Conseil départemental : première grande conférence de presse pour Georges Méric

 |   |  1071  mots
Georges Méric, lors de sa prise de fonctions au Conseil général le 2 avril dernier (entouré de Bertrand Looses, le directeur général des services, et Victor Denouvion, le benjamin de l'assemblée)
Georges Méric, lors de sa prise de fonctions au Conseil général le 2 avril dernier (entouré de Bertrand Looses, le directeur général des services, et Victor Denouvion, le benjamin de l'assemblée) (Crédits : Rémi Benoit)
Georges Méric, nouveau président PS du Conseil départemental de Haute-Garonne, a tenu ce mardi 5 mai la première grande conférence de presse de son mandat, entouré de ses vice-présidents. Objectif de l'exercice : afficher les priorités du Département et, surtout, mettre en avant une méthode de travail basée sur "la collégialité". Prenant la succession de Pierre Izard, George Méric semble vouloir créer davantage de liens avec la presse locale.

"Collégialité." C'est le mot du jour (et du mandat) au Conseil départemental de Haute-Garonne. Georges Méric, son nouveau président socialiste, est bien décidé à tourner la page Pierre Izard (dont il dénonçait l'"autoritarisme") pour mettre en place au sein de sa collectivité "de la collégialité, du dialogue, du travail d'équipe, et du management participatif".

Du dialogue, le nouvel exécutif du Département semble également vouloir en établir avec les citoyens et la presse. Ce mardi matin 5 mai, le président socialiste, entouré des vices-président(e)s du Conseil départemental, s'est prêté à l'exercice de la conférence de presse et affirme qu'il le fera régulièrement. Pour rappel, Pierre Izard, quant à lui, ne s'adressait formellement aux journalistes qu'une fois par an : pour ses vœux.

Pour cette première grande conférence de presse de son mandat, Georges Méric a rappelé ses priorités et s'est exprimé sur les dossiers d'actualité : PLB, aéroport, relations avec Jean-Luc Moudenc, etc.

Aéroport : pour le rachat des parts de l'État

Alors que se tient cet après-midi la première réunion du nouveau conseil de surveillance de l'aéroport Toulouse-Blagnac (la vente des parts de l'État à Casil Europe a été officialisée le 17 avril dernier), Georges Méric a rappelé son opposition à une privatisation de l'aéroport. La semaine dernière, il a proposé aux autres collectivités actionnaires (CCIT, Région et Toulouse Métropole) de racheter les 10,1 % de parts restantes à l'État.

"Détenir 50,1 % de la société ATB est le seul moyen d'éviter une privatisation. C'est une proposition réaliste et fondamentalement politique. Nous devons garder cet équipement stratégique sous maîtrise publique pour éviter la création d'un hub, ce qui serait complètement délirant pour un aéroport situé aussi proche du centre-ville."

Georges Méric estime que ces 10,1 % de parts dans la société coûteraient environ 60 millions d'euros "mais, compte tenu que nous sommes des collectivités, l'État pourrait nous faire un prix".

"Ce n'est pas un investissement délirant car c'est un investissement qui rapporte et qui n'entame pas notre équilibre budgétaire", plaide l'élu.

Au conseil de surveillance cet après-midi, c'est le conseiller départemental de Blagnac Pascal Bourreau qui portera cette position au nom du Conseil départemental (qui dispose d'un siège sur 15).

Oui au PLB et non à la 2e rocade

"Le prolongement de la ligne B du métro à Labège est un préalable à toute autre négociations sur les transports."

Concernant ce dossier (dont l'enquête publique est en cours), Georges Méric est catégorique :

"Je ne fais pas cela pour m'opposer à Jean-Luc Moudenc (qui souhaite pour sa part privilégier une troisième ligne de métro, NDLR). Mais les financements sont acquis, les études terminées, et l'enquête publique en cours. Que faut-il de plus ?"

Sans être opposé à une éventuelle 3e ligne de métro, Georges Méric s'interroge : "Comment va faire Jean-Luc Moudenc pour financer une 3e ligne à 1,4 milliard d'euros qui arrivera en 2035 ? Je sais qu'il annonce la date de 2025, mais je vous le dis, la 3e ligne ne sera jamais prête avant 2035. Les Toulousains vont-ils attendre jusque-là ?"

Par ailleurs, sur le projet d'une deuxième rocade à Toulouse, là encore, le socialiste est sans appel : "C'est une vue de l'esprit, un slogan publicitaire de campagne de Jean-Luc Moudenc, une fausse bonne idée électoraliste."
Seule solution pour désengorger les routes selon l'élu : développer les transports en commun.

La LGV jusqu'à Narbonne

Georges Méric a réaffirmé ce matin sa volonté de relier Toulouse à la LGV (Pierre Izard se montrait en janvier très pessimiste sur l'issue de ce dossier).

"Ce serait ridicule que Toulouse soit la seule métropole non desservie par la LGV, selon le président du Conseil départemental. Mais il faut aussi s'ouvrir sur l'arc méditerranéen. Ce que nous voulons, c'est la LGV Bordeaux-Toulouse-Narbonne"

Ce jeudi 7 mai, Georges Méric (ou son représentant Pascal Bourreau) sera présent à Bordeaux pour la manifestation "pro-LGV". Martin Malvy et Jean-Luc Moudenc seront également présents.

Relations avec Jean-Luc Moudenc

Établir des relations avec le président de la Métropole faisait partie des priorités du candidat Georges Méric. Aujourd'hui élu, il affirme que ces relations "ne sont pas conflictuelles" et qu'il n'y a "pas de volonté d'affrontement frontal".

Pour autant, il refuse fermement "une partition et un démembrement" du Département.

"Nous refusons le modèle lyonnais. Sur ce sujet, j'ai le sentiment que Jean-Luc Moudenc n'est pas tout à fait d'accord avec son adjoint aux Finances Sacha Briand (ce dernier avait affirmé dans La Dépêche du Midi le 23 janvier 2015 qu'il était favorable à 'un partage à la lyonnaise' sur les compétences, NDLR). La métropole a un rôle à jouer, mais je pense que les Toulousains souhaitent que le Conseil départemental continue son action sociale sur Toulouse."

Nomination d'une première vice-présidente

Maryse Vezat-Baroniat, vice-présidente en charge du Développement territorial, de l'aménagement du territoire et du tourisme, a été nommée première vice-présidente. Par ailleurs, Sébastien Vincini, premier fédéral du PS 31, est rapporteur général du budget, chargé du personnel et du patrimoine départemental.

Les actions prioritaires du Conseil départemental

Le président du Conseil départemental et les vice-présidents concernés ont présenté ce 5 mai certains des plans prioritaires qui seront mis en place dès à présent :

-Le parcours citoyen et laïque destiné aux 60 000 collégiens haut-garonnais, dès la rentrée 2016.

-Le plan de lutte contre les addictions des jeunes (alcool, cannabis, mais aussi jeux vidéo).

-Les "contrats de territoire" doivent faciliter les relations entre le Département et les "bassins de vie". Ils doivent permettre une "prospective sur les investissements structurants" et seront un instrument décisif de la politique d'accompagnement des territoires (les subventions).

-Le très haut débit pour tous : déploiement de la fibre optique, montée en débit ADSL, 4G, satellite. Début des travaux en 2016.

-Réduire la facture énergétique dans le logement : généraliser un dispositif d'information et de conseil sur la réhabilitation des logements, coordonner les actions d'économie d'énergie dans le parc public.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 03/12/2016 à 14:43 :
Il est allergique à la lumière du jour et des néons Mr Looses ? Il a de très petits yeux à peines entrouverts. Ou alors ses paupières sont-elles trop lourdes on dirait qu'il fait des efforts surhumains pour les garder ouvertes.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :