37 000 places de plus par jour dans les TER d’Occitanie

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La Région Occitanie va investir 2,5 milliards d'euros dans la nouvelle convention TER SNCF.
La Région Occitanie va investir 2,5 milliards d'euros dans la nouvelle convention TER SNCF. (Crédits : Rémi Benoit)
La Région Occitanie et la branche TER de la SNCF ont officialisé la nouvelle convention TER 2018-2025, lundi 9 avril. Négociée depuis plus d’un an, celle-ci prévoit notamment une augmentation de l’offre avec 37 000 places supplémentaires par jour dans les TER de la région contre une somme totale de 2,5 milliards d’euros sur la durée de l’accord. Mais Carole Delga a fixé des objectifs ambitieux à la SNCF, qui en cas de non respect, pourraient faire l’objet de pénalités financières.

"Si nous devions résumer la nouvelle convention entre la Région et la SNCF, ce serait plus de trains et mieux de train", a d'emblée lancé Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie, au sujet de la nouvelle convention TER 2018-2025, officialisée avec la SNCF lundi 9 avril à l'hôtel de Région de Toulouse.

Ainsi, le nouvel accord, le premier pour la nouvelle grande région Occitanie, prévoit 37 000 places supplémentaires par jour dans les TER de la région pendant les huit prochaines années. Ce qui représente une augmentation de + 40 % par rapport à l'offre actuelle. Actuellement, 66 000 voyageurs empruntent chaque jour en moyenne le réseau TER de l'Occitanie.

Pour accompagner cette augmentation de l'offre, une augmentation de + 11 % des dessertes est également prévue d'ici la fin d'année 2020. Actuellement, le territoire régional compte 274 points d'arrêt, mais la liaison ferroviaire Montréjeau-Luchon par exemple devrait rouvrir avant cette échéance.

La convention prévoit la création d'une liaison TER Toulouse-Perpignan avec six allers-retours par jour sans changement et autant avec une correspondance à Narbonne. Il est également prévu à la fin de l'année 2019 une augmentation du nombre quotidien de TER sur les lignes Toulouse-Montauban et Toulouse-Tarbes-Pau.

Un objectif de 92 % de ponctualité

Pour le côté "mieux de train" énoncé par Carole Delga, la nouvelle convention prévoit un taux de fiabilité et de ponctualité de 92 % d'ici 2025, contre 87,6 % actuellement. La branche TER de la SNCF s'est aussi engagée à une réduction de 20 % du nombre de trains supprimés par an ce qui fera 500 TER supplémentaires chaque année.

"Nous avons vraiment une forte exigence sur la ponctualité. C'est même la convention la plus ambitieuse de toutes les régions en France, avec une pénalité de 6,50 euros au kilomètre par train en cas de défaut de ponctualité et de fiabilité", a détaillé Carole Delga.

Ainsi, l'accord qui prévoit une somme de 2,5 milliards d'euros sur la totalité de la convention reversée à la SNCF pourra faire l'objet chaque année de malus si les objectifs ne sont pas atteints. Sur la base annoncée, le contrat représente un investissement moyen annuel d'environ plus de 300 millions d'euros, contre 287 millions avec l'ancienne convention. "Avec l'augmentation de l'offre, nous sommes passés à une contribution de 18 euros par train pour chaque kilomètre parcouru contre 19 euros auparavant", s'est réjouit Carole Delga.

Plus de 1 000 heures de négociation

Un accord obtenu après des discussions entamées le 20 février 2017 et après plus de 1 000 heures de négociation.

"Ce n'est pas une convention comme avec les autres Régions. Il y a eu des discussions longues, approfondies et difficiles, correspondant à votre niveau d'exigence, mais avec trois priorités communes. Garantir un service publique de qualité, développer une offre de mobilité régionale et faire mieux et moins cher", lui a répondu le directeur général SNCF TER, Frank Lacroix lors de la signature lundi 9 avril.

Le processus de négociation a été entériné le 23 mars dernier après que le Conseil Régional ait approuvé cette nouvelle convention. Par ailleurs, la Région présentera une nouvelle tarification en juin et qui s'appliquera dès le mois de juillet.

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Commentaires
a écrit le 10/04/2018 à 0:08 :
Et la LGV s'en est où ??
L'état devait se positionner définitivement après les assises de la mobilité en février, février est passé rien, mars rien, on est début avril et toujours rien Un silence assourdissant de part et d'autres !!
a écrit le 10/04/2018 à 0:07 :
Et la LGV s'en est où ??
L'état devait se positionner définitivement après les assises de la mobilité en février, février est passé rien, mars rien, on est début avril et toujours rien Un silence assourdissant de part et d'autres !!
a écrit le 10/04/2018 à 0:07 :
Et la LGV s'en est où ??
L'état devait se positionner définitivement après les assises de la mobilité en février, février est passé rien, mars rien, on est début avril et toujours rien Un silence assourdissant de part et d'autres !!
a écrit le 09/04/2018 à 18:51 :
Delga va dans le bon sens mais du coup forcément à l'encontre des intérêts des actionnaires milliardaires dont le comptable est à la présidence, pari risqué quand même en UE totalement dégénérée par le fric.

Le programme élaboré par les conseillers financiers des patrons du mac stipule la vente immédiate de la SNCF aux copains et en UE ce que possédant veut, possédant a, aussi destructeur pour tout le monde soit il.

Est-ce que l'intelligence peut encore l'emporter en UE ? Est-ce que la vision de Delga peut faire reculer le consortium financier européen ? Elle devrait demander l'aide de Trump et je le dis sans rire, puisque un des rares politiciens à penser autant aux citoyens qu'aux riches car sachant très bien que sans ces premiers il n'y aurait pas ces derniers.

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