Mixité : au Cnes, 37 % de femmes et "pas assez d'ingénieures"

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Fabienne Casoli veut lancer un réseau pour les femmes au sein du Cnes
Fabienne Casoli veut lancer un réseau pour les femmes au sein du Cnes (Crédits : Rémi Benoit)
Directrice adjointe de la direction des programmes, de la stratégie et des relations internationales du Cnes, Fabienne Casoli est également astronome. Pour elle, "il n'y a pas assez de femmes ingénieurs". Cette cadre, convaincue qu'il faut suivre attentivement le parcours des femmes en entreprise et les encourager, souhaite créer un réseau de femmes interne au Cnes, pour leur donner la parole. Interview.

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Commentaires
a écrit le 27/08/2015 à 18:41 :
des entreprises sont manifestement en proie à un sexisme visible de presque tout le monde et personne n'en parle: le ramassage des ordures ménagères.
Réponse de le 28/08/2015 à 21:32 :
Votre constat est juste mais il est la résultante de notre construction sociale et non pas de la volonté des femmes Les professions vertes sont majoritairement masculines, certes, mais à l’origine cette segmentation s’est faite sur la différentiation préférentielle de la force physique qui devient mois évidente aujourd’hui avec les automatisations et les CHSCT… Mais comme dans le bâtiment il reste toujours à vaincre ce stéréotype de métiers « d’hommes » tout comme certains métiers sont réservées culturellement aux femmes (femme de ménage, secrétaire, hôtesse de caisse, institutrice, assistante maternelle) La mixité c’est aller au-delà des préjugés et que chaque individu indépendamment de son sexe fasse le métier qui lui convient. Une de mes amies travaille dans une déchetterie et elle s’est parfaitement intégrée dans une équipe masculine qui a su s’accepter la différence et la respecter
a écrit le 27/08/2015 à 16:09 :
C'est vrai on manque de réseaux dans les entreprises. Formidable, il ne suffit plus de travailler convenablement, il faut aussi avoir un réseau. Ca manquait ça, tiens. On va monter le réseau de ceux qui n'appartiennent à aucun réseau histoire de rigoler. Comme dit une de mes honorés collègues, bientôt il faudra se faire pousser les seins pour avoir une chance. C'est sûr ça va motiver encore un peu plus.....Le mur du c...n est en vue.
Réponse de le 28/08/2015 à 21:45 :
Savoir réseauter devient une qualité professionnelle à part entière!! Si il y a 20 ou 30 ans, on dénonçait le réseau comme un facteur d’inégalités : ceux qui avaient un bon carnet d’adresses étaient des privilégiés, et on ne parlait pas de recommandations mais de pistons. Aujourd’hui le réseau facteur d’inégalité est devenu réseau vecteur de l’égalité Donc il faut des réseaux professionnels de femmes, il en existe près de 500 en France… Et il s’en crée presque tous les jours de nouveaux. Parce que Internet, qui a popularisé la notion même de “réseau social“, l’a démocratisée et en a facilité l’assumation et ensuite pour la nécessité de la mise à l’agenda de la question du leadership des femmes Les raisons pour lesquelles les femmes n’accèdent pas suffisamment à des responsabilités à la mesure de de leur potentiel est un des freins majeurs à leur développement professionnel. Le réseau, est un levier pour l’égalité : il permet aux femmes de faire leur juste place, et d’accéder à l’information sur les opportunités, de bénéficier de retours d’expériences, de soutiens… Mais aussi que c’est en changeant de perspective sur les critères de la compétence, en intégrant la capacité relationnelle dans le corpus des savoir-faire indispensables, qu’elles vont vraiment progresser. Les femmes ne veulent plus attendre que « la nature » opère, elles se prennent donc en main car même quand les réseaux et les événements qu’ils organisent sont mixtes, il est “difficile d’y faire venir des hommes. Cette question, c’est celle, plus générale, de l’engagement des hommes en faveur de l’égalité, quand ils sont encore trop nombreux à penser que c’est une “affaire de femmes” ; et c’est aussi bien sûr, l’attractivité de ces réseaux pour les hommes, quand ils ont d’autres réseaux, prétendument neutres, mais où dans les faits, ils sont majoritaires et davantage en position d’influence que les femmes
a écrit le 27/08/2015 à 16:09 :
C'est vrai on manque de réseaux dans les entreprises. Formidable, il ne suffit plus de travailler convenablement, il faut aussi avoir un réseau. Ca manquait ça, tiens. On va monter le réseau de ceux qui n'appartiennent à aucun réseau histoire de rigoler. Comme dit une de mes honorés collègues, bientôt il faudra se faire pousser les seins pour avoir une chance. C'est sûr ça va motiver encore un peu plus.....Le mur du c...n est en vue.
Réponse de le 28/08/2015 à 23:03 :
Merci de nous expliquer l'utilité des réseaux, cela nous avait échappé jusque là......N'oubliez pas la promotion canapé au même titre, elle a qes qualités.
Réponse de le 28/08/2015 à 23:34 :
Merci mais j'ai déjà un canapé en cuir pleine fleur....je constate surtout que vous auriez bien besoin de l'aide d'un lien social pour améliorer votre discours de bistrot
Réponse de le 28/08/2015 à 23:57 :
Merci de votre sollicitude mais j’ai déjà un canapé en cuir pleine fleur.
Par contre la teneur de vos propos de bistrot un soir de cuite, ne vous met guère en valeur, je vous conseille vivement d’élargir votre horizon au-delà du caleçon en participant à un réseau Intelligent... Inutile de vous faire mal prenez le mixte :-))
Réponse de le 29/08/2015 à 13:19 :
"et on ne parlait pas de recommandations mais de pistons". Je ne vous le fait pas dire! Aujourd'hui on a juste changé le mot. Le réseau est au piston ce qu'un Eros Center est à une maison de tolérance. Les habits de la respectabilité plaqués sur d'inavouables turpitudes.
Réponse de le 29/08/2015 à 15:44 :
@MiB
Vous avez raison dans le réseau informel, structure sociale plus ou moins invisible mais puissante, se créent et se perpétuent des inégalités sans que l’on puisse jamais lui reprocher d’avoir délibérément oeuvré contre l’égalité des chances : après tout, n’est-il pas normal (et d’ailleurs en large partie hors de notre contrôle) d’apprendre les codes de notre milieu à nos enfants, est-ce piston éhonté que de simplement faire savoir à un-e ami-e en recherche de poste que telle ou telle entreprise recrute des collaborateurs, qu’y a-t-il de condamnable dans le fait de provoquer la rencontre entre des proches qui ont des centres d’intérêts communs? Et partant, puisque tout cela existe dans les faits, n’est-ce pas légitime – et finalement peut-être plus direct – de donner nom, statut et pignon sur rue aux réseaux en les constituant de façon volontariste avec une intention assumée de faire progresser celles et ceux qui en sont membres? C’est bien pour cela que les femmes ne pouvaient pas être exclues de ce soutien, et comme les réseaux mixtes appliquent en interne les mêmes méthodes, il fallait bien créer les nôtres pour contourner ces résistances…Mais l’inégalité des chances cela commence dès la naissance suivant qui on est et d'où on vient ….donc le Networking peut aider même si vous n’êtes pas "le fils de "
Réponse de le 29/08/2015 à 16:33 :
Votre approche de la question serait recevable si les réseaux étaient complètement transparents et ouverts à tous. Il n'en est rien. La plupart des activités des réseaux sont occultes même si en surface la transparence est jouée. En pratique cela conduit à la non diffusion des offres de postes qui sont réservées aux gentils membres et publiées (lorsqu'elles le sont) après avoir été pourvues. En clair la RH est court-circuitée quand elle n'est pas partie prenante de ces turpitudes. Navré, mais ce ne sont pas ce genre d'activités qui favoriseront l'engagement, tant souhaité par les entreprises, ni l'adhésion au mythe du mérite républicain. Allez, je m'en retourne en loge ;-)
Réponse de le 30/08/2015 à 16:37 :
« Les femmes sont une force. Elles ne sont pas un pouvoir, parce qu’elles ne sont pas organisées » (Yvette Roudy) @ MiB Ne rentrez pas dans le rang, ne vous mettez pas à l’ abri. Quant à la république elle nous a bien oublié jusqu’en 44 ,c’est parce que des Résistantes l’on justement défendue que le grand Charles nous a fait citoyennes face au conservatisme …Le combat continue et il est culturel :c’est donc l’approche des femmes pragmatiques qui se prennent en main , bien sûr que tout n’est pas parfait mais chacun et maintenant chacune s’accorde donc à reconnaître qu’avoir du réseau, c’est important. On invoque souvent, pour expliquer la perpétuation des écarts de progression entre femmes et hommes, l’insuffisante propension des premières à bâtir et entretenir un réseau Mais effectivement qu’est-ce qu’un bon réseau, n’est-il pas préférable de chercher comment le bâtir que de renoncer par principes. Mais à partir de quand considère-t-on que l’on en a un bon? Les réseaux de femmes se conçoivent d’avantage en think tank, en agitateurs d’idées capables de mettre les pieds dans le plat. La culture du réseau, c’est celle des groupes de pression, dont il faut oublier l’image caricaturale des coteries, pour comprendre qu’un lobby, c’est seulement un collectif qui veut prendre la parole, faire exister ses sujets et exercer une influence, ainsi ouvrir les rapports du réseau avec d’autres univers. Votre question de l’accès et celle qui lui est attenante de la transparence se pose évidemment mais la question n’est pas tant “faut-il réseauter ou non?” mais bien “comment réseauter aussi efficacement qu’honnêtement? “. La voie première pour relever ce défi, c’est bien sûr la conscience N’oublions pas non plus en filigrane la mixité ; facteur de progrès économique et social ; ce qu’elle induit, c’est de nouvelles formes d’organisation, de management, de légitimités, de façons de collaborer et donc aussi de concevoir, de produire et de communiquer.
Réponse de le 30/08/2015 à 22:07 :
Ne pas confondre réseau et club de réflexion.....

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