Pourquoi le CHU de Toulouse est-il le deuxième meilleur hôpital de France ?

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Le CHU de Toulouse investit chaque année entre 13 et 15% de son budget total annuel dans l'enseignement et la recherche
Le CHU de Toulouse investit chaque année entre 13 et 15% de son budget total annuel dans l'enseignement et la recherche (Crédits : CHU de Toulouse)
Pour la vingtième année consécutive, le CHU de Toulouse est dans le Top 3 des meilleurs hôpitaux français, sur la deuxième marche du podium. Zoom sur l’établissement aux offres de proximité et de pointe de haut niveau, dont l’activité a augmenté de 4,5% en 2016.

Polyvalence. Aucun terme ne pourrait mieux décrire le CHU de Toulouse. Cancérologie, cardiologie, neurologie, diabétologie... La prise en charge des grandes maladies invalidantes de l'établissement n'a d'égal que son offre de proximité, avec un traitement des urgences et une prise en charge de tous les jours parfaitement rodés. C'est cette pluridisciplinarité qui vaut au CHU de Toulouse la deuxième place au classement 2017 des meilleurs hôpitaux de France, un rang dans le Top 3 pour la vingtième année consécutive :

"Si nous sommes à la pointe dans tous les domaines, c'est parce-que nous accordons une importance particulière à l'enseignement et à la recherche, analyse Raymond Le Moign, directeur du CHU de Toulouse. Nous investissons chaque année entre 13 et 15% du budget total annuel de l'hôpital dans ces segments, ce qui nous permet d'innover dans les soins et de constamment proposer de nouveaux traitements. Pour autant, nous améliorons constamment notre offre de proximité et la prise en charge des urgences".

Le CHU premier employeur et acheteur public d'Occitanie

Pour maintenir un tel niveau d'excellence multidisciplinaire, le CHU de Toulouse dispose en 2017 d'un budget annuel de 1,2 milliard d'euros, dont 70% sont consacrés au personnel. Au coude à coude avec Airbus, le CHU de Toulouse est d'ailleurs le premier employeur d'Occitanie, avec environ 16 000 agents, dont 12 000 personnels non-médicaux (aides-soignants, infirmiers, personnels techniques, administratifs, métiers de de la logistique) et 4000 personnels médicaux (dont 50% d'internes et d'étudiants en médecine).

De plus, entre 15 et 18% du budget de l'hôpital sont dédiés à l'achat de produits de santé. Ainsi, le CHU de Toulouse est le plus gros acheteur public de la région. En 2016, l'établissement a dépensé 454M€ dans l'achat de médicaments, matériel informatique, équipements biomédicaux ou encore dans des travaux de rénovation. Près de 11,5% de cette somme ont été consacrés aux investissements pour la modernisation des locaux, les équipements hôteliers et de confort, ou de nouveaux plateaux techniques comme une salle hybride à l'hôpital Rangueil, véritable innovation dans le domaine de la cardiologie et de la chirurgie cardiaque.

En outre, le dynamisme de l'établissement de santé se traduit par l'augmentation de son taux d'activité : +4,5% en 2016 et +2% prévus en 2017. Cette hausse est principalement permise par le boost de l'activité de soin. Le CHU de Toulouse développe également ses coopérations avec d'autres hôpitaux, comme des examens biologiques dont eux seuls ont la compétence, ou des prestations de pharmacie très spécialisées.

"Par ailleurs, l'hôpital travaille à l'amélioration constante de son virage ambulatoire, c'est-à-dire la diminution des durées de séjours en médecine et chirurgie, se félicite Raymond Le Moign. Un traitement qui demandait autrefois quatre jours d'hospitalisation n'en nécessite aujourd'hui plus qu'un. Cette prise en charge ambulatoire répond aux attentes de certains patients et permet l'amélioration des conditions de travail des professionnels soignants".

Un nouveau service de pédopsychiatrie

Ainsi, grâce à cette hausse d'activité, l'établissement de santé a réussi à réduire son déficit de 30M€ en 2015 à 20M€ en 2016. L'objectif 2017 étant d'atteindre les 10M€ pour un retour à l'équilibre en 2018.

D'autre part, pour conserver sa place de numéro 2 français, le CHU de Toulouse mène de front plusieurs programmes de rénovation et de réorganisation. Tout d'abord, depuis 2014, l'hôpital de Rangueil est dans une phase de modernisation qui doit s'achever en février 2019. Elle représente un investissement d'environ 65M€. Au final, 80% du bâti du CHU de Toulouse sera complètement rénové.

De plus, des investissements sont également prévus pour les urgences pédiatriques. Une action nécessaire dans une Ville rose où la moyenne d'âge ne cesse de baisser. Enfin, dans la même optique, l'hôpital toulousain va investir entre 2 et 4M€ pour réorganiser le service de pédopsychiatrie :

"Nous voulons entre autres permettre un relais plus rapide par les structures spécialisées après un passage aux urgences d'adolescents âgés de 12 à 18 ans quand celui-ci n'a pas pu être évité, mais aussi éviter un passage aux urgences, en repérant la crise plus tôt et en intervenant rapidement ".

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