L’industrialisation de la filière bio, un défi d’ampleur pour l'Occitanie

 |   |  1076  mots
L'Occitanie est depuis quelques années la première région bio de France.
L'Occitanie est depuis quelques années la première région bio de France. (Crédits : Rémi Benoit)
Par sa politique d’aide aux exploitants, l’Occitanie est devenue la première région agricole dans le bio. Mais produire ne suffit pas. Pour maintenir la demande, il faut désormais structurer le secteur en développant les activités de transformation.

C'est un record que détient l'Occitanie depuis quelques années. Avec plus de 9 400 exploitations et 507  000 hectares certifiés bio ou en conversion, soit un quart des surfaces bio françaises d'après les chiffres de l'Agence bio, la région est la championne française de l'agriculture biologique et se classe au quatrième rang européen.

"En 2019, l'Occitanie devrait passer le cap des 10 000 agriculteurs qui ont engagé une conversion. Nous allons arriver à 20 % d'exploitants en bio très prochainement. La dynamique ne faiblit pas puisque le taux de conversion se maintient à 27 % par an, voire 35 % dans le Gers, alors que les autres régions en France sont à 7 %", se réjouit Vincent Labarthe, vice-président de la Région chargé de l'agriculture.

Le Gers est d'ailleurs le premier département de France en termes de surfaces engagées dans le bio. "C'est un département céréalier. Paradoxalement, c'est le territoire où l'on trouve aussi le plus fort usage de produits phytosanitaires dans l'agriculture conventionnelle ", relève Nathalie Masbou, présidente de la fédération des agriculteurs Bio Occitanie. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette avance.

"Premièrement, la nature des sols....

Article réservé aux abonnés

Achetez l'article
Pour
0.49TTC
J'achète
Déjà inscrit ou abonné ? Connectez-vous
Se connecter

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :