Le communiste Pierre Lacaze dénonce la première année de mandat de Jean-Luc Moudenc

 |   |  405  mots
(Crédits : Lydie Lecarpentier - On / Rémi Benoit)
À quelques jours du premier anniversaire de l'élection de Jean-Luc Moudenc à la mairie de Toulouse, le communiste Pierre Lacaze accuse le maire UMP d'être "devenu le représentant de la droite dure toulousaine". Un mois avant le vote du budget de la Ville, le président du groupe CRC Toulouse s'inquiète des "coupes sombres dans le budget des associations" et demande que 100 des 150 emplois prévus pour la sécurité soient réaffectés à la petite enfance.

Les communistes tirent les premiers. À 25 jours de la date anniversaire de l'élection de Jean-Luc Moudenc à la mairie de Toulouse après 6 ans de mandat PS-PC-EELV, Pierre Lacaze a enchaîné les attaques. Le conseiller municipal communiste et président du groupe CRC (Communistes, Républicains et Citoyens) à Toulouse et à Toulouse Métropole accuse notamment Jean-Luc Moudenc d'être "devenu le représentant de la droite dure toulousaine, influencé par l'adjoint à la sécurité (Olivier Arsac, NDLR). On est bien loin du discours d'investiture dans lequel il affirmait se situer dans la lignée de Dominique Baudis, avec une gestion 'apolitique', pragmatique, centriste. En tant que communiste, je ne suis pas là pour décerner des brevets de centrisme mais, en un an, sur de nombreux sujets, le masque est tombé. Force est de constater que Toulouse est devenue une ville d'expérimentation pour l'UMP, avec une politique axée sur le tout sécuritaire."

"Je redoute la montée du FN et la victoire de la droite"

Pierre Lacaze dénonce par avance le budget actuellement en préparation et qui doit être présenté le 10 avril. "C'est la première fois que le budget sera voté si tard. C'est une opération électorale visant à ne pas effrayer les électeurs lors des Départementales. Car je redoute, ajoute l'élu, des coupes sombres dans le budget des associations. Je dénonce l'embauche de policiers municipaux au détriment d'agents des écoles, des crèches, des espaces verts et des services sociaux culturels. Je demande que 100 des 150 emplois prévus pour la sécurité soient réaffectés à la petite enfance."

Les communistes toulousains sont par ailleurs particulièrement remontés contre "une bombe lancée par Jean-Luc Moudenc contre les syndicats en leur demandant de quitter les locaux de la Bourse du travail pour le 30 juin. Attaquer FO et la CGT, à la veille des élections départementales, c'est une façon de donner des gages à son électorat. C'est inacceptable."

Deux semaines avant le premier tour du scrutin, Pierre Lacaze ne cache d'ailleurs pas son inquiétude. "Il y a un vrai danger de voir la droite remporter l'élection en Haute-Garonne. Si les communistes (qui présentent un candidat dans chacun des 27 cantons) ne sont pas présents au second tour, la dynamique d'entre deux tours sera difficile à mettre en place. Je redoute la montée du FN et la victoire de la droite."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/03/2015 à 8:05 :
il y a un réel problème d insécurité à Toulouse. Le nier serait de l irrespect et criminel vis avis des toulousains. M. Lacaze vit dans le déni et préfère le monde des Bisounours. Mais les Bisounours c est à la télé ! Pas dans les rues toulousaines ! Encore merci à Olivier Arsac pour son vrai travail de fond efficace.
a écrit le 05/03/2015 à 16:35 :
Après avoir tout fait pour plomber l'ancienne municipalité, voila que les communistes s'aperçoivent que le la municipalité conduite par J.L. Moudenc est de droite avec toutes les conséquences pour le monde associatif.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :