprise toulousaine CLS décroche un contrat pour les JO de Rio

La société CLS, filiale du Cnes, a décroché un contrat de nettoyage de la baie de Guanabara à Rio grâce à sa technologie de surveillance des océans par satellite. Une opportunité inattendue pour l'entreprise de Ramonville, plus habituée à la surveillance de plateformes pétrolières.

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Via sa filiale brésilienne, CLS va surveiller la polution de l'eau pendant les épreuves de voile
Via sa filiale brésilienne, CLS va surveiller la polution de l'eau pendant les épreuves de voile (Crédits : Reuters)

Il y a un an, le monde entier posait un regard effaré sur la baie de Guanabara à Rio, son fameux pain de sucre et... ses monticules de déchets flottants. Un désastre pour la ville qui organise entre le 5 et le 21 août prochains les épreuves de voile des Jeux Olympiques dans cette étendue d'eau de plus de 400 m2.

Suite à cet épisode, Thomas Bach, le président du comité international olympique, assurait que tout serait en ordre pour l'ouverture des JO, obligeant l'État de Rio à réagir. Les pouvoirs publics brésiliens ont donc mis en place une flottille de petits bateaux spéciaux capables de collecter les déchets flottants. Ils ont également sollicité Prooceano, la filiale brésilienne de l'entreprise toulousaine CLS.

Sa mission ? Surveiller la baie par satellite afin d'optimiser sa dépollution. Pour cela, les équipes de Prooceano ont mis en place un système de modélisation de la baie, sorte de cartographie permettant de connaître la position des bateaux en permanence grâce à un système de localisation par satellite, mais qui permet aussi d'anticiper les marées pour prévoir où les déchets vont s'accumuler. Le bateau le plus proche est alors envoyé sur site pour récupérer les déchets et les déposer dans des zones de décharge prévues par les autorités publiques.

"Au départ, les choses se sont faites par opportunité, raconte Stéphanie Limouzin, la directrice océanographie spatiale chez CLS, qui chapeaute depuis Toulouse la filiale brésilienne. L'État de Rio et le secrétariat d'État à l'Environnement connaissaient nos activités de surveillance des plateformes pétrolières au large du Brésil, ils nous ont donc demandé d'imaginer des solutions adaptées à cette problématique."

C'est la première fois que CLS met ses technologies au service de l'environnement, mais peut-être pas la dernière. "Habituellement, nos océanographes travaillent plutôt pour les pétroliers au large des côtes brésiliennes mais si Proocéano souhaite poursuivre dans ce secteur, nous le ferons car cette opération représente pour nous une belle vitrine de la combinaison de technologie tracking avec balise de modélisation", estime Stéphanie Limouzin.

En effet, ce nouveau secteur d'application s'insère parfaitement dans l'axe majeur de développement de CLS : l'international.

Outre sa filiale brésilienne, CLS compte une filiale américaine de 40 personnes. Elle est présente en Indonésie, au Pérou et développe deux nouvelles filiales ouvertes l'an dernier en Chine et au Maroc. L'entreprise cherche en permanence à se développer dans de nouveaux pays, notamment l'Asie du sud-est. En 2015, la business unit océanograhie spatiale de CLS dirigée par Stéphanie Limouzin a réalisé un chiffre d'affaires de 34 millions d'euros.

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