Sivens : en colère contre les zadistes, les agriculteurs boycottent les contrôles de l'État

La FRSEA et les Jeunes agriculteurs de Midi-Pyrénées ont annoncé ce lundi 2 février qu'ils interdiront "un quelconque contrôle" de l'État sur leurs exploitations tant que le site du barrage de Sivens restera occupé par les zadistes. Quatre anti-barrage ont de leur côté porté plainte après des altercations survenues dimanche sur le site. La situation est tendue.
Le site de Sivens dans le Tarn.
Le site de Sivens dans le Tarn. (Crédits : Rémi Benoit)

Les agriculteurs en faveur du barrage de Sivens, dans le Tarn, ont décidé de mettre la pression sur l'État. Dans un communiqué, la FRSEA et les Jeunes Agriculteurs annoncent un boycott, à compter de ce lundi 2 février, pour protester contre la présence des zadistes sur le site du chantier.

"Dans tous les départements de la région Midi-Pyrénées, les agriculteurs vont refuser de se soumettre aux contrôles des agents de l'État qui se présenteront sur leurs exploitations que ce soit pour la Politique agricole commune (PAC) ou d'autres motifs, explique Laurent Saint-Affre, le secrétaire général de la FRSEA.

Les zadistes occupent illégalement le site, et dans le même temps, on demande aux agriculteurs de plus en plus de contrôles et de normes. Nous voulons forcer l'État à prendre ses responsabilités."

4 anti-barrage portent plainte après les incidents de dimanche

Mais les agriculteurs ne sont pas les seuls à être en colère. Les anti-barrage dénoncent de leur côté des agressions et des dégradations commises lors du rassemblement prévu sur le site du chantier hier, dimanche 1er février, à l'occasion de la journée mondiale des zones humides.

"Quand je suis arrivé sur le site vers 10h, l'accès était bloqué par des agriculteurs avec parfois des fourches à la main. Dans le centre-ville de Gaillac, certains circulaient avec des barres de fer. J'ai porté plainte après avoir retrouvé le pare-brise de ma voiture dégradé", témoigne Patrick Rossignol, le maire de Saint-Amancet.

Au total, 4 plaintes ont été déposées à la gendarmerie pour des dégradations.

"De violentes altercations ont eu lieu sur le site et dans la ville de Gaillac", a réagi EE-LV dans un communiqué.

"Les élu-es régionaux écologistes ont toujours dénoncé les violences, de quelque côté qu'elles viennent. Nous ne pouvons qu'être révolté-es par ce déchainement d'intimidation, de provocations, de menaces et d'agressions matérielles, physiques et verbales à l'égard des opposants au projet du barrage."

De son côté, Laurent Saint-Affre, de la FRSEA, affirme "ne pas savoir" d'où viennent de tels agissements mais s'agace : "Certains agriculteurs ne peuvent pas rentrer chez eux. On se demande où ça va s'arrêter !"

La justice doit trancher sur l'expulsion des zadistes

Parallèlement, le feuilleton judiciaire continue lui aussi. Ce lundi 2 février, une audience s'est tenue au Tribunal d'instance d'Albi pour se prononcer sur l'expulsion des zadistes occupant la Métairie Neuve. Les opposants au barrage ont demandé du temps pour préparer leur défense et la décision a été reportée au 11 février prochain. Une deuxième audience, cette fois au Tribunal de grande instance, doit se tenir demain mardi 3 février. La justice devra trancher sur l'occupation des terres autour de la Métairie. Une rencontre des zadistes avec le préfet est prévue cette semaine.

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Commentaire 1
à écrit le 02/02/2015 à 20:28
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"..Les agriculteurs OPPOSES au barrage de Sivens..." "....les agriculteurs vont refuser DE SE SOUSTRAIRE aux contrôles des agents de l'État..." C'est n'importe quoi cet article !!!

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