Voiture autonome : succès viral pour l'étude d'un chercheur toulousain

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Le psychologue toulousain Jena-François Bonnefon est l'un des auteurs du projet Moral Machine.
Le psychologue toulousain Jena-François Bonnefon est l'un des auteurs du projet Moral Machine. (Crédits : Moral Machine)
Au moins 2,5 millions de personnes à travers le monde ont répondu au questionnaire en ligne de Moral Machine, un projet de recherche visant à mettre en lumière les dilemmes moraux de la voiture autonome. Publiée dans la prestigieuse revue Nature, cette étude a été conçue par deux chercheurs américains et Jean-François Bonnefon, psychologue spécialisé sur la morale au CNRS et à la Toulouse School of Economics. Elle montre que suivant les pays, les automobilistes ne sont pas prêts à sacrifier les mêmes personnes.

En 2016, Jean-François Bonnefon, psychologue spécialisé sur la morale au CNRS et à la Toulouse School of Economics, Azim Shariff (Université de Californie) et Iyad Rahwan (MIT) avaient publié une première étude menée auprès de 2 000 citoyens américains sur les choix moraux liés à la voiture autonome. En cas d'accident imminent, doit-elle privilégier la survie de ses passagers ou celle des piétons ? 75% des personnes interrogées étaient en faveur de la mise en place d'un algorithme qui sacrifierait le passager pour sauver le plus grand nombre. Mais déjà, Jean-François Bonnefon pressentait l'importance du facteur culturel. "L'histoire morale, politique et légale d'un pays va peser sur ces résultats. Les préférences morales varient d'un pays à un autre", nous indiquait-il.

Un site devenu viral via YouTube et Reddit

L'équipe de recherche a donc mené une seconde enquête à plus large échelle depuis Moral Machine, une plateforme en ligne permettant de simuler des scenarii d'accidents : faut-il mieux écraser un chien qu'un homme ? Des enfants ou des personnes âgées ? Se...

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