Arnaud Lafon, tête de liste Centre - Modem : « Il faut un changement de génération »

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Pourquoi vous présentez-vous ?


Mon intérêt pour les élections régionales n'est pas nouveau et j'avais l'intention de me présenter à la présidence de Région depuis 2004. Pour moi, la Région est la collectivité pertinente pour gérer des hommes, des projets et des territoires. Notre société est en train de se construire sur un modèle clanique, le clan du Fouquet's et des Rolex, le clan des riches, celui des pauvres, le clan des appartenances ethniques, des quotas. Je suis opposé à cette vision du monde et je souhaite que des passerelles soient jetées entre les différents univers.

Que proposez-vous ?

Il faut organiser des bassins de vie où l'on puisse à la fois se loger, étudier et travailler. Ce qui implique une sauvegarde de tous les services publics. L'université a des antennes délocalisées à travers la région mais nous n'avons pas de filières entières délocalisées. Or nous pourrions très bien installer des pôles d'excellence sur des bassins de vie, en dehors de l'agglo toulousaine, je pense à la filière hôtellerie par exemple.

Le bilan de Martin Malvy est-il positif ?

Le problème de notre région, c'est qu'elle n'est le fait que d'un seul homme, Martin Malvy, et je dénonce sa gestion autocratique. En douze ans, on ne peut pas dire qu'il n'ait rien fait mais il a géré la Région en bon père de famille. Pas moins, pas plus.
Il mène une politique très attachée à la dette zéro. Or ce n'est ni un objectif, ni un programme de campagne, ni une manière d'investir pour l'avenir.

L'économie régionale est-elle solide ?

Je regrette l'absence de vision de l'équipe sortante sur les grandes mutations de la société et sur les mutations industrielles et économiques. Il a quand même fallu attendre le grand boum d'AZF en 2001 pour qu'un homme et un seul, Philippe Douste-Blazy, se pose la question de la diversification toulousaine. C'est le seul qui ait compris que la mono-industrie aéronautique n'était pas la planche de salut. Encore aujourd'hui, nous avons d'énormes atouts qui ne sont pas exploités. Par ailleurs le développement économique n'est pas une fin en soit, c'est un moyen. Exemple : Midi-Pyrénées est la première région étudiante hors Ile-de-France. Mais elle fait partie des dernières en matière de logement étudiant.

Quelle est votre stratégie de campagne ?
L'autonomie et l'indépendance. Je ne suis pas un opportuniste et j'existe à travers mes valeurs. Le Mouvement Démocrate n'est représenté ni par l'UMP, ni par le PS. Si les Midi-Pyrénéens veulent des élus Démocrates, le plus sûr moyen est de voter pour eux au premier tour et au second tour. Il faudrait que nous dépassions les 10 % le 14 mars.

Quels sont vos atouts ?
Aucun. Je suis égal à moi-même, un homme de 34 ans qui a une expérience de la gestion publique à travers une mairie et une intercommunalité. Un candidat qui n'a pas de réseau, maçonnique, industriel, culturel ni autre. Parce que pour moi, les réseaux sont des clans et les clans sont des chapelles. Et je ne suis pas l'homme d'une chapelle.

Vous semblez en colère ?
Oui, je suis un rebelle ! Je suis d'une classe d'âge qui subit les 1 000 milliards de dette de la génération précédente qui voulait jouir sans entrave et qui a puisé dans les ressources naturelles de manière éhontée. Cette classe d'âge, qui continue à vouloir nous expliquer comment il faut gérer et gouverner, c'est inadmissible. Il faut un changement de génération, il faut que ça respire ! Je suis libre et j'ai la hargne de gagner.

Ses propositions

- Emploi : création d'un guichet unique pour faciliter les démarches de ceux qui participent à la cration et au maintien de l'emploi
- Logement : Priorité régionale à la construction de logements à loyers maîtrisés.
- Jeunesse : Permis de conduire gratuit pour tous les jeunes l'année de leur majorité.
- Agriculture : Création d'un fonds régional d'intervention agricole.
- Formation : Equipement de 100% des lycées en photo voltaïque.

Son programme économique:

Le budget consacré au développement économique et à l'emploi (127 millions d'euros en 2010) est-il suffisant ?
Moins de 10% du budget régional, c'est manifestement insuffisant. Est ce seulement un budget efficient ? Les aides sectorielles concédées ici ou là n'ont pas de réelle lisibilité. Les indicateurs de performance économique et sociale n'ont pas été mis en place.

Quelles sont les filières économiques prioritaires ?
Il faut conforter l'aéronautique, le spatial, l'agroalimentaire, l'agriculture et le tourisme. La recherche de pointe est porteuse de nouveaux débouchés dans le secteur de la construction, du médical et des nanotechnologies. Le tissu des PME sera activement soutenu, notamment par l'aide au refinancement et au crédit.

Pour ou contre la LGV ?
Pour ! Cet équipement est indispensable au désenclavement régional. Tout en souhaitant que l'Etat assume ses responsabilités en termes d'aménagement du territoire.

Pour ou contre deux gares LGV à 40 km de distance, à Toulouse et Montauban ?
Contre. Dans une perspective de coopération de développement interrégional, si une gare doit voir le jour entre Bordeaux et Toulouse, celle-ci doit se situer à mi-chemin de ces deux villes.

Pour ou contre une autoroute concédée entre Toulouse et Castres ?
Contre l'abandon au privé de l'urgent désenclavement du bassin Castres- Mazamet. L'aménagement du territoire doit rester une mission de service public prioritaire.

Quel projet pour remplacer la base militaire de Francazal à Toulouse ?
À notre connaissance deux projets sont en concurrence : un aéroport civil et un projet d'éco-quartier. Nous ne voulons pas d'un aéroport en zone urbanisée et souhaitons la création d'un quartier associé à un pôle de recherche applicative et un incubateur d'entreprises.

Pour le développement économique, faut-il plutôt regarder vers Montpellier-Barcelone ou vers Bordeaux-Bilbao ?
Dans le cadre de la construction d'une euroregion Sud-Ouest transfrontalière, la mise en place de synergies est indispensable entre le Languedoc-Roussillon, la Catalogne, Midi-Pyrénées, l'Aragon, l'Aquitaine, le Pays Basque, mais aussi le Limousin.

Quels sont les projets qui vous différencient de vos adversaires ?
Nous voulons une région où l'ensemble des acteurs économiques, sociaux, universitaires et culturels et politiques travaillent ensemble. Une région au service de l'emploi, sur l'ensemble de son territoire.

Quelle réforme des collectivités ?
L'empilement des strates de décision est source d'inefficacité. Ce mal bien français, c'est l'ensemble de la société qui en pâtit. Mais la réforme actuelle ne répond pas à nos objectifs.

Budget de campagne : 200 000 €
Directrice de campagne : Arnaud Lafon
Permanence : 11 place du Parlement, Toulouse

www.midipyreneesdemocrate.fr


Sa galaxie économique


- Maurice Bidouilh
Gérant de société dans le secteur des vins et spiritueux, Maurice Bidouilh
est membre du Modem. Maire-adjoint de Blagnac en charge de l'urbanisme, il est très impliqué dans la vie locale et est 3è sur la liste de la Haute-Garonne.

- Krysthel Collet

Présidente de la FNAIM Ariège, la jeune femme de 43 ans est tête de liste du département. Elle a été l'une des toutes premières à soutenir la candidature d'Arnaud Lafon en tant que chef de file Modem pour Midi-Pyrénées.

- Marie-Agnès Espa
Militante Modem depuis 2007, Marie-Agnès Espa est gérante de l'entreprise toulousaine GAES (Groupement d'Analystes en Economie et Sociologie). A 34 ans, la jeune sociologue est 4è sur la liste de la Haute-Garonne.

- Thierry Faget
Très intégré à l'univers agricole du Tarn-et-Garonne en tant que vétérinaire, Thierry Faget est président de la fédération Modem du département. Il est tête de liste dans le Tarn-et-Garonne.

- Yannick Gargallo,

Ce jeune docteur en socio-économie de 39 ans, est directeur marketing-organisation dans une entreprise de consultants pour le secteur public. Il s'investit beaucoup dans la campagne d'Arnaud Lafon et est 23è sur la liste 31.

- Jean-Luc Lagleize
Conseiller municipal à Toulouse, Jean-Luc Lagleize est conseiller en gestion de patrimoine. Pour Arnaud Lafon, il représente une autre façon de faire de la politique à Toulouse.

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