Régionales : la députée PS Monique Iborra soutient le "non-aligné" Philippe Saurel

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La socialiste Monique Iborra se range finalement aux côtés de Philippe Saurel (divers gauche)
La socialiste Monique Iborra se range finalement aux côtés de Philippe Saurel (divers gauche) (Crédits : Rémi Benoit)
Sa décision ne surprend pas : Monique Iborra, députée socialiste de la 6e circonscription de Haute-Garonne, a affirmé ce mercredi 2 septembre qu'elle soutenait Philippe Saurel dans le cadre des élections régionales. Depuis plusieurs jours, la députée était accusée, au sein de son propre camp, de semer le trouble au PS 31 en critiquant la candidate du parti, Carole Delga.

Cette fois, c'est clair. Monique Iborra ne soutient pas la candidate de son camp, Carole Delga. Lors d'une conférence de presse, ce mercredi 2 septembre, la députée PS de la 6e circonscription de Haute-Garonne a officialisé son soutien à Philippe Saurel, candidat divers-gauche et "non aligné". Ce dernier, maire de Montpellier, a été exclu du PS en 2010.

"Je suis davantage en phase, sur le fond et sur la forme, avec Philippe Saurel, qu'avec Carole Delga", a affirmé Monique Iborra. Une décision attendue, tant les relations entre les deux femmes se sont tendues ces dernières semaines (relire l'interview de Carole Delga qui évoque "la jalousie" de Monique Iborra, et l'interview de Monique Iborra qui dénonce "le faible niveau politique" de Carole Delga).

Pas question néanmoins pour Monique Iborra de figurer sur les listes de Philippe Saurel, et encore moins d'être tête de liste. "J'ai simplement appelé Philippe Saurel hier pour lui faire part de mon soutien et lui demander si ça ne le dérangeait pas. Je n'ai pas eu l'impression que je le dérangeais !"

"Je ne quitte pas le PS"

Cependant, la députée a décidé de ne pas quitter le Parti Socialiste.

"Ce n'est pas parce que je ne soutiens pas Carole Delga que je ne garde pas mes convictions politiques sur le terrain et à l'Assemblée. Je n'ai jamais été une frondeuse et je continuerai à voter les lois du gouvernement, explique-t-elle. Si je suis exclue du PS, je continuerais à être une députée de gauche, mais je ne sais pas dans quel groupe je serais."

Histoires internes

Monique Iborra est également très en colère contre le PS 31, qui l'a sommée, via un courrier transmis à certains médias, de soutenir clairement Carole Delga "d'ici le 3 septembre", date de la réunion du bureau fédéral (demain).

"Puisqu'ils ont rendu public ce courrier, je rends publique ma décision. D'ailleurs, je ne suis pas invitée au bureau fédéral de demain."

Ci-dessous le courrier envoyé par le premier secrétaire fédéral Sébastien Vincini :

 

Monique Iborra a cependant prévenu les militants de la 6e circonscription de Haute-Garonne hier, le 1er septembre, par mail.

"Beaucoup de militants sont d'accord avec mes analyses et mes choix. Plusieurs cadres du parti aussi. Ils seront présent au bureau fédéral, mais ils ne diront rien !", regrette l'élue.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2015 à 17:59 :
Le manque de Mme Iborra de tenir ses engagements:

Mme la députée Monique Iborra (PS),

Depuis 2007 vous avez considérablement changé votre opinion concernant le nucléaire. Cela nous dérange ! On vous demande de réaffirmez clairement votre volonté pour une sortie totale du nucléaire. Vous avez change d’avis entre 2007 et 2011/12 et peut-être avez-vous subit l’influence du lobby nucléaire ? La Salvetat Durable souhaite néanmoins de vous rappeler que vous êtes élu du peuple et non pas du lobby nucléaire :
Article 2 de la constitution française : La France… »Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple »

Dans une lettre du 8 juin 2007 au « RESEAU SORTIR DU NUCLEAIRE » vous declarez :
http://www.sortirdunucleaire.org/sinformer/themas/deputes/reponses/31-iborra.pdf
"Je suis favorable à une sortie complète à terme du nucléaire en France. Pour atteindre cet objectif, le délai devra être forcément variable, selon les dispositions qui seront ou non prises par l'actuel gouvernement pour développer des alternatives au nucléaire et pour soutenir toutes les énergies renouvelables. Je pense néanmoins que le plus tôt serait le mieux, mais une échéance de 25 à 30 ans me semble raisonnable."

Avril 2011 Le Journal de votre députée ) www.moniqueiborra.net page 21:
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/38/56/33/Le-Journal-de-votre-deputee.pdf
"Le nucléaire
La France aujourd’hui est le pays le plus dépendant du nucléaire concernant ses ressources en électricité. 76% de la consommation de l’électricité provient du nucléaire contre 28% en Allemagne et 18% en Espagne.

Nous avons donc un retard considérable à rattraper en matière d’énergies renouvelables et d’économies d’énergie pour diminuer d’une manière très sensible notre dépendance au nucléaire. Il faut réaffirmer avec force que la filière du nucléaire civil français ne peut être contrôlée que par la puissance publique, contrairement à l’expérience japonaise récente et désastreuse. La transition énergétique doit être démocratique.

Les décisions énergétiques sont prises aujourd’hui sans réelles informations, ni vrai débat. Dans une société ouverte où le risque zéro n’existe pas, les choix doivent être partagés avec les citoyens, non pas sous forme de referendum, mais doivent faire l’objet de véritables débats où chacun prend ses responsabilités."


Vos propos de 2011 sont gênants et manquent de clarté pour les raisons suivantes :

1) Ce n’est pas la dépendance du nucléaire qui pose problème, mais le risque pour la population. Si la centrale Golfech (Agen) avait les même problèmes que Tchernobyl ou Fukushima, préparez vous a évacuez la Haute-Garonne. Votre responsabilité personnelle sera engagée dans un tel cas comme au Japon.

2) Ce n’est pas en confiant le nucléaire à l’état que les problèmes de sécurité et de sureté seront réglés. Le risque est inhérent aux technologies et non a son mode d’administration. La preuve : Le solaire et l’éolienne sont sous contrôle privé et cela ne pose aucun problème. Dire que l’état doit, maitriser l’accès a l’énergie est une vision anti-démocratique. Nous plaidons clairement pour le contrôle d’accès aux énergies par la population.
3) La décision sur le choix énergétique ne doit pas « être partagée avec les citoyens », mais devrait être prise par les citoyens. C’est le principe même de notre constitution. Vous êtes en tant qu’élue, simple intermédiaire dans ces décisions, rien de plus.

Karel SCHWARZER
La Salvetat Durable

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