Téléphérique urbain et métro : la proposition de Jean-Luc Moudenc pour le sud-est toulousain

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Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole
Jean-Luc Moudenc, président de Toulouse Métropole (Crédits : Rémi Benoit)
Après la fronde des élus du Sicoval suite à l'arrêt du PLB, le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc a détaillé ce mardi 8 mars sa proposition de desserte du sud-est toulousain. Il veut relier le terminus de la ligne B et l'INP par un téléphérique urbain. Labège serait de son côté le terminus de la troisième ligne de métro dont la mise en service est prévue d'ici à 2024.

Une semaine après l'échec des négociations entre Toulouse Métropole et le Sicoval sur le prolongement de la ligne B du métro, Jean-Luc Moudenc a détaillé ce mardi 8 mars son alternative pour desservir le sud-est toulousain. Dans cette proposition, Labège ne serait pas desservie par la ligne B mais par la troisième ligne de métro via deux stations (Labège Innopôle et Labège Innométro) dont la mise en service est prévue en 2024.

Par ailleurs, le président de Toulouse Métropole a proposé une liaison en téléphérique urbain entre l'INP de Toulouse, le parc technologique du Canal et le terminus de la ligne B du métro à Ramonville d'ici à 2021. Pour rappel, les défenseurs du PLB souhaitaient une extension de la ligne de métro sur le parcours Ramonville-Parc technologique-INP-Labège avec une mise en service en 2020.

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Proposition de Jean-Luc Moudenc (Crédit : Toulouse Métropole).

"La construction du téléphérique représente un coût de 40 millions d'euros contre 220 millions d'euros pour un prolongement de la ligne B jusqu'à l'INP. 40 millions d'euros c'est déjà surdimensionné en rapport à cette zone d'activité économique. Le parc technologique du Canal représente 2 500 déplacements par jour en comparaison des 35 000 déplacements journaliers attendus sur l'ensemble du projet d'extension du sud-est toulousain. J'ai eu des retours de citoyens et d'entreprises du nord et de l'ouest de l'agglomération qui ne comprennent pas le traitement privilégié du sud-est toulousain", a estimé Jean-Luc Moudenc.

Seulement "5 % de désaccord" avec le Sicoval ?

Selon le président de Toulouse Métropole, c'est d'ailleurs la question du Parc technologique du Canal qui a fait capoter les négociations avec le Sicoval la semaine dernière : "Avec le Sicoval, nous sommes d'accord à 95 % sur le projet de desserte du sud toulousain mais un désaccord sur 5 % du trafic persiste", a poursuivi le président de Toulouse Métropole Jean-Luc Moudenc. Quoi qu'il en soit, les deux collectivités vont devoir trouver un accord, elles sont interdépendantes pour financer les transports en commun dans l'agglomération.

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Commentaires
a écrit le 09/03/2016 à 7:11 :
Voila bien des histoires pour un projet qui serait banal en Suisse, qui dispose déjà de 309 liaisons par câble à travers le pays,. Résultat de la politique Suisse: les citoyens Suisses utilisent en moyenne un ticket de transport public par jour. Chez nous la moyenne est de 1 ticket tous les 20 jours. Les Suisses sont prêts à affronter la crise de l'énergie, et ne pourront pas être accusés d'avoir détruit la planete! Que dira-t-on, de la France dans 20 ans?

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